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Baromètre Meilleurs Agents au 1er janvier 2013 – Immobilier francilien : pourquoi les prix n’ont pas chuté alors que les volumes se sont effondrés ? Quelles perspectives pour 2013 ?

Prix Immo 5 min.

Evolution prix immobilier 1er janvier 2013 Meilleurs Agents publie la 44ème édition de son baromètre mensuel des prix de l’immobilier résidentiel à Paris et en Île-de-France.
« La baisse des prix annoncée et attendue par beaucoup d’acheteurs n’a pas eu lieu en 2012. À l’inverse, nos prévisions de chute du volume de transactions ont été largement confirmées, et le marché s’est progressivement bloqué, » déclare Sébastien de Lafond, Président et fondateur de Meilleurs Agents. « À Paris, les prix sont restés stables sur l’année 2012 (+0,5% en un an) et ont baissé de seulement 1,5% par rapport au pic de juillet 2011. En banlieue proche, les prix ont légèrement augmenté dans les Hauts de Seine (+1,6%) et diminué ailleurs (-0,7% en Seine Saint Denis et -0,5% dans le Val de Marne). Les volumes de transactions ont largement baissé de -25% sur un an et de -40% au dernier trimestre, se rapprochant des plus bas constatés à la fin des années 90. Sur ce marché compliqué, les délais de commercialisation ont pratiquement doublé passant en un an de 34 à 64 jours à Paris et de 48 à 92 en Île-de-France, » conclut-il.

44ème Baromètre Meilleurs Agents – Points clés :

  • Contrairement à ce qui avait été proclamé voire souhaité par certains, les prix ne se sont pas effondrés en 2012 (+0,5% à Paris et +0,4% en proche banlieue).
  • En revanche les volumes de transactions sont au plus bas en particulier en fin d’année (-30 à -40% selon les communes)
  • Les rares acheteurs solvables bénéficient de taux exceptionnels.
  • Les rares vendeurs n’acceptent pas l’arrêt de la hausse des prix sauf ventes contraintes pour raisons familiales ou professionnelles.
  • Acheteurs comme vendeurs restent perplexes devant des conditions fiscales instables et illisibles.
  • En 2013, le marché va se contracter et atteindre des volumes historiquement bas.
  • Les prix ne chuteront pas brutalement mais tous les indices (offre, délais de commercialisation, volumes de transactions…) continueront à se dégrader progressivement.
  • Toute la filière immobilière qui a déjà souffert en 2012 connaîtra encore plus de difficultés en 2013.

 

Suivez Meilleurs Agents  sur Facebook pour découvrir le Baromètre des prix en avant-première tous les mois : http://www.facebook.com/meilleursagents

Evolution prix immobilier 1er novembre 2012

Que s’est-il passé en 2012 ?

La situation était tendue mais contrairement à ce qui avait été proclamé et même souhaité par certains, les prix de l’immobilier francilien se sont maintenus à cause de différents facteurs imbriqués.

  • Le premier semestre 2012 a été marqué par un attentisme pré-électoral sur fond d’incertitude macro-économique et fiscale : pour les vendeurs qui n’avaient pas pris en compte la tendance baissière comme pour les acheteurs inquiets de l’avenir ou attendant l’éclatement d’une hypothétique bulle, ce n’était pas le bon moment pour vendre ou acheter.
  • Après les élections, et à cause de l’incroyable succession de réformes ou d’annonces de réformes concernant l’immobilier, et notamment un durcissement de la fiscalité, l’attentisme au lieu de disparaître s’est aggravé et le volume de transactions a continué de chuter.

 

Mais les prix ont résisté ! Pourquoi ?

  • Parce que beaucoup de vendeurs ont renoncé à leur projet et que le marché a été asséché de biens. Graduellement, les vendeurs « opportunistes » ont disparu ne laissant que les vendeurs « forcés » sur le marché. Les acheteurs, moins nombreux qu’en 2011, n’ont pas bénéficié d’un déséquilibre en leur faveur car l’offre a presque autant baissé que la demande. Aucun secours n’est venu de la construction de logements neufs, en recul en 2012 par rapport à 2011 et toujours inférieure aux besoins des Franciliens.
  • Autre facteur puissant de soutien des prix en 2012, le niveau extrêmement bas des taux, passé de 3,90% au plus bas historique de 3,2% en fin d’année (taux moyen calculé par le Crédit Logement). Le pouvoir d’achat des rares acheteurs solvables a donc augmenté et contribué à soutenir les prix.
  • Enfin, il y a certainement eu un « effet qualité » qui a joué en 2012 avec les ventes des biens les plus attractifs qui se sont concrétisées, maintenant les prix des indices élevés. A contrario, les biens moins attractifs se sont plus difficilement vendus car les propriétaires qui n’étaient pas contraints de vendre n’ont pas voulu baisser leurs prix.
  • Voilà d’après nous ce qui explique la très forte chute du nombre de ventes et le maintien des prix à un niveau élevé en 2012.

En ce début 2013, et dans ces conditions, le marché immobilier n’a rien d’une bulle menaçant d’exploser. Les tendances enregistrées en 2012 ont toutes les probabilités de se prolonger en 2013.

  • Sauf remise en cause par les marchés de la solidité financière de la France, les taux d’emprunt devraient rester historiquement bas, voire baisser encore légèrement, soutenant mécaniquement les prix immobiliers.
  • L’offre de biens va continuer de diminuer. Seuls les vendeurs « forcés » vont s’engager sur le marché, les autres vont attendre, sinon des jours meilleurs, du moins une réglementation et une fiscalité plus lisibles. L’offre de logements neufs restera endémique malgré les déclarations et les promesses gouvernementales et ne desserrera pas l’étau ressenti par les acheteurs.
  • Ainsi, les volumes de transactions vont continuer à baisser pour atteindre les niveaux les plus bas de la fin des années 90 alors que les prix poursuivront une érosion lente mais probablement plus marquée qu’en 2012 (avec la disparition de « l’effet qualité » et la vente forcée de biens moins attractifs).
  • Tous les indicateurs du marché (prix, volume d’offres, nombre de transactions, durées de de commercialisation) vont se détériorer progressivement sans explosion ni chute brutale.
  • Globalement toute la filière immobilière va souffrir durement en 2013. Ce sera le cas des agences immobilières qui ont déjà payé un lourd tribut en 2012, mais aussi des établissements de crédit, des déménageurs, artisans, décorateurs et de toutes les professions liées au logement.
  • L’Etat et les collectivités locales ne percevront pas les recettes attendues des durcissements successifs de la fiscalité immobilière. Trop d’impôt tue l’impôt.

 

Vendre et acheter en 2013

Notre scénario pour 2013 repose sur quatre paramètres :

  1. Les taux d’intérêt resteront très bas et pourraient même encore baisser sauf si la solvabilité de la France venait à se dégrader significativement (non-respect des engagements de déficit par exemple).
  2. Les prix ne s’effondreront pas mais poursuivront une érosion progressive.
  3. L’opacité de la fiscalité continuera à limiter la fluidité du marché.
  4. L’environnement macroéconomique restera très difficile avec une croissance proche de zéro et une hausse significative du chômage.

