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Baromètre Meilleurs Agents au 1er janvier 2015 – Hausse surprise des prix de l’immobilier à Paris au dernier trimestre 2014. Fin de la baisse ou pause passagère ?

Prix Immo 5 min.

Evolution prix immobilier 1er janvier 2015 Meilleurs Agents publie la 66ème édition de son baromètre mensuel des prix de l’immobilier à Paris et en Île-de-France.
« Comme prévu, les prix de l’immobilier parisien et francilien ont baissé en 2014, mais cette baisse est légèrement inférieure à nos prévisions de janvier dernier. La surprise vient surtout du dernier trimestre avec une stabilisation des prix à partir d’octobre suivie d’une hausse inattendue en décembre. Notre scénario 2014 prévoyait une baisse comprise entre -3% et -5%. Au final, la baisse est de -2,8% à Paris entre le 1er janvier et le 31 décembre 2014. Dans les faits, le marché immobilier a été dominé par l’évolution des taux d’intérêt. Nous avions tablé sur une stabilité des taux au premier semestre et une légère augmentation au second semestre. En réalité, les taux n’en finissent plus de franchir des planchers historiques. Au début de l’année, on empruntait à 3,5% sur 20 ans. Aujourd’hui le taux moyen est de 2,6% et il est même possible, avec un excellent dossier, de négocier à moins de 2%. Cette évolution des taux équivaut à une baisse de -7% des prix soit un bon considérable du pouvoir d’achat. Les acheteurs parisiens suivis par leur banque ont profité d’une augmentation de +10% de leur pouvoir d’achat si l’on additionne la baisse des taux et celle des prix. Au final, et malgré un rapport de force favorable aux acheteurs, la pression sur les prix a donc été légèrement moins forte que prévue,  » commente Sébastien de Lafond, Président et cofondateur de Meilleurs Agents.

66ème Baromètre Meilleurs Agents – Points clés :

  • A Paris, les prix ont augmenté de +0,3% en décembre après être restés stables en novembre et avoir baissé de seulement 0,1% en octobre.
  • Les prix ont baissé de -2,8% sur l’ensemble de l’année 2014 et grâce à l’effet cumulé de la baisse des taux, le pouvoir d’achat a augmenté de +10%.
  • En décembre, les prix des petites surfaces (1 et 2 pièces) ont augmenté de +0,5% (+1,1% en deux mois !) et ceux des grandes surfaces (3 pièces et plus) de +0,1%.
  • Le prix du m² parisien s’établit à 7 863€ en moyenne soit -700€ par rapport au plus haut du marché en juin 2011.
  • En banlieue, les prix ont légèrement baissé en décembre : -0,1% en Petite Couronne et -0,2% en Grande Couronne.

« Simple pause ou inversion durable de la tendance pour 2015 ? Les fondamentaux du marché n’ont pas réellement évolué depuis un an. Les conditions macro-économiques européennes ne montrent aucun signe d’amélioration, le chômage progresse toujours, la croissance n’est pas encore là. Sauf accident (Grèce…) ou au contraire embellie soudaine dans la zone Euro, la BCE devrait maintenir sa politique de taux d’intérêt bas pour favoriser l’investissement et la croissance. Au niveau du marché immobilier local, les investisseurs continueront à faire défaut par manque de rentabilité et de lisibilité sur le plan réglementaire et fiscal. Il ne faut donc pas s’attendre à un retour d’un nombre significatif d’acheteurs dans la pierre qui changerait la dynamique engagée depuis mi 2011.
Pourtant, la hausse des prix des petites surfaces (1 à 2 pièces) en fin d’année (+0,5% en décembre après +0,6% en novembre, c’est beaucoup), montre un regain de vitalité des primo-accédants à la faveur de taux toujours plus bas. Et les prix des grandes surfaces, normalement à la peine en cette période de l’année, en légère hausse en décembre complètent ce tableau assez surprenant. Certes les taux baissent, mais de là à annuler voire inverser la tendance à la baisse des prix ? Feu de paille ou signe avant-coureur d’une vraie reprise ? Nous devrons attendre les premiers mois de l’année et le retour des acheteurs de surfaces familiales pour confirmer un tel scénario. Au final, notre boussole pour 2015 reste le rapport de force entre la demande et l’offre, et avec à peine un acheteur actif pour un vendeur (ITI = 1), le marché parisien reste fondamentalement orienté à la baisse. Et si tout indique que les taux vont rester bas voire baisser encore, la baisse va rester modérée, à nouveau autour de 3% en 2015,
 » conclut Sébastien de Lafond.

