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Baromètre Meilleurs Agents au 1er mars 2012 – Immobilier francilien : un marché au ralenti qui attend un signal fort

Prix Immo 5 min.

Evolution prix immobilier 1er mars 2012 Meilleurs Agents publie la 36ème édition de son baromètre mensuel des prix de l’immobilier résidentiel à Paris et en Île-de-France.
« C’est avec satisfaction que nous avons vu les Notaires de Paris confirmer en février la baisse des volumes et des prix à Paris (9 arrondissements sur 10) et en Ile-de-France de la fin 2011 que nous avions annoncée dès le mois de septembre dernier, » commente Sébastien de Lafond, Président et fondateur de MeilleursAgents.com.
« Le marché actuel est un marché rétréci, ralenti, mais pas bloqué. Avec peu d’acheteurs et peu de vendeurs, ce sont surtout les biens de bonne qualité qui trouvent preneurs à des prix raisonnables. Dans les communes d’Ile-de-France les moins recherchées, y compris les quartiers de la capitale les moins courus, les ventes se concluent à des prix 5 à 10% au dessous des plus hauts atteints en juin 2011. Ailleurs, les prix sont stables. Partout, les transactions prennent plus de temps. Le marché semble attendre un signal. Celui-ci viendra de la conjoncture économique et bien sûr aussi des résultats de l’élection présidentielle. Quelle que soit sa couleur politique, le prochain gouvernement devra engager des actions en faveur du logement et pas uniquement le logement social. Aujourd’hui, tout n’est pas dit et il y aura certainement des mesures fortes concernant l’accession à la propriété, la construction de logements neufs en zones denses ainsi que de nouvelles mesures fiscales. »
« L’autre clef de la reprise du marché réside dans l’évolution du contexte économique. Alors que les prévisions de croissance du PIB ont été légèrement revues à la hausse, les chiffres du chômage restent mauvais. Si les banques ont pu restaurer leurs fonds propres avec l’aide de la BCE elles restent cependant extrêmement vigilantes avant d’accorder un prêt. Mais les taux sont orientés à la baisse et les grands réseaux bancaires semblent à nouveau prêts à s’affronter avec des offres de crédit séduisantes. La période est donc favorable aux acheteurs solvables qui ont plus de choix, plus de temps, et bénéficient d’un crédit bon marché et des prix qui s’assagissent. Les acheteurs ne doivent pas attendre un effondrement des prix pour se décider, ce scenario est d’autant moins probable que les taux repartent à la baisse, » conclut-il.

36ème baromètre Meilleurs Agents – Points clés :

  • Les prix marquent un palier et sont restés stables à Paris au mois de février. Ils ont même légèrement augmenté en petite couronne.
  • Les volumes de transactions en baisse (-25% par rapport à début 2011).
  • Seuls les biens de bonne qualité trouvent aujourd’hui acheteur ce qui explique la bonne tenue des prix.
  • Alors que les banques semblent relancer leurs offres de crédit immobilier et que les taux devraient rester durablement bas, la correction des prix pourrait être de courte durée.
  • Mais la plupart des acteurs sont en attente des résultats des élections et des décisions qui pourraient infléchir le marché.

Evolution prix immobilier 1er mai 2012

Un marché qui se cherche

Après plusieurs mois de baisse mesurée, les prix parisiens et franciliens ont marqué un palier en février. 0% d’évolution à Paris, +0,5% dans le 92 et le 93, +0,1% dans le 94. Seule la Grande Couronne voit ses prix baisser de 0,2% en particulier dans les zones excentrées et éloignées des réseaux de transports.
Le nombre d’acheteurs et de vendeurs est toujours bas (30% d’acheteurs et 20% de vendeurs en moins par rapport à début 2011). Les volumes de transactions sont inférieurs d’environ 25% par rapport aux premiers mois de 2011. Mais le marché n’est pas bloqué pour autant, même si les ventes portent essentiellement sur des biens de bonne qualité (qualité du bâti, de l’environnement, proximité des écoles, commerces et réseaux de transports, etc.).
Le marché semble fonctionner au ralenti et en mode veille. Acheteurs et vendeurs attendent. Les premiers espèrent retrouver une capacité d’achat grâce à une nouvelle éventuelle baisse des prix et une certaine solvabilité grâce à une possible plus grande libéralité des banques.
Pour leur part, les vendeurs restent dans l’expectative, ne sachant pas analyser les tendances du marché, prévoir une nouvelle baisse ou espérer un regain.
Acheteurs et vendeurs attendent avec le même intérêt les décisions que devra prendre le prochain gouvernement pour débloquer un marché du logement qui reste l’une des préoccupations majeures des Français.