 

En 2013, l’offre restera limitée et baissera en qualité

Dans des conditions de marché difficiles et illisibles, de nombreux propriétaires attendent et attendront des conditions plus clémentes pour vendre. Mais l’offre sera cependant soutenue tout au long de l’année par tous ceux qui ne peuvent plus retarder leur vente et doivent pour des raisons familiales ou professionnelles mettre leurs biens en vente. Ce sera aussi le cas de propriétaires de biens de qualité moyenne ou médiocre (localisation, bâti, état du bien et de la copropriété…) qui eux aussi ne peuvent plus attendre.
L’offre de logement neuf restera extrêmement limitée et ne viendra pas modifier la donne du marché de l’ancien (de l’aveu même du gouvernement, le « Duflot » devrait contribuer à un maximum de 40 000 logements neufs, alors que le « Scellier » portait sur environ 65 000 logements neufs par an).
Il n’y aura aucun choc d’offres en 2013, ni dans le neuf ni dans l’ancien. Le volume d’offre restera réduit, voire continuera de diminuer avec une qualité moyenne moins bonne qu’en 2012. En l’absence de choc d’offre, les prix ne baisseront pas significativement sauf à cause d’une réduction de la qualité des biens mis en vente qui pourrait mécaniquement contribuer à la baisse du prix moyen. Les prix ne seront pas « cassés » mais reflèteront fidèlement la réalité de la valeur des biens.

Stratégie de vente en 2013

À la différence de l’Espagne ou des Etats-Unis, la France ne souffre pas d’un excès d’offre et le marché n’est pas bloqué même s’il manque de fluidité. Aujourd’hui, à l’exception de quelques zones extrêmement défavorisées, tout peut se vendre… à condition d’être patient et d’adopter la bonne stratégie en termes de prix et de commercialisation fondée sur :

  • une analyse juste du marché local et de ses tendances,
  • une estimation professionnelle du type de bien à vendre,
  • une vision objective de l’état réel du bien.

Pour les propriétaires il sera plus que jamais indispensable de faire le point sur leur situation fiscale et l’impact de la fiscalité sur une vente potentielle. Nous encourageons les propriétaires à consulter leur notaire pour se faire une idée précise de leur situation personnelle. Meilleurs Agents publiera prochainement une note détaillée sur la fiscalité immobilière en France (cette note sera diffusée à toutes les personnes inscrites sur le site).

Les 10 commandements des acheteurs pour 2013

    1. Ne pas espérer de chute brutale des prix. Elle n’a pas eu lieu en 2012 et ne surviendra pas en 2013.
    2. La baisse moyenne et limitée des prix sera en partie due à une baisse de la qualité moyenne des biens mis en vente. Regardez ce que vous achetez.
    3. Si une chute brutale des prix devait avoir lieu, elle résulterait d’une hausse des taux d’emprunt qui entrainerait une baisse du pouvoir d’achat. Attendre que ce scénario se réalise n’est donc pas forcément une bonne idée pour les acheteurs.
    4. Ne pas se faire d’illusion, les biens de qualité conserveront des prix élevés.
    5. Face à un propriétaire contraint de vendre (raisons familiales ou professionnelles) il est possible de négocier. Il ne faut jamais hésiter à faire une offre d’achat, même basse.
    6. Sauf investissement, on achète un bien pour y vivre. Il faut donc choisir selon trois critères essentiels :
      • La localisation (commune, proximité des commerces, des transports, des écoles…)
      • Le type de bien (appartement, maison, étage, commodités…)
      • L’état du bien et de son environnement (bâti, copropriété…)

 

  1. Patience, les durées de commercialisation s’allongent, il n’est pas nécessaire de se précipiter.
  2. Valider avant toute démarche le plan de financement auprès des banques en faisant jouer la concurrence au maximum car les conditions d’emprunt sont exceptionnelles et les banques adoptent une position plus souple qu’il y a un an.
  3. En cas d’achat-revente, validez la vente avant d’acheter.
  4. Comprendre les conditions fiscales actuelles pour éviter des déconvenues futures (imposition des plus-values…)

Voir l’interview de Sébastien de Lafond sur le plateau de Sicavonline : Faut-il s’attendre à une baisse significative des prix immobiliers en 2013 ?.

À propos du Baromètre Meilleurs Agents
Chaque mois, Meilleurs Agents publie son baromètre des prix de l’immobilier résidentiel à Paris et en Île-de-France, un indicateur avancé qui permet d’analyser précisément les différents marchés locaux et de donner une tendance en temps réel à tous les acteurs de l’immobilier.
Ce baromètre mensuel est calculé sur la base des avant-contrats (promesses de vente ou compromis) signés après expiration du délai légal de rétractation de 7 jours par les agences du réseau Meilleurs Agents en Île-de-France, quand les données de la Chambre des Notaires de Paris se basent sur les actes authentiques enregistrés dans les offices notariaux. Le passage chez le notaire intervenant généralement 3 mois après la signature de la promesse de vente, ce délai explique le décalage observé entre le baromètre Meilleurs Agents et les statistiques officielles.
Depuis le lancement du Baromètre en septembre 2008, les tendances annoncées par Meilleurs Agents ont toujours été confirmées par les données des notaires quelques mois plus tard.

L'équipe scientifique de Meilleurs Agents

58 commentaires Masquer les commentaires Voir les commentaires

  • Zek dit :

    Tous ceux qui suivent le marche immo francilien de près savent qu en réalité, les prix ont plus baissé que les indices ne laissent supposés car les transactions concernent les biens de qualité (les autres ne se vendent tout simplement pas). La chambre des notaires se gardent de le dire. Les professionnels de l immo font de même, jusqu a la parution de l article ci-dessus…tout ce tralalas pour éviter d effrayer les acheteurs potentiels. C est malhonnête mais ils ne défendent que leur bifteck. Il y aura une baisse des prix substantielle l année prochaine. Nous verrons comment les professionnels vont la présenter.

  • Hobbit dit :

    Bonne année à tous
    Que cette nouvelle année vous apporte toutes les baisses de prix attendues ;-), plein de joie d’achats et de ventes, une bonne santé du marché, quand a la prospérité…

  • Romain dit :

    Bonjour,
    Les prises de positions gouvernementales sont de plus en plus lisibles:
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/01/07/le-gouvernement-veut-crever-la-bulle_1813566_3234.html
    Bonne baisse des prix à tous!

  • G. dit :

    « Tout va bien, en avant toute! » disait le capitaine du Titanic…
    Les 10 commandements des acheteurs, est-ce de l’humour? En cette période de vache maigre pour vous, vous préférez laisser les vendeurs dans leurs illusions de prix grandiloquentes? Les 10 commandements des vendeurs auraient fait d’avantage de bien à votre profession, mais tant pis pour vous: si scénario à la japonaise, vous allez couler durement, et longtemps, très longtemps.