Baisse des taux + baisse des prix = hausse du pouvoir d’achat

Les acheteurs parisiens ont vu leur pouvoir d’achat augmenter de pratiquement +10% en 2014 sous le double effet de la baisse des taux d’intérêt et de celle des prix. Les taux moyens ont baissé de -0,9 points entre janvier (3,5%) et décembre 2014 (2,6%). Une telle réduction historique équivaut à une baisse de -7% des prix. Avec -2,8% de baisse des prix à Paris, c’est donc près de 10% d’augmentation du pouvoir d’achat qui a été octroyé aux ménages solvables.
Cette situation paraît doublement bénéfique. D’une part, elle redonne aux acheteurs des possibilités qu’ils avaient perdues à cause de l’augmentation des prix jusqu’en 2011. D’autre part, ce gain de pouvoir d’achat ne se fait pas au détriment des vendeurs qui ne voient pas la valeur de leurs biens amputée trop fortement. Toutefois, notre sentiment est qu’une baisse des prix plus marquée et qui n’aurait pas été freinée par la baisse des taux aurait eu un effet plus bénéfique sur la fluidité générale du marché. Les volumes restent 15 à 20% inférieurs et les délais de vente deux fois plus longs comparés aux années les plus dynamiques du marché parisien.

2015 : analyser des tendances contradictoires

Quelle sera l’évolution des prix en 2015 ? De nombreux facteurs sont à prendre en compte.

En faveur de la baisse des prix :

  • Les prix sont encore élevés par rapport à un niveau qui ouvrirait le marché à un plus grand nombre de ménages au pouvoir d’achat dopé par la baisse des taux.
  • La baisse spectaculaire des taux de 0,9% depuis janvier n’a pas réussi à stopper la baisse des prix en 2014.
  • Le rapport de force reste favorable aux acheteurs. Notre Indicateur de Tension Immobilière (ITI) a légèrement baissé en 2014. Alors que nous comptions en début d’année environ 1,1 vendeur pour 1 acheteur, l’indicateur est aujourd’hui à l’équilibre : 1 pour 1. Il faudrait au moins 2 acheteurs pour 1 vendeur pour inverser la tendance et orienter les prix à la hausse. Rien ne permet aujourd’hui de prédire un afflux massif d’acheteurs sur le marché parisien et francilien, notamment la situation toujours difficile du marché de l’emploi. La situation reste donc en faveur des acheteurs solvables qui peuvent faire pression sur les prix.

En faveur du statu quo ou d’une hausse des prix :

  • La mécanique d’augmentation du pouvoir d’achat par la baisse des taux devrait sinon s’amplifier au moins perdurer pendant les prochains trimestres, et ce tant qu’une reprise économique ne se dessine pas clairement en Europe. Les banques proposent des taux d’emprunt nettement au dessous des barèmes affichés pour attirer de nouveaux clients. Bénéficiant de conditions toujours meilleures, les acheteurs seront, comme en 2014, peu enclins à négocier âprement, limitant ainsi la pression sur les prix. Mais leurs regards ne se porteront encore et toujours que sur les biens de meilleure qualité (bâti, entretien, copropriété, proximité des commerces, des transports et des écoles…) au détriment des autres qui trouvent difficilement preneur.
  • Les prix des petites surfaces ont assez fortement augmenté en fin d’année. Alors que les investisseurs ont durablement déserté le marché, cette hausse des prix pourrait indiquer un retour des primo-accédants. Nous ne comprenons pas encore les ressorts de cette tendance. Le m² parisien à moins de 8,000€ aurait-il déjà un impact sur la psychologie des acheteurs ? Si cette mécanique perdure, elle pourrait soutenir les prix des studios et 2 pièces et par contagion interrompre la baisse des grandes surfaces
L’équilibre de tous ces facteurs nous amène à privilégier un scénario 2015 comparable à celui que nous avons vécu en 2014. La tendance baissière ne s’inversera pas mais restera limitée par la baisse probable des taux sauf changement macro-économique profond.

À propos du Baromètre Meilleurs Agents

Chaque mois, Meilleurs Agents publie son baromètre des prix de l’immobilier résidentiel à Paris et en Île-de-France, un indicateur avancé qui permet d’analyser précisément les différents marchés locaux et de donner une tendance en temps réel à tous les acteurs de l’immobilier.
Ce baromètre mensuel est calculé sur la base des avant-contrats (promesses de vente ou compromis) signés après expiration du délai légal de rétractation de 7 jours par les agences labellisées MeilleursAgents en Île-de-France, quand la Chambre des Notaires de Paris se base sur les actes authentiques enregistrés dans les offices notariaux. Le passage chez le notaire intervenant généralement 3 mois après la signature de la promesse de vente, ce délai explique le décalage observé entre le baromètre Meilleurs Agents et les statistiques des notaires.
Depuis le lancement du Baromètre en septembre 2008, les tendances annoncées par Meilleurs Agents ont toujours été confirmées par les données des notaires quelques mois plus tard.

À propos de l’ITI Meilleurs Agents

Calculé en divisant le nombre total d’acheteurs actifs par le nombre total de vendeurs actifs, l’ITI sert à prévoir la tendance de base de l’évolution des prix sur les 6 prochains mois.
Interprétation : Un ITI supérieur à 3 (3 fois plus d’acheteurs actifs que de vendeurs actifs) indique une tendance haussière des prix immobiliers. Un ITI compris entre 2 et 3 indique une tendance à la stabilité des prix immobiliers. Un ITI inférieur à 2 indique une tendance à la baisse des prix immobiliers.
Méthodologie et source : les évaluations de biens réalisées par les internautes sur le site Meilleurs Agents en vue d’un projet de vente ou d’achat. Ces internautes se sont inscrits sur le site, ont renseigné leurs coordonnées personnelles, et communiqué des informations spécifiques nécessaires à l’évaluation d’un bien (adresse exacte, type de bien, étage, surface, nombre de pièces, nombre de salles de bain et 10 autres critères).
Ils ont également indiqué leur intention d’achat, de vente ou l’absence de projet particulier. Les acheteurs qui déclarent plusieurs projets d’achat sur une période d’un an ne sont comptés qu’une seule fois. Les vendeurs ne sont comptés qu’une seule fois par bien déclaré à la vente.
Au total, sur les zones étudiées, Meilleurs Agents collecte chaque mois en moyenne 150.000 estimations représentant environ 1/3 des volumes de transactions réalisés.

L'équipe scientifique de Meilleurs Agents

31 commentaires Masquer les commentaires Voir les commentaires

  • parisi dit :

    Bonne année 2015 a tous!
    Pas de commentaires?
    F6? G?

  • G. dit :

    – « Au final, la baisse est de -2,8% à Paris entre le 1er janvier et le 31 décembre 2014. »
    – « Les acheteurs parisiens ont vu leur pouvoir d’achat augmenter de pratiquement +10% en 2014 sous le double effet de la baisse des taux d’intérêt et de celle des prix »
    Voilà.
    Regarder les évolutions seulement sur 1 mois ou une période très courte, ce n’est souvent pas pertinent du tout.
    Une spéciale dédicasse pour que Parisi débute bien son année:
    « Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt »

  • Alex75 dit :

    Si la tendance se poursuit en 2015 le pouvoir d’achat des acheteurs progressera encore.
    Acheter aujourd’hui c’est perdre de l’argent, le jeter par les fenêtres.
    Les taux vont remonter en 2015, ça fera très mal à ceux qui achètent maintenant.

  • Bidule dit :

    Nous savons déjà d’après les notaires que la baisse va se poursuivre lentement :
    http://www.notaires.paris-idf.fr/chiffres-du-marche/infos-sur-la-conjoncture-immobiliere
    A voir quel sera l’effet dominant entre la situation économique et les facilités de crédit, mais les taux vont certainement continuer de baisser vu les annonces de la BCE.

  • Titof dit :

    G. a raison de dire qu’il ne faut pas se focaliser sur des chiffres à trop court terme. Ils contiennent des variations un peu aléatoires, des composantes saisonnières qui rendent la lecture d’une tendance très incertaine.
    Ce que je vois en revanche, c’est que les agents ont tendance à retirer des logements du marché sans que ceux-ci soient vendus. Ils reviennent ensuite à la charge pour savoir si nous sommes encore intéressés. Quel est l’intérêt de cette manœuvre? Le logement est-il à vendre oui ou non?
    Je pense que l’intérêt pour les agents est de donner une image moins flatteuse de l’offre et soutenir le sentiment de rareté et de valeur chez les acquéreurs potentiels. En prime, cela doit avoir un impact sur l’ITI que rapporte meilleursagents chaque mois.
    À l’usage, je trouve que le marché immobilier permet encore un certain nombre de manipulations, de promesses bidons, comme « la pierre c’est du solide ça ne peut pas baisser ». Si une banque ou votre conseiller financier n’en faisait que le quart (en vous disant « l’action HP c’est du solide ça ne peut pas baisser »), il serait déjà interdit d’exercice, et vous pourriez le poursuivre en lui demander de compenser les pertes qu’il vous a fait faire.