  • Christophe dit :

    Le scénario à la japonaise ne fait plus guère de doute.
    Après avoir atteint des prix stratosphériques dans un contexte de bulle, les prix vont très lentement baisser pendant 10 ans. Résultat, l’économie ne repartira pas car chacun a une ardoise asphyxiante sur 20 ans pour rembourser un investissement qui n’aura rien produit en rendement, valorisation, emploi…

  • primo_parisien dit :

    Mon prono pour l’immo parisien en 2013 : + 1%
    Encore une année difficile pour les baissiers en perspective.
    A Paris, il n’y a pas assez de logement pour tout le monde, c’est pourtant pas compliqué à comprendre.

  • Man dit :

    @Romain
    Malheureusement, on est dans la comm… tout comme l’est la réquisition de logement (qui ne sera efficace qu’à 1%), le plafonnement des loyers (facilement esquivable), comme le duflot (qui ne pas doper la contruction loin de là)… si les gouvernants avaient un quelconque moyen de pression sur les prix autre qu’une politique de fond sur 10 ans, ça se saurait… Bref si les prix baissent ça ne sera pas grâce au gouvernement mais juste une auto régulation du marché.

  • cedric dit :

    c’est la premiere fois que le barometre me semble vraiment manquer d’objectivite …
    l’avenir nous le diras mais j’ai comme un doute sur votre projection …

  • ImmoParis dit :

    J’approuve encore une fois ce baromètre qui est très proche des arguments que je développe ici depuis le début.
    « En ce début 2013, et dans ces conditions, le marché immobilier n’a rien d’une bulle menaçant d’exploser ».
    Bonne année à tous!

  • stephane c dit :

    Comme d’autres ici, j’ai de plus en plus de doutes, à la fois sur le discours (qui a trop vouloir concilier vendeurs et acheteurs manque vraiment de mordant) et même sur les chiffres : d’après vos propres stats, 15 des 20 arrondissements de Paris ont vu leur prix reculer entre le 1er octobre et le 1er janvier, et pourtant Paris affiche semble-t-il une hausse de 0,1% sur novembre-décembre… Tout ceci est pour moi un grand mystère.
    Par ailleurs, s’il est bien difficile de prédire l’avenir, une chose est sûre : jamais les prix ne stagnent sur longue période. Donc faire croire qu’on peut se contenter de -1 / -2% tranquillement pendant quelques années est une hérésie. Tout le monde sait que la période actuelle est transitoire et annonce selon toute vraisemblance un retournement de tendance.

  • stephane c dit :

    Dans la série des incohérences, j’ajoute aussi le graphique « rouge » qui indique une baisse faible mais continue des prix à Paris depuis l’été 2011 et se révèle TOTALEMENT incompatible avec la hausse énoncée de 0,5% en moyenne sur 2012.
    Soit le graphique est faux, soit le chiffre est faux mais les deux ne peuvent coexister.

  • Bidule dit :

    En y réfléchissant il me semble assez logique que le marché parisien soit gelé : d’après les notaires, les primo accédants sont déjà exclus du marché depuis 2012 du fait des restrictions des conditions d’octroi des prêts et de l’arrêt des aides publiques. Il s’agit donc d’un marché d’échange entre possédants.
    Si les possédants étaient tous parisiens, le marché serait un circuit fermé d’échange, avec des prix globalement indifférents. Ce n’est bien sûr par le cas, mais quelle est la part relative des acheteurs de province ? L’impact d’une diminution de leur patrimoine actuel (liée à a baisse toute relative des prix en province) est à pondérer par leur part relative dans le marché parisien.
    L’impact principal se situerait dans ce modèle sur la fluidité du marché : plus les prix sont hauts, plus il faut de temps pour absorber les frais de transaction. Il se peut que les prix se fixent à un niveau non corrélé aux revenus moyens de la population mais uniquement à un ratio établi entre les frais de transaction, les revenus moyens des possédants, et un nombre de transactions fixé par les ventes contraintes.
    Il se peut qu’une baisse de prix s’enclenche si les conditions économiques se dégradent au point d’affecter la capacité des propriétaires les plus fragiles à rembourser leurs emprunts, ce qui forcerait une sortie de marché avec revente à un primo-accédant, et donc un alignement sur la solvabilité. Mais cet effet a peu de chances d’être brutal à mon avis.
    Il y a un autre effet, c’est le retour potentiel sur le marché résidentiel des logements parisiens convertis en bureaux en cas de dégradation économique. Il se peut que cette filière vienne alimenter l’offre, mais là encore, pas avant que l’économie ne se soit dégradée significativement.
    Bien sûr, la psychologie joue beaucoup et la baisse entraîne la baisse comme la hausse entraîne la hausse…
    L’année 2013 devrait être intéressante à observer !

  • julien bonnetouche dit :

    @bidule,
    Vos réflexions me paraissent très pertinentes. L’élévation des prix de l’immobilier à un record absolu en 2011, n’est pas le seul facteur à prendre en compte pour leur évolution dans le futur.
    le contexte économique général qu’il soit international, européen ou franco- français , est de la plus haute importance tant pour ce qui est des choix des investisseurs que de leur psychologie.
    On peut remarquer par exemple, que le blocage des transactions remonte précisément à l’été 2012, moment du retournement boursier à la hausse. Cela peut conduire à penser qu’une partie des capitaux consacrés précédemment à l’immobilier a fait un arbitrage vers les actions. combien de temps cela durera-t-il?
    On peut aussi constater que ce même blocage des transactions va de pair avec la prise de conscience par l’opinion ( de ceux qui ont de l’argent à investir) de l’ampleur des mesures fiscales prises à leur encontre par le gouvernement . J’ai entendu dans les médias, l’expression  » guerre de tranchée » ou « retour à 1789″. Ce ne sont que des mots mais qui traduisent un état d’esprit de nature à ne pas vendre à la baisse, et ne pas acheter non plus.
    Comme vous, je crois que l’année 2013 sera très intéressante à observer : l’économie française va dans le mur à un horizon relativement proche à cause du refus de nos dirigeants ( depuis 10ans ) de se convertir aux règles de la mondialisation qui nous submerge, et s’enferment au contraire dans des règlementations toujours plus restrictives, comme dans un château fort.
    En France, on ne sait pas réformer, il faudra donc une révolution. Surement pacifique, comme celle de 1968, mais le psychodrame national est indispensable pour que des tournants soient pris.
    je suis optimiste, surtout en ce qui concerne l’immobilier. Après une période un peu difficile, ce sera la renaissance, et ne l’oublions pas,  » Paris sera toujours Paris »

  • Par curiosité dit :

    Bien entendu, comme le dit Zek il faut prendre cette stagnation avec des pincettes.
    L’effet qualité lié à la baisse des volumes fait stagner la moyenne en masquant le fait que les biens se vendent 5% moins chers.
    La baisse des taux correspond à une hausse de 5% du pouvoir d’achat.
    Si on cumule les 2 effets, en 2012, le marché est sur une dynamique de baisse de 10% par an. En 2013, la baisse sera surement franche:
    l’effet qualité va disparaitre car les volumes ne peuvent plus continuer à baisser (pire il pourrait y avoir un légers effet contraire)
    Les taux devraient au mieux stagner ne permettant plus de booster le pouvoir d’achat (Si les taux remontent ce sera sanglant)

  • ben sen dit :

    Bidule a raison lorsqu’il explique les raisons de la stagnation paradoxale à Paris IM malgré les volumes au rouge…
    Cependant la moindre étincelle au niveau des taux d’intérêt notamment est susceptible de forcer un ajustement des prix vers le bas.
    @Julien Bonnetouche: cette « révolution » que vous semblez appeler de vos vœux aurait plutôt tendance à précipiter l’ajustement vers le bas des prix immobiliers. Ce secteur a été maintenu a bout de bras par l’état depuis 2009. Dans une économie saine l’argent public ET l’épargne privée doivent s’investir dans des secteurs productifs et d’avenir (l’immo neuf peut en être mais la spéculation sur l’immobilier ancien n’entre clairement pas dans cette catégorie).
    Par contre effectivement « Paris sera toujours Paris » : autant les modèles de Friggit me semblent cohérents à l’échelle de la France, autant je vois mal les prix parisiens redescendre à 4-5k€ le m2. Au doigt mouillé l’équilibre serait plutôt placé autour de 7k€ le m2… 2013 sera assurément intéressante à suivre.

  • Gragra dit :

    Reportage hier sur l’augmentation des mises en vente des bien immobilier de luxe (valeure supérieure à 2 millions d’euro), au JT de canal+
    Dans le 6 em arr + 69%, Neuilly +75%… accompagnée d’une interview d’un agent disant que les transactions se concluaient 15 à 20 % en dessous des prix d’il y a un an.
    Le tout titré « Les riches étrangers quittent paris » ou approchant.
    Ceci afin de contredire les affirmations selon lesquelles les biens « haut de gamme » et « bien placé » ne se dépréciaient pas. Et que Paris seraient toujours Paris (objet de désir de riches milliardaires qui font flamber les prix)…
    Moi j’attends et je continue à louer pour pas trop cher mon appart… Une baisse des prix de 1,5% (par rapport à mon budget) me paye un an de loyer… je peux attendre 10 ans… Ce qui est sûr c’est que je ne vais pas payer 800 ou 900 k pour un 100 m2 dans un quartier moyen. Si ça ne baisse pas assez, je continuerais à louer et je m’achèterais un château en province… ou en Espagne 😉 … pour la moitié de mon budget parisien.

  • julien bonnetouche dit :

    Il est agréable de discuter avec des personnes modérées et sensées même quand on se montre volontairement un peu provocateur:
    @ben sen
    Il est bien connu que la chose la plus difficile à prévoir, c’est l’avenir.
    Si je parle de « révolution » c’est qu’à la lumière de notre Histoire, et aussi de l’enlisement des nos partis politiques dans la quête des voix,( plus social que moi tu meurs!) la réforme nécessaire pour redonner à notre pays la place qu’il pourrait tenir dans le concert des nations dites riches, ne sera pas entreprise dans le calme.
    Une chose est sûre cependant, c’est que cela se fera, car nous ne pourrons pas rester encore très longtemps le seul pays européen à ne pas s’adapter à la réalité économique du monde actuel.
    Je n’ai pas vu ce reportage que cite Graga, mais s’il est vrai que » les riches étrangers quittent Paris », ce pourrait être un signe avant coureur.
    En tout état de cause , aujourd’hui, l’attitude qui consiste à être attentiste pour acheter ne peut être que raisonnable. Comme vous je crois que revenir à un prix moyen de 7000€ Paris est parfaitement plausible , en tous cas pendant quelque temps.
    Mais l’investissement immobilier, c’est du long terme.

  • Polo dit :

    Polo dit :
    7 janvier 2013 à 19:06
    Bonjour – Jj interviens brièvement ici aau sujet de Friggit . N’oublions que ce monsieur est statisticien. Il compile des données, qui par définition, proviennent du passé.
    Malgré tout l’intérêt de son travail, il n’y a la dedans aucune prospective.
    Friggit regarde le passé et on prétend en déduire l’avenir.
    Or, le paragdime socio-économique change.
    Nous baignons, depuis 1980′ dans la plus grosse bulle de crédit qu’ait connue l’humanité.
    Les banques centrales ont imprimé des milliers de milliards de dollars ou d euros, qu’elles ont donné aux banques lesquelles ont fait monter les prix des valeurs mobilières et immobilières.
    Ceci s’appelle : de l’inflation monétaire, qui se répercute sur les prix qui explosent.
    L’INSEE ne donne aucunement la valeur annuelle de l’inflation. L’inflation réelle est de 7-8% par an depuis plus de vingt ans, et ce phénomène est soigneusement caché au public.
    La hausse des prix conséquente se retrouve sur les actions et sur le l’immo.
    Cela veut dire que la monnaie a perdu plus des 3/4 de sa valeur en pouvoir d’achat immobilier depuis 1980.
    A la différence des années 60, les salaires ont stagné.
    Cela siginifie que,la hausse de l’immobilier a été plus mécanique ( phénomène inflationniste classique ) que psychologique ( spéculation ) et que par conséquent et hélas les prix ne baisseront pas beaucoup et surtout a Paris.
    Le prix de la pomme de terre a augmenté de 4000% entre 1980 et 2010.. c’estva dire que le prix a ete miltiplie par 40, le prix du lait a doublé, le prix du coiffeur a été multiplié par 2 en quinze ans….
    Tout augmente, à cause de l’inflation réelle , cachée par nos gouvernements, et l’immo ne fait que suivre la tendance générale.
    C’est bien triste et regrettable, c’est totalement amoral et injuste mais c’est ainsi.
    C’est en tout cas mon avis.

  • JB dit :

    Bonjour, je suis avec attention vos analyses toujours très intéréssantes, mais il me semble que vos chiffres se contredisent.
    En reprendant les variations mensuelles que vous avez publiées depuis le début de l’année, on calcule une variation annuelle sur 2012 de -0,6% sur Paris, -0,5% sur les Hauts de Seine, -3,1% sur le Val de Marne, et -2,8% sur la grande couronne.
    Ces chiffres sont assez différents de ceux que vous publiez dans l’article ci-dessus pour tout 2012 (+0,5% sur Paris, +1,6% sur les Hauts de Seine, -0,5% sur le Val de Marne, et +2,5% sur la grande couronne). Par exemple comment pouvez-vous afficher une hausse annuelle des prix sur la grande couronne après avoir publié toute l’année des variations mensuelles négatives ou quasi nulles ? D’ou viennent ces contradictions ? Quels sont les bons chiffres ?
    Détails de mon calcul dans le fichier:
    https://docs.google.com/spreadsheet/ccc?key=0Al6_N1j7mJGhdFRsSEJ4VVFlS1l0R2h6OXh6R0xNa0E
    Merci de vos explications.

  • Mathieu dit :

    @JB: vous m’otez les mots de la bouche. En cumulant les variations mensuelles on ne tombe pas sur les variations annuelles du baromètre.
    Je ne vois guère d’explication. Soit les baromètres mensuels étaient erronnés, soit c’est le baromètres annel qui l’est.