  • parisi dit :

    @G,
    ne soyez pas aigris…ce n est pas gentil de me comparer a un imbécile…d autant qu entre vous et moi je ne sais pas qui est le plus imbécile des deux…
    Sinon la hausse de ce mois n est pas la plus importante information. Ce qui est important c est ces faits::
    1. depuis 2011 les prix ont perdus 8%
    2. meilleur agent prévoit une baisse de 3% en 2015
    3. meilleur agent a toujours vu juste dans ses pronostics depuis des années
    En conclusion
    – de 2011 a 2015 -11% de baisse, en 5 ans
    – Donc en moyenne -2% par an pendant 5 ans. Et ça peut durer encore des années.
    Apres vous pouvez continuer a jurer que vous n achèterez pas avant le grand soir…vous risquez d attendre longtemps…
    Donc mon principe d’être en mode chasseur de la bonne affaire n’est pas aussi « imbécile » que votre dogme « n achetez pas! le grand soir est pour ce soir, et les vilains vendeurs a la lanterne »…
    D’ailleurs si vous attendez depuis 2011 ou 2010 ou même 2009 ou encore 2008 je ne suis pas sur que vous soyez aussi sage que vous le pensez.
    @Titof,
    je connais la théorie du complot. Croyez moi il m est arrive de vendre un appartement. Et les agents s en fichent de faire croire a la hausse des prix. Ils ont tout fait pour m expliquer que le bien ne valait pas ce que j esperais. Je l ai finalement vendu a l epoque un tout petit peu mieux que ce que les agents estimaient. Pourquoi? L agent immobilier n est ni mechant ni gentil, ni pro acheteur, ni pro vendeur. Il fait son metier essaye de rendre le marche liquide donc il cherche le prix qui reconcilie les deux.
    N oubliez pas un agent prefere toucher 4% sur 100,000 EUR qu esperer gagner 4% sur 110,000 EUR
    Donc il n a pas interet a surestimer. Il prefere meme 4% sur 90,000 que garder un bien en vitrine des mois a 110,000 EUR.

  • parisi dit :

    une baisse de 2% par ans pendant des années… qui peut durer encore des annees suffit elle rendre le locataire plus « sage » que le proprietaire?

  • artis dit :

    On peut difficilement parier sur l’avenir
    Ok pour 2,8% de baisse selon meilleurs agents
    Pour 2015 attendons que l’année se passe pour affirmer que la baisse sera de 2,3,4 ou 10%
    Depuis 3 mois, selon MA, c’est a peu prêt stable, c’est tout ce qu’on peut dire.
    A en croire l’ITI de MA le marché immobilier parisien est encore baissier

  • G. dit :

    Au moins on rigole bien avec les interventions de « parisi » ! :-O
    Une baisse constante de -3%, c’est déjà une baisse claire. Un vendeur ne vendant pas perd de l’argent, sans parler des impôts qu’il continue de payer sur le bien inoccupé, les frais d’entretien, etc.
    A coté de cela, une baisse de -3% suffit selon les cas à compenser le « loyer » versé, pour les locataires. Sans parler de l’énorme et continue baisse des taux, qui fait faire encore plus d’économies in fine… Quelle situation désastreuse pour les locataires futurs acheteurs, n’est-ce pas? Je m’en vais verser de grosses larmes de crocodile.

  • BERNARD dit :

    dans le 7ieme et le 6ieme plus rien ne se vend et des apparts achetees en 2011 se vendent a perte maintenant….
    bon courage a ceux qui veulent prendre des risques!
    en attendant les loyers baissent et donc la rentabilité locative s’effrite encore et encore…

  • FSTA dit :

    …et le décret d’application de la loi obligeant les notaires à déclarer 100% des prix de vente n’est toujours pas paru…On ne sait toujours pas sur quels volumes (par départements) meilleurs agents tirent ses statistiques, la transparence n’est toujours pas de mise en immobilier.
    @Titof a raison, de nombreux AI utilisent des astuces ridicules pour faire croire aux plus naïfs que le marché repart ou ne baissera jamais vraiment, ils se tirent une balle dans le pied…
    @G, dans ma ville c est le cas, 3% de baisse me paiera mon loyer pour une maison (env 1 million € affichée à l’achat); les biens de ce montant perdent bien plus en un an…

  • Julien Bonnetouche dit :