  • ben sen dit :

    @JB: Moi aussi il me semble que le prix en début d’année dernière était à un peu plus de 8400… ce qui serait cohérent avec une légère baisse. Le +2.5% de la grande couronne m’étonne aussi un peu car j’ai le souvenir de variations quasi toujours négatives comme le confirme votre fichier. Il est un peu dommage que ce baromètre devienne rien de plus qu’ un outil de communication comme celui « des autres » (alors que par ailleurs les données par rue/immeuble sont plutôt fiables)

  • En passant dit :

    Un article un peu à contre-courant dans Marianne (surprenant de leur part d’ailleurs, on s’attendrait plus à voir ça dans le figaro!)
    http://www.marianne.net/Immobilier-la-grande-intox-de-la-baisse-des-prix_a224793.html

  • Sam dit :

    2013 sera intéressante, peut être, mais chacun risque de rester un peu sur sa faim, on sera plutôt fixé en novembre ou décembre, voir début 2014 car les chiffres à étudier trainent un retard de 3 mois (les notaires et Frggit traitent encore les chiffres du 3e trimestre 2012 actuellement …)
    Et le nombre de trimestre à attendre pour voir une tendance de baisse (ou non) de prix n’est pas encore atteint, seul le retournement des volumes est étudiable pour le moment. (voir l’évolution par trimestre en 200-2008-2009 pour illustrer)

  • Sam dit :

    Remarques de chiffres : toujours non résolu, exemple du 2e arrondissement :
    9 112€/m² en janvier 2012, baisses par trimestres : -2.7, -2.8, 2.3, -4.2, soit sur l’année -12% (!)
    (chiffres du site)
    donne prix janvier 2013 : 8 948 €/m²
    or le calcul exact donne 8 065€/m², cela reste difficile à comprendre, même si les chiffres par arrondissements de sont que des moyennes de moyennes de quartiers

  • Sam dit :

    Article de Marianne : ça aurait été bien d’avoir un article à contre courant, mais la c’est un article dépourvu de raisonnement ayant pour thèse  » ça a baissé mais les médias et les arnaqueurs nous bassinnent de conneries, ça se sent, car ils se sont trompés en 2009, ou servaient leurs intérêts ». Ce qui est naïf et sans logique.
    Des fois Marianne a des bonnes intuitions globale, mais est incapable d’analyser une situation dans un domaine précis, et préfère donc la grille d’analyse toute faite.

  • Smith dit :

    Disons que l’article de Marianne reflète le niveau moyen du journalisme en france lorsqu’il s’agit d’immobilier (les mauvaises langues diraient lorsqu’il s’agit d’Economie en général). Il y a deux/trois trucs intéressants à en tirer néanmoins comme la tendance général des médias en matière immobilière à être tout haussier ou tout baissier pour vendre du papier. Mais c’est aussi une demande du lectorat moyen quand je vois les réactions outrées contre MA parce qu’ils ont le malheur de dire qu’il n’y a pas de bulle et qu’on ne peut pas s’attendre à un effondrement. Objectivement, ce sont eux qui ont les chiffres les plus à jour et les moins susceptibles de manipulation, j’aurais tendance à les croire, mais c’est moins vendeur…

  • Smith dit :

    Les agences immobilières ne savent plus quoi promettre pour encore tenter de récupérer des commissions :3000 euros pour une baisse de 10% du prix, on croît rêver…je ne sais pas quels vendeurs ils comptent attirer, probablement le vendeur d’un studio au Creusot.

  • Smith dit :

    Sinon, pour la question de la cohérence des chiffres annuels/mensuels, à mon avis le problème vient de ce que de mois en mois, MA communique une hausse entre deux estimés. Ex au 1er février, ils estiment les chiffres de janvier et calculent la croissance par rapport à l’estimé de décembre (car en février N, seuls les chiffres de octobre N-1 sont connus). C’est comme ça chaque mois. Par contre, pour la variation annuelle, ils calculent la variation de janvier N-1(connu) qui est connu à janvier N (estimé). Donc ça me paraît pas incohérent de ne pas avoir exactement la même variation.

  • stan dit :

    @Smith :
    Cohérence des chiffres : Ah oui, intéressant. MA – espérons – devrait quand même commenter, la courbe sur un an disant baisse et les chiffres disant hausse, ça ne se laisse pas sans explications.
    Orpi : OK. Mais il est tout de même aussi intéressant de remarquer que le constat d’Orpi est qu’ils peuvent prendre ce risque d’indemniser le vendeur qui n’a pas vendu en 3 mois, en ayant baissé de 5 à 15%. En fait, c’est aussi probablement leur constat sur le niveau de prix qui fera tourner la machine.

  • Smith dit :

    Du coup, on peut imaginer qu’ils ne veulent pas prendre le risque d’indemniser (déjà que les agences n’ont plus de tréso..), donc qu’à -5% ils sont sûr de vendre en 3 mois, donc que la baisse des prix nécessaire à la reprise du marché qu’ils ont en tête est en fait un peu moins élevé. Ca donne que les prix sont selon eux surévalués d’environ 4.5%? Bon il faudrait voir quel est exactement leur offre!

  • JB dit :

    @smith
    C’est peut etre la raison en effet. Cependant il faudrait que meilleursagents.com nous donne une excplication. 5 points d’erreur sur la variation des prix sur la grande couronne c’est enorme et cela met en cause la fiabilite de leurs chiffres. Ces chiffres etant largememt en visibilite et souvent repris par la presse, j’aimerais vraiment que meilleursagents.com reagisse sur ce point

  • Bonsoir à tous,
    Pour répondre à @stephane c, @JB et plusieurs d’entre vous, je traduis les mots de notre équipe scientifique qui a tenu à rebondir sur vos (légitimes) observations :
    1. En ce qui concerne la courbe de l’évolution de notre indice parisien (la courbe « rouge »), il est important de rappeler qu’elle est construite au fur et à mesure de la publication de nos baromètres mensuels. Or, du fait de la réversibilité des indices, la variation annuelle communiquée sur 2012 n’est pas une moyenne du cumul des indices mensuels, mais une variation annuelle calculée à l’instant où nous disposons du maximum de données sur l’année, c’est-à-dire au mois de décembre. En effet, nous sommes « victimes » de l’agrandissement de notre réseau d’agences partenaires dans ces zones et donc de l’augmentation du nombre de ventes disponibles au cours de l’année. Au fur et à mesure que l’année passe, nous sommes amenés à collecter des données sur une période antérieure. Par exemple, une agence nous fournira en avril des informations liées à une vente réalisée au mois de janvier.
    La réversibilité des indices est un vrai poison. Ce phénomène est d’autant plus important en petite et grande couronne, puisque c’est dans ces zones que notre réseau a le plus évolué cette année, ce qui explique l’écart constaté entre la moyenne des variations mensuelles et la variation annuelle communiquée il y a quelques jours. On retrouve d’ailleurs les mêmes ajustements dans les communications des autres acteurs du marché qui sont eux aussi amenés à revoir, selon les nouvelles informations disponibles, leurs indices déjà communiqués. À titre d’exemple, le 23 février 2012 la Chambre des notaires de Paris annonçait une variation de +0,2% entre T3 et T4 2011, alors que cette même variation a été révisée à + 0,31% lors de la dernière conférence de presse le 6 décembre dernier.
    2. En ce qui concerne le constat sur les arrondissements, certes seuls 5 arrondissements sur 20 sont en hausse, mais les vol de transactions dans ces 5 arrondissements ont suffi par entrainer paris à la hausse, et ceci se reflète parfaitement dans le nombre de transactions ainsi que les volumes de données dont nous disposons. Le stock de ces 5 arrondissements suffit pour entrainer tout Paris à la hausse. Ajoutons à cela que la variation calculée sur Paris s’étend sur deux mois (novembre-décembre) alors que celle sur les arrondissements s’étend sur 3 mois (octobre-novembre-décembre), et que nous avons enregistré une baisse baisse significative en octobre (j’ai aussi noté que « la régression sur un ensemble de données est différente de la régression sur plusieurs sous-ensembles de données. Les dépendances et interactions entre les variables sont différentes, c’est ce qui explique que tous les arrondissements ne vont pas forcement dans le même sens que Paris dans son ensemble. »)
    En résumé, nous sommes d’accord, il y a des incohérences entre la somme des variations mensuelles et la variation annuelle, mais ce problème ne concerne pas Paris. Les chiffres qui sont susceptibles de vous alerter, et nous le comprenons, sont ceux de petite et grande couronne entre notre donnée annuelle et vos relevés mensuels. Le chiffre à retenir est notre évolution annuelle. Nous sommes ici victimes, comme évoqué plus haut, d’un phénomène de réversibilité.
    En espérant avoir dissipé vos doutes sur la fiabilité de nos indices.
    Merci pour votre enthousiasme et votre fidélité à notre Baromètre !
    Bonne soirée.

  • JB dit :

    @Jules Latournerie
    Merci pour vos explications !
    Encore une fois félicitations pour vos analyses toujours très instructives.

  • stephane c dit :

    merci pour vos efforts explications.
    autant je peux comprendre le point (arrondissements de Paris) autant votre réponse sur le point 1 reste pour moi assez floue. L’ajustement rétrospectif des données peut certes amener des incohérences avec les chiffres publiés au fil de l’eau, mais dans ce cas pourquoi ne pas mettre à jour l’ensemble de la courbe rouge chaque mois ? Cela ne demanderait il me semble que peu de travail supplémentaire et donnerait plus de lisibilité à vos travaux.
    A mon humble avis, la seule explication possible est la définition de « variation annuelle » : s’il s’agit de l’écart entre le prix moyen sur 2012 et celui sur 2011, dans ce cas OK, je peux comprendre qu’il soit encore en hausse. Mais en toute logique, il devrait s’agir de la variation de prix entre fin 2012 et fin 2011, et dans ce cas, il me semble plus difficile d’afficher une hausse, même en invoquant les ajustements rétrospectifs.

  • G. dit :

    Et pendant ce temps Orpi, ayant bien compris qu’on ne peut pas repousser indéfiniment l’inévitable, préfère une stratégie plus saine: « inviter » les vendeurs à baisser leurs prix de 15%…
    Je me demande quand le vent tournera sur MeilleursAgents.com? Peut-être quand 10 000 postes disparaitront encore? Wait and see!

  • Smith dit :

    MA n’a pas les mêmes incitations que Orpi: pas de loyer d’agence à payer, pas de salariés inoccupés, etc.. ils n’ont que des contrats de partenariat avec les agences. C’est pour ça qu’ils sont moins biaisés et que leur chiffres sont plus objectifs. Pour Orpi, ça ressemble à un coup de poker risqué, parce qu’ils sont acculés, si le marché ne rédémarre pas cette année, ils peuvent diviser par 2 la taille de leur réseau. Maintenant avec cette annonce, si j’avais un bien à vendre, je n’irais certainement pas voir Orpi, on peut être sûr qu’ils sous-estimeraient le bien.

  • Altair dit :

    Dire que les prix vont se maintenir ou augmenter à Paris (comme le dit Primo Paris plus haut ) pour la simple raison qu’il n’y a pas assez de logement à Paris est réducteur et erroné. Dans l’immobilier la loi de l’offre et la demande n’est pas la même que pour un bien vital (alimentaire ou autre). La demande s’adapte au manque d’offre. Si les prix montent trop pour mes moyens je ne vais pas acheter au dessus de mes moyens, je ne vais pas acheter du tout : je reste en location, je me mets en coloc’, je reste chez mes parents, ou je pars plus loin en banlieue.
    Je parie donc sur une érosion progressive voire une réelle baisse et si les taux augmentent, une forte chute

  • Sam dit :

    Dire aujourd’hui que les prix à Paris ne peuvent pas baisser car il y a pénurie d’offre par rapport à la demande est le niveau 0 de l’argumentaire, d’une naïveté pardonable qui devient bétise ou malhonnêteté quand cela est écrit dans la presse (au moins un tiers des articles pourtant).

  • Christophe dit :

    Je traduis surtout que l’echantillon de transactions est tellement faible ces derniers temps qu’il est impossible d’en déduire une tendance. Pas de ventes, pas de stats, pas d’analyse quantitative. Les vendeurs, à force de se braquer, risquent de voir le barrage krach-er. La question est quelle va être la largeur de la fissure ?

  • julien bonnetouche dit :

    Pour éviter la redondance avec les commentaires et analyses toujours bien pesés des différents intervenants de cette tribune, et afin de donner un éclairage autre, je reviens à ma marotte, l’économie en général , et jouer à Mme Irma :
    le marché est complètement bloqué, c’est un énorme problème pour les agences dans un premier temps, pour les vendeurs et acheteurs dans un deuxième temps.
    Mais encore une fois, on ne peut pas comprendre ce qui se passe sur le marché de l’immobilier en ce moment si on ne le replace pas dans le contexte politico-économique français global.
    Et là, justement, c’est le noir total : Après une réforme fiscale se bornant à une hausse des impôts quasi insoutenable, le principal problème de fond qu’est l’endettement public n’est pas mis sur le tapis. Or il y a urgence et les acteurs du marché ( immobilier entre autre) le savent ou le sentent.
    La France est un pays à part où les secteurs subventionnés directement et indirectement, par l’intermédiaire des collectivités locales par exemple dépasse de loin ce qui se fait ailleurs. Réduire la dépense de l’état pourrait conduire à une grave récession D’où la difficulté de réduire cet endettement .
    La seule ( et bonne ) solution serait donc un retour à la croissance. Mais c’est à peu près exclus, à cause de l’effet cumulé d’une croissance molle en Europe, d’une compétitivité des entreprises plutôt mauvaise, et fait nouveau , d’un découragement des investisseurs et entrepreneurs qui ne se sentent pas « aimés « par l ‘état socialiste..
    Les orientations prises dans les prochains mois influenceront directement l’attitude des marchés financiers : ceux ci resteront cléments à notre égard si:
    -le gouvernement arrive à convaincre la population qu’il faut tailler dans les prestations de toutes nature, et qu’il faut augmenter la TVA et la CSG
    -la loi sur la flexi- sécurité convainc les entrepreneurs d’embaucher davantage.
    -la confiance des investisseurs revient.
    On voit que ce n’est pas gagné d’avance, car ce n’est pas vraiment un programme de gauche. Mais c’est la seule solution acceptable. Par contre des mouvements sociaux sont à craindre.
    Sinon, c’est la hausse des taux d’intérêts et la chute du gouvernement
    Sur le plan immobilier :
    dans le premier cas tout va bien, les affaires reprennent cahincaha .
    dans le deuxième cas il y a une mauvaise passe à prévoir. Puis ce sera la renaissance…