    Bonne année aux vendeurs, aux acheteurs et aux attentistes !!!
    Bernard, je vois que vous êtes toujours en forme ! ça fait plaisir.
    Dire que rien ne se vend dans le 7eme et le 6eme est peut être excessif . ces deux arrds ne sont d’ailleurs pas comparables : le 6eme comporte davantage de petites surfaces. On pourrait plutôt associer le 7eme et le 16eme nord, où il y a de grands appartements « bourgeois ». Il est est certain que dans les périodes de baisse comme actuellement, seuls se vendent ceux qui ont un belle vue et pas de défaut . En effet, qui aurait envie de mettre 2M€ dans un 200m2 sombre au 1er étage ?
    Il semble par ailleurs que l’exode fiscal se poursuive, et ces arrondissements sont les premiers à être touchés. J’ai entendu récemment à la radio qu’il y aurait 5 à 6 hôtels particuliers à vendre villa Montmorency, ce qui est exceptionnel, toujours pour la même raison.
    Si on a les moyens, il y aura sans doute de bonnes affaires dans ces quartiers là avant le retour de balancier inévitable de la fin de la décennie.
    Comment interpréter l’ arrêt de la baisse des prix sur les petites surfaces depuis 3 mois : l’attitude de manuel Vals sur l ‘encadrement des loyers, même si c’est « testé » à Paris (qu’est ce que cela veut dire ?) montre bien qu’il n’en veut pas. Donc pas de décrets d’application. C’est de nature à redonner partiellement confiance à ceux qui ont prévu d’acheter.
    Fiscalité et confiance, sont certainement les deux moteurs déterminants de l’immobilier parisien, avant même la solvabilité des acheteurs. Il y a 3 ans à peine, il y avait 10 acheteurs pour 1 vendeur. ces acheteurs n’ont pas disparu, et il ont toujours les mêmes moyens qu’avant. C’est l’envie qui leur manque le plus.

  • G. dit :

    @ Julien Bonnetouche
    Bonjour,
    Je crains que fiscalité et confiance ne soient qu’anecdotiques au contraire. Quiconque a un minimum de connaissances en calcul et en économie peut comprendre que les prix actuels sont bien trop hauts par rapport à la rentabilité, y compris en tant que logement principal. Il n’y a pas photo, vraiment! Mais…
    …mais le gens ne calculent pas, point barre. On leur a bassiné pendant plus de 10 ans (avec raison) qu’il fallait acheter tout de suite. Tout a été fait pour gonfler la bulle immobilière. On ne va pas faire changer maintenant l’état d’esprit des gens « brainwashés », c’est utopique!
    Tous les « attentistes » qui s’expriment ici n’ont aucune chance de convaincre qui que ce soit, car peu de gens lisent les forums immobilier. Je vois encore des acheteurs potentiels noter avec un crayon et un papier les biens qui les intéressent en vitrine des agences, c’est pour dire!
    Le niveau d’information des français au sujet de l’immobilier étant nul (ou équivalent à « c’est toujours le moment d’acheter, vite »), on ne peut expliquer la baisse des prix actuelle que par une baisse du pouvoir d’achat. Plus spécifiquement une baisse de la capacité d’emprunt (crise bancaire), qui s’est prolongée pour cause de frilosité (risques de baisse de prix à couvrir-apport exigé en conséquent) et fragilité des banques. Et qui se conjugue avec une économie en berne, et des taxes en hausse.
    Les taux en baisse constante soutiennent encore le marché. Si les taux continuent de baisser à ce rythme, les prix vont remonter mécaniquement (oui oui Parisi, vous avez encore moyen de vous faire une encore plus ENORME plus value, pour peu que les taux baissent!). C’est ce qu’ils ont fait fin 2014. D’un autre coté, pour l’acheteur lambda, la baisse des taux augmente son pouvoir d’achat, alors bon…
    Tout calcul fait, comme le suggère Meilleurs Agents, le « pouvoir d’achat immobilier » augmente: « Les acheteurs parisiens suivis par leur banque ont profité d’une augmentation de +10% de leur pouvoir d’achat « 

  • parisi dit :

    @G
    ce qui est rassurant malgré le changement d année c est qu on perçois vite l’aigreur dans vos propos, couplée a votre pessimisme et vos espoir dans le grand soir.
    Il y a ceux qui comptent sur les efforts pour améliorer leur niveau de vie et ceux qui comptent sur le malheur qui s abattra sur les autres pour au final améliorer leur niveau de vie relatif…Il faut être bien planque pour penser comme ça.
    Dites moi…vous ne travailleriez pas pour une grand administration ou entreprise publique? Bien sur cette question n a aucune corrélation avec mes phrases précédentes … 🙂
    🙂
    G…un conseil attendez encore des années…je suis sur qu en 2025 vous trouverez une bonne affaire.

  • E dit :

    Personne ne trouve bizarre les prix par arrondissements à http://www.meilleursagents.com/prix-immobilier/paris-75/ ?
    Par exemple le 10ème est marqué à 7500€ avec 0,4% de baisse depuis le 1er octobre, alors qu’il est à environ 7000€ depuis des mois.
    Il y a un problème, non ?