  • Sam dit :

    j’ajouterai que les investissseurs « physiques » ont une certaine réticence qui n’est pas absolue (voir le cas du marché naval et le contrat de Saint Nazaire).
    D’autre part, les investisseurs financiers se tournent pour le moment vers la France, ce qui nous permet d’emprunter à prix bas (vois à taux négatifs !), ce qui dénote une certaine confiance dans la France (somme toute relative, car c’est un pis aller face à l’Espagne, la Grèce et autres dettes européennes et américaine). Ce qui nous permet d’avoir un OAT bas et donc des taux très bas.
    Donc la politique est dissuasive, mais permet pour le moment d’avoir des taux bas (bon point macro économique, mais peu intéressant pour le moment côté secteur immobilier).
    Enfin, convaincre les marchés devrait passer en effet par la fléxi-sécurité, ce qui signifie la fléxibilité … du marché de l’emploi (pas la taxationd es CDD comme proposé aujourd’hui, mais bien la disparition du CDI) et la baisse des revenus (ce que nous essayons d’éviter, à l’inverse de l’Allemagne. Au passage, elle a pu le faire grâce à des prix immobiliers (location et propriété) plus réduite.
    C’est donc un équilibre difficile et inter corrélé, la question est de savoir si chaque élément s’enclenchera plutôt dans le bon ordre pour les Français : baisse des prix, flexibilisation du marché du travail, retour des investisseurs-entrepreneurs et résolution partielle du problème de déficit (assez pour rétablir la confiance).

  • pierre dit :

    Je pense plutôt que la remontée des volumes s’accompagnera d’une nouvelle hausse des prix. Tous les indicateurs sont aux rouge actuellement, mais à l’instar de la bourse, c’est déjà pricé. On ne sera jamais qu’à posteriori lorsqu’on sera au point bas, c’est toujours comme ça. On sera donc forcément surpris.

  • Par curiosité dit :

    Il faudrait de vraies réformes économiques pour nous tirer du marasme actuel. En gros hausse de la TVA, baisse des charges, plan d’investissement dans la formation et la R&D, flexibilité du marché du travail, il ne peut pas selon moi y avoir de miracles à court terme et il y aura forcément des conflits.
    L’immobilier est aussi en partie responsable de notre baisse de compétitivité. Je ne vois pas de rebond à court terme mais surtout je pense qu »une vraie baisse serait salutaire.
    Par exemple, si on donne actuellement le choix a un ingénieur, pour être basé à Londres, Paris, Frankfurt, Munich, Amsterdam… Je vous assure que Paris est le dernier choix.
    Les salaires sont identiques en Europe continentale, un peu plus élevés à Londres et mais au final principalement à cause de l’immo les effectifs baissent à Paris et les recrutements ont lieu ailleurs.

  • G. dit :

    @ Pierre:
    On peut être surpris par une forte baisse, surtout quand on est « haussier »… Et comme en bourse, ceux qui sont trop naïfs pour croire à la baisse pourraient perdre beaucoup d’argent en attendant trop. C’est un pari, si vous êtes joueurs avec les économies d’une vie, vous pouvez parier sur une hausse…
    En attendant, on note quelques fondamentaux:
    – banques frileuses, cherchant la sécurité
    – transactions qui s’effondrent malgré des taux d’emprunt historiquement bas
    – des milliers d’agents immobiliers licenciés
    – revenus des français faibles en comparaison du coût du logement
    – bulles immobilières qui éclatent partout dans le monde
    – baisses franches des prix qui a commencé dans bon nombre de départements en province
    – gouvernement qui cherche à « lutter contre la spéculation immobilière », dixit le ministre du logement. Gouvernement socialiste d’autre part, qui ne travaille pas pour les vieux rentiers (de droite)
    – médias qui s’emparent du phénomène, et qui vont alimenter la baisse (car les catastrophes, c’est vendeur).
    – chômage qui augmente
    Mais allez y, je vous en prie, pariez sur la hausse. Vous allez peut-être devenir riche en le faisant!

  • julien bonnetouche dit :

    Les fondamentaux ne sont pas bons pour l’immobilier en ce début d’année, c’est vrai. L’argument allant dans ce sens qui me paraît le plus à retenir, est la forte hausse récente, ( 20% en 2010-2011) Après une trop forte hausse, on généralement une baisse, c’est normal. celle ci était sans aucun doute en rapport avec des achat de précaution contre le risque d’un éclatement de la zone euro.
    Cela dit, la crise des monnaies est loin d’être terminée. Si une déflagration brutale semble avoir été évitée, une inflation galopante sous la forme de création monétaire sans limite a été mise en place depuis l’été dernier, ce, afin afin de renflouer tout ce qui doit l’être ( banques, états…) Parallèlement une guerre des monnaies à la baisse entre yen dollar, et euro est en train de s’ installer.
    Il est bien difficile aujourd’hui de détailler toutes les conséquences de ces données mondialisées et nouvelles pour nous . On peut cependant penser que l’impact d’une forte création monétaire doit à la longue impacter à la hausse tout ce qui est bien matériel ( métaux, matières premières, et la pierre)
    Dans un premier temps, nous vivons une période où les investisseurs se reportent sur les valeurs mobilières, car ils y voient une opportunité de gains pendant l’année 2013/2014. Mais cela n’ira sans doute pas beaucoup plus loin. Et je veux dire par là qu’ils garderont toujours un œil sur ce qui est « palpable et pérenne »
    Alors, faut il acheter de l’immobilier aujourd’hui ?
    Si on peut, on patiente en essayant de trouver le point bas.
    Sinon, on achète très bien placé, là où il y aura toujours des acheteurs, en considérant que l’on a le temps avec soi.

  • the edge dit :

    @julien bonnetouche
    A nouveau, je rejoins votre analyse et vos conseils d’investissement. Il ne faut donc pas investir dans Paris intra-muros au cours de l’annee 2013, sauf si absolue necessite ou reelle bonne opportunite (ce qui est dur a saisir car beaucoup de gens sont a l’affut). Il faudra se reposer la question a la fin de 2013 et analyser la tendance des prix et celles des taux d’interet. Comme ces deux tendances devraient etre plus ou moins en baisse moderee sur toute l’annee 2013, ne surtout pas s’engager au cours des prochains mois dans un investissement immobilier parisien. Certes, ca va faire mal au niveau de l’emploi des agents immobiliers mais beaucoup d’entre-eux se sont tellement gaves ces dernieres annees et de maniere presque indecente au regard de leur reelle valeur ajoutee, que je ne vais pas pleurer sur leur sort. Au moins, cela fera du menage dans la profession. D’ici un an, je pense qu’ils seront moins arrogants sur le niveau des commissions reclamees (et donc de surcroit, cela fera un peu baisser le cout d’acquisition pour l’acheteur).
    Chers lecteurs avises, amusez-vous a suivre quelques biens (y compris sans defaut et dans de bons quartiers). Vous verrez qu’ils restent en vitrine tres longtemps. Le proverbe pour ce debut d’annee: « Patience, patience. Tout vient a point pour qui sait attendre! »

  • the edge dit :

    Lu sur Boursorama:
    http://www.boursorama.com/actualites/l-immobilier-de-luxe-a-fait-fi-de-la-crise-en-2012-36802be315af9f0e2f59d7097024d0e8
    Vu les dernieres previsions de Sotheby’s, ca devrait tirer la moyenne des prix (en particulier dans les arrondissements huppes) un peu vers le bas (meme si les experts ont souvent des previsions aussi fiables que celles de Madame Irma…; l’arrogance du « es-specialiste » en plus).

  • Sam dit :

    Ca infirme la thèse des investisseurs étrangers et français fortunés qui tiendrons ad vitam etrnam le marché parisiens vers le haut (s’il y en avait besoin)

  • Sam dit :

    La presse immobilière, ou le vide sidéral :
    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/le-gouvernement-reussira-t-il-a-faire-baisser-les-prix-de-l-immobilier_367734.html?p=2
    http://www.lesechos.fr/patrimoine/immobilier/actu/0202491018504-special-immobilier-2013-l-annee-du-krach-527699.php
    Je suis loin d’être spécialiste immobilier, ni même journaliste, mais dire autant de conneries, répéter encore et encore les mêmes choses mois après mois avec un gout de scoop, colporter et conforter les mêmes à priori (sur Paris qui n’irait pas mal, ou parler de « paradoxal » à propos de la chute des transactions et pas encore des prix), c’est l’aveu d’une ignorance complète, tentant d’être compensée par un Friggit copier coller (pas un journaliste du Web n’a trouvé plus pro ?!) ou des « spécialistes parmis les meilleurs (haha) » q’on retrouve partout.
    Non vraiment, préferez la presse Foot, Paristurf ou Autoplus.

  • Sam dit :

    Et puis pour ceus qui me croient mauvaise langue, point final avec ceci :
    http://www.boursier.com/actualites/macroeconomie/immobilier-le-gouvernement-commet-deux-erreurs-lourdes-estime-le-president-de-fnaim-513494.html
    « (…)Seulement voilà, le gouvernement commet deux erreurs lourdes : il ne voit pas que la resolvabilisation par la modération des prix a déjà eu lieu, et qu’elle est même déjà à l’oeuvre à Paris, traditionnellement le dernier bastion de résistance(…) »
    Merci d’être critique dans vos article, qd vous interviewez ce qui vous est tombé tristement sous votre main faiblarde..

  • julien bonnetouche dit :

    Il n’est pas besoin d’être spécialiste de l’immobilier pour savoir que dans notre pays, c’est un pan essentiel de l’économie et surtout que les français aiment la pierre.
    Les mesures fiscales prisent par le gouvernement à l’encontre de l’immobilier sont comme Mme Duflot, mal fagotées et excessives.
    On ne peut imaginer, que l’état encourage ou même laisse faire une baisse trop importante du prix du m2 car si en théorie cela »resolvabiliserait » les acheteurs potentiels, ou aiderait un peu les entreprises, les conséquences économiques globales autour de l’industrie du bâtiment seraient trop lourdes. Déjà, d’ailleurs les mises en chantier se sont effondrées. Or , le neuf est fondamental tant pour ce qui est de l’aspect social ( sujet de prédilection des socialistes) que de l ‘activité du secteur du bâtiment.
    « ce qui est excessif est insignifiant ». Il y aura donc un retour de balancier, probablement plus tôt que prévu.
    Ce retour de balancier est déjà bien entamé pour ce qui est des prix, comme le dit la FNAIM, par rapport aux sommets de juin 2011. Il me semble  » à la louche » qu’il y a une baisse de 10 à 20% selon les quartiers à Paris, même si cela ne se traduit pas toujours dans la annonces.
    Je me jette à l’eau : si les prix ( à Paris) baissent encore de 10% je pense que c’est un maximum.

  • Sam dit :

    Les autres acteurs de la baisse : les agences
    http://www.lesechos.fr/patrimoine/immobilier/actu/0202493586359-les-agents-immobiliers-militent-pour-la-baisse-des-prix-528063.php
    La stratégie de Guy Hocquet est impressionante : offrir ses honoraires pour une baisse de + de 10% du prix de vente ! Soit une perte à court terme pour orienter à la baisse et espérer une retour sur investissement sur les transaction à plus long terme (plus nombreuses) !

  • Sam dit :

    @ Julien Bonnetouche : en effet, la baisse des prix alliée à l’augmentation des contraintes de la RT2012 étendue à l’ensemble des bâtiments neufs, tertiaire et de service, dès janvier 2013 rendent les opérations de promotion immobilière particulièrement difficile sur le plan rentabilité, d’autant plus que court le risque dlié à la baisse et au difficultés de financement des opérations. La baisse n’aide clairement pas les professionels et la réalisation de projets neufs.

  • Sam dit :

    http://www.capital.fr/immobilier/actualites/les-prix-de-l-immobilier-vont-baisser-de-pres-de-10-d-ici-2014-selon-s-p-804138
    De nouveau plans sur la comète ! Petite critique : l’augmentation démographique est un faux argument, la pyramide des âges se déformant plutôt vers le haut, les baby boomers augmentant le rang des + de 55 ans devenant net vendeurs ..

  • Smith dit :

    T’es au courant que les chiffres des notaires ont trois mois de retard sur ceux de meilleurs agents? Cette baisse, on en a déjà parlé (largement) en septembre et octobre. (là c’est juste une confirmation). Au total comme le montre meilleurs agents, sur un an, ça n’a pas baissé à Paris (sous réserve que les estimations soient correctes, mais que ferions nous sur ce site si ce n’était pas le cas?).

  • Le Baromètre est en avance ce mois-ci, il sera diffusé ici-même demain matin ! Pour les impatients, les chiffres sont d’ores et déjà annoncés sur la page Facebook de MeilleursAgents.com : https://www.facebook.com/meilleursagents

  • MP dit :

    Dans sa conférence du 28/02/2013, la Chambre des Notaires Paris/Ile de France indique un prix moyen (méthode INSEE) de transaction acté sur avant-contrat à Paris en Janvier de 8070€/m2. Quels sont vos éléments pour le mois de Février ?

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