  • G. dit :

    Parisi, je vous retourne vos « remarques »: pour ne pas avoir vu passer la crise de 2008, et n’être pas sensible aux conditions économiques actuelles (chômage en hausse, impôts en hausse,…), que faites vous donc dans la vie? Vous devez être rentier de l’immobilier, car que ce soit dans le privé ou le public « tout n’est pas rose » en ce moment. Tout n’est pas noir non plus, évidemment, mais il faut être gonflé pour dire comme vous que la France est en pleine croissance économique…
    Bref, rien dans ce que vous dites ne vient contredire ce que je disais plus haut.

  • Yann dit :

    Je veux saluer le sérieux et la rigueur de meilleursagents. En un petit mois, de décembre 2014 à janvier 2015, le prix moyen du m² dans le 2e arrondissement a ainsi augmenté de la bagatelle de 520€ (de 8355€ à 8875€). Celui du 8e a pris 630€ (de 9155€ à 9785€), tandis que le 10e s’est engraissé de 588€ (de 6917€ à 7505€) et le 4e de 522€ (de 11195€ à 11717€). Les 13e et 16e se sont quant à eux effondrés de 407€ et 454€ (de 7592€ à 7185€, et 9265€ à 8811€ respectivement). Mais la palme du sérieux et de la rigueur reviennent aux statistiques du 3e arrondissement, qui s’est pris 1224€ d’augmentation en un mois, en passant de 8515€ à 9739€. Sérieusement, comment voulez-vous être crédibles lorsque on vous prend une fois de plus les mains dans le pot de confiture à trifouiller vos chiffres de façon aussi grossière ? Ne pas afficher l’historique de vos prix et empêcher les robots d’indexer le contenu de vos pages n’empêchent pas les gens de relever mensuellement vos chiffres et de jauger votre crédibilité.

  • m'en fou dit :

    Ma petite analyse
    1) Le marché est surcôté de 20/30/40% en fonction des coins
    2) Cette hausse n’est pas du à une spéculation mais a un dumping sponsorisé par l’état durant 10 ans. Un pret à taux Zero n’aide pas des foyers modestes à acheter, un pret à taux zero sert juste a faire monter le prix de l’immobilier. (des acheteurs qui ne pouvaient pas acheter, achètent finalement.
    3) Toutes ces aides idiotes ayant cessées, le prix va donc rejoindre le niveau « normal » (ou les foyers modestes peuvent acheter)
    4) En revanche, vu que il n’y a pas de surplus (surproduction d’appartement/ situation de pénurie), dès que le prix baisse un peu, paf un acheteur se présente. La baisse est donc douce.
    5) Depuis 2011 ce mécanisme est expliqué.
    La petite nouveauté est que il n’avait pas été prévu que les taux d’emprunt baissent autant…Du coup l’immobilier « résiste » (ne s’effondre pas) car ce sont les taux qui donnent le pouvoir d’achat.
    En revanche le « pouvoir d’achat » gagné est très très net. 10% c’est exactement ce que j’ai calculé ici pour mon cas personnel (sur Puteaux)
    Que ce soit en prix d’achat ou en taux d’intérêt.. « M’EN FOU » je ne regarde que le -10%
    On va encore gagner 10% cette année
    Que ce soit en prix d’achat ou en taux d’intérêt… « M’EN FOU » je ne regarde que le -10%
    Peut importe ce qui va se passer en 2015 : vente aux enchère de la Grèce, faillite de l’Italie, guerre en Ukraine, chute ou flambé du pétrole, alignement avec pluton et Jupiter … peut importe la forme que cela prendra, on aura d’une manière ou d’une autre 10% de pouvoir d’achat en plus…. gagné avec les taux immobilier (schéma actuel) ou baisse plus importante de l’immobilier si les taux se stabilisent)

  • F6 dit :

    Mon baromètre
    Roi des prophètes
    Que j’aime ta ve-nu-e !
    Le président
    est fort savant
    Ses prévisions
    sont en béton !
    Mon baromètre
    Roi des prophètes
    Tu illumi-nes ma vie !

  • @E et Yann : Nous avons amélioré notre méthode de calcul de prix en IDF lors de la dernière mise à jour des prix. Les valeurs affichées depuis le 1er janvier 2015 sont désormais plus fiables, mais il est délicat de les comparer avec les mois précédents… Attention à bien séparer les variations mensuelles qui concernent le flux des ventes réalisées chaque mois et les prix par arrondissements qui sont une estimation de l’ensemble des biens d’un arrondissement.

  • Par Curiosité dit :

    Bonne année à tous!
    Pour bien analyser l’année 2014 il ne faut pas uniquement s’arrêter au 3% de baisse qui semble en effet assez faible.
    La vrai question est que ce serait il passé si les taux étaient restés stables? Quelle aurait été l’évolution des prix « toutes choses égales par ailleurs ».
    Dans ce cas on ne peut pas s’empêcher de penser au 10% de gain de pouvoir d’achat. Certes il existe quelques autres freins à la baisse mais à volume de transaction égale la baisse aurait été assez proche de 10%. De manière plus réaliste la baisse aurait surement été de 5-7% dans des volumes plus faibles.
    La réalité du marché est donc d’avantage dans une tendance baissière de 5-10%/an sans le coup de pouce des taux, en d’autres termes ça va très mal!
    Difficile de prévoir l’évolution des taux pour 2015 mais je garde en tête le fait que le marché baisse actuellement de 5-10%/an à taux constant

  • E dit :

    Ok si vous avez changer de méthode de calcul.
    Mais j’imagine que la méthode de calcul pour le prix moyen de 7863€ a également changé.
    Alors pourquoi émettre toutes ces théories sur une augmentation de 0,3% entre 2 indicateurs qui ne sont pas calculés avec la même méthodologie ?

  • Julien Bonnetouche dit :

    @ G,
    comme quelques autres sur ce forum (Bernard par exemple),votre analyse du marché est purement comptable. D’une manière comparable à celle que nos technocrates dirigeants font de l’économie en général. Et ceux ci s’étonnent que ça n’aille pas mieux !!! c’est insuffisant.
    Moi je fais partie des gens qui pensent que La décision d’investir dans un bien immobilier est aussi la résultante d’autres facteurs plus subtils : La confiance en l’avenir, pourquoi les étrangers fuient ils la France ? l’ambiance générale, est ce que l’on montre du doigt ceux qui sont propriétaires ? qui est susceptible de revenir sur le marché ? est ce que j’ai les moyens d’acheter ou pas ? ou tout bonnement : ai je besoin d’un appartement ?
    est ce que tout cela est en train de s’aggraver ou de s’améliorer ?
    il est donc exact que les acheteurs font moins de calculs mathématiques que vous… surtout s’ils ont l’argent pour acheter !
    Et encore une fois la donne n’est pas du tout la même pour les beaux coins de Paris, et la banlieue ou le reste de la France. Dans l’hypothèse d’un redémarrage de l’activité d’ici 2/3 ans, il est évident que l’écart se creusera encore car tous ne bénéficieront pas de la reprise d’une manière égale .
    Mettez donc un petit peu de poésie dans vos analyses, vous verrez ça fait du bien de prendre du recul.

  • ledécu dit :

    Bonne année à tous (de vente, d’achat, d’expectative)
    Bizarre ce changement de calcul…tout en maintenant une analyse qui fait comme si la règle de calcul n’avait pas changé.
    Si en changeant la règle tous les prix grimpent de 0,3% mais qu’en pratique cela n’a pas bougé.
    Soit on dit que cela a augmenté de 0,3% MAIS du à un changement dans les règles.
    Soit on dit que cela n’a pas changé ET qu’une nouvelle règle s’applique donc il ne faut pas se fier aux évolutions pour ce mois-ci.
    A part ca, les prix ne vont toujours pas baisser à court terme en IdF : les taux d’emprunt venant de chuter encore pour les meilleurs dossiers et les très bons dossiers d’après meilleurs taux (donc ceux qui sont sûrs de pouvoir acheter).
    Sur 15 ans, excellent dossier : Passage de 2% à 1,75% !!!
    C’est à dire que pour 200k€ empruntés sur 15 ans par exemple, la mensualité (hors assurance) passe de 1287 à 1264. Le coût du crédit passe de 31,6k à 27,5k : 4 000€ économisés : 2% du montant de l’emprunt.
    Comme déjà dit précédemment, OK tout le monde est gagnant. Mais perso je trouve que de laisser (très) gagnant les vendeurs est risqué. Les gens vont croire que, même en période de crise, on ne perd pas d’argent dans l’immo. Or un jour les taux remonteront et là… On aura un paquet de vendeurs qui auront achetés haut qui ne comprendront pas qu’il faut baisser (voire baisser fort) et mettront alors en péril : leur vie familiale, leur budget, leur vie pro !
    Je préférerais que les vendeurs perdent (un peu) pour qu’il y ait au moins une prise de conscience, non l’immo n’est pas toujours gagnant !

  • Julien Bonnetouche dit :

    @ ledecu,
    le jour où les taux remonteront, c’est que les affaires iront mieux. le climat sera alors différent, et en tous cas plus optimiste qu’aujourd’hui.
    Le niveau des taux n’influencera alors que très partiellement le courant acheteur, de même que pour un chef d’entreprise, le taux auquel ils emprunte n’est que secondaire pour sa volonté d’investissement et loin derrière son carnet de commandes.

  • BERNARD dit :

    dommage que l’on soit passé de remarques constructives basés sur des observations sur son marché local, sur son budget, sur sa répartition de patrimoine à des remarques aussi acerbes et sans fondement. Le mieux de toute les manières est que chacun se fasse sa propre opinion sur son marché local car les statistiques ne sont pas fiables de part l’échantillon de calcul qui varie beaucoup d’une année à l’autre et des méthodes de calcul. Sur le marché que j’observe en tout cas c’est la sinistrose.
    Bon courage

  • Pour changer un peu du Baromètre, nous avons présenté le Carnet de Santé immobilier des 10 plus grandes villes de France cette semaine. Ce nouveau angle d’étude des marchés locaux devrait vous intéresser, rendez-vous ici : http://www.meilleursagents.com/wikimmo/2015/01/carnet-de-sante-du-marche-immobilier/
    Bonne journée à tous !

  • luidgic dit :

    Les agences immobilières sont à l’origine de cette spéculation depuis le début des années 2000, revenons sur l’intérêt de prendre une agence pour vendre votre bien.
    A part prendre les clés vous ouvrir les portes et fenêtres, et s’empocher des commissions énormes pour juste aérer le bien immobilier, à quoi servent-elles? Elles servent à maintenir les prix élevés coûte que coûte, à ne pas proposer les offres trop basses aux vendeurs et faire croire que les prix ne chutent pas, vous racontez des mensonges en vous faisant croire qu’une offre proche du prix de vente a déjà été refusée, ou que cette offre n’a pas abouti faute d’obtention du crédit, tous les moyens sont bons pour vous faire acheter aux prix fort. N’hésitez pas à vendre votre bien de particulier à particulier et supprimer cet intermédiaire inutile.

  • luidgic dit :

    Les prix de l’immobilier ont flambé depuis le début des années 2000, alors il ne faut pas s’étonner, s’endetter sur des 25 ou 30 ans avec le risque de perdre son travail comment voulez vous faire ?
    De plus les jeunes rentrent sur le marché du travail de plus en plus tard.
    Vous allez me faire pleurer, on ne va pas les plaindre tout ces promoteurs qui se sont gavés pendant des années.
    Et raconter que les prix ne vont pas baisser pcq l’on manque de logement, alors que pendant 13 ans on a construit à tout va et cela n’a pas empêcher les prix de flamber.
    Nos dirigeants ont crée une société d’endettés, une fois que vous êtes endetté vous êtes coincé dans ce système, vous avez peur de perdre votre travail et vous accepter tout et n’importe quoi et vous n’oser plus rien dire ni même manifester votre mécontentement, voilà comment ils arrivent à faire taire les citoyens.
    Enfin continuer ainsi et vous encouragerez les prix de l’immobilier élevés…

  • arthur dit :

    Il est évident que les prix vont continuer à baisser, avec le chômage qui continue d’augmenter, les salaires qui diminuent, les taxes et le foncier qui vont exploser, comment voulez vous faire ?
    Prendre un prêt sur 40 ans pour rembourser des petites mensualités, ou endetter ses enfants.
    Avec la démographie vieillissante vous allez avoir un afflux de biens sur le marché et donc une baisse inévitable, de plus si on ajoute tous les retraités qui n’arrivent plus à payer leurs charges et tous ceux qui vendent pour acheter plus petit, on devrait avoir un éclatement de la bulle d’ici peu.

  • Bonjour à tous,
    Encore une fois, notre Baromètre des prix au 1er janvier 2015 a suscité beaucoup de réactions. Nous suivons vos débats endiablés avec la plus grande attention et sommes particulièrement sensibles au développement de cette petite communauté qui grandit mois après mois. Pour mieux vous connaître, j’ai le plaisir de vous inviter à nous rencontrer à l’occasion d’un apéritif organisé dans nos locaux le jeudi 12 février 2015 de 19h à 21h.
    Ce sera pour moi de vous faire visiter nos locaux et de vous présenter notre équipe scientifique qui est impatiente de faire votre connaissance. Merci de bien vouloir confirmer votre participation en vous rendant sur l’espace suivant : http://aperitif-meilleursagents.eventbrite.fr
    Pour toute question contactez Charlotte au 01 79 97 49 81.
    Rendez-vous le 12 février et encore merci de votre fidélité.
    Sébastien de Lafond,
    Président de MeilleursAgents

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