Quelle politique en faveur du logement ?

Plusieurs candidats ont d’ores et déjà annoncé les mesures qu’ils pourraient envisager d’engager en faveur du logement :

  • Un éventuel plafonnement des loyers serait très mal ressenti par les propriétaires et les investisseurs.
  • La réduction des droits de mutation pourrait au contraire faciliter l’accès à la propriété et fluidifier le marché.
  • L’augmentation des droits à construire n’aurait qu’un impact limité! en particulier à Paris et en Ile-de-France où le problème du logement est le plus crucial.
  • Compte tenu de l’état des comptes publics, de mauvaises nouvelles fiscales pourraient être rapidement annoncées après les élections.

Dans cette situation, de nombreux acteurs restent attentistes, une attente qui pourrait durer encore plusieurs mois après les élections présidentielles et législatives jusqu’aux éventuelles annonces de mesures incitatives ou pénalisantes.

Légère détente sur les crédits immobiliers

Grâce à la BCE, la plupart des banques européennes ont pu restaurer leurs fonds propres dans d’excellentes conditions. Elles ont de plus accès à des liquidités à des taux très attractifs et peuvent même se refinancer à long terme à des taux avantageux. Dans ces conditions les banques retrouvent de l’appétit pour l’immobilier. Mais elles restent extrêmement sélectives sur le profil des emprunteurs. Si les taux sont durablement peu élevés, l’accès au crédit reste soumis à des règles strictes (montant de l’apport, taux d’endettement, solidité de la situation professionnelle, etc.).

Acheteurs et vendeurs : il est toujours possible de faire de bonnes affaires

Les acheteurs solvables peuvent aujourd’hui bénéficier de très bons crédits qui les placent en excellente position pour réaliser des affaires. Mais attention, tout peut évoluer très vite et il ne faut pas perdre trop de temps en pensant que la situation sera encore meilleure dans quelques mois.
Pour les vendeurs, la position est un peu plus complexe mais elle est quand même plus favorable qu’elle a pu être en 2008/2009 au cœur de la crise. Si le marché est au ralenti, il n’est pas bloqué pour autant. Vendre aujourd’hui est avant tout une question de prix. Il ne faut surtout pas mettre son bien en vente plus de 10% au dessus du prix de marché. Dans le contexte actuel, une telle stratégie se traduit par une absence d’appels et de visites par les acquéreurs potentiels. Quand on est 5 à 7% au dessus du prix de marché, les acheteurs se manifestent et les transactions se réalisent dans de bonnes conditions quitte à lâcher un peu de lest en fin de négociation.
Présentation au bon prix, stratégie de communication efficace, accompagnement de professionnels compétents pour conclure avec les bons acheteurs, sont les clefs d’une vente réussie. Les vendeurs qui ne respectent pas ces critères dans le marché actuel ne vendront pas.

À propos du Baromètre Meilleurs Agents
Chaque mois, Meilleurs Agents publie son baromètre des prix de l’immobilier résidentiel à Paris et en Île-de-France, un indicateur avancé qui permet d’analyser précisément les différents marchés locaux et de donner une tendance en temps réel à tous les acteurs de l’immobilier.
Ce baromètre mensuel est calculé sur la base des avant-contrats (promesses de vente ou compromis) signés après expiration du délai légal de rétractation de 7 jours par les agences du réseau Meilleurs Agents en Île-de-France, quand les données de la Chambre des Notaires de Paris se basent sur les actes authentiques enregistrés dans les offices notariaux. Le passage chez le notaire intervenant généralement 3 mois après la signature de la promesse de vente, ce délai explique le décalage observé entre le baromètre Meilleurs Agents et les statistiques officielles. Depuis le lancement du Baromètre en septembre 2008, les tendances annoncées par Meilleurs Agents ont toujours été confirmées par les données des notaires quelques mois plus tard.

L'équipe scientifique de Meilleurs Agents

31 commentaires Masquer les commentaires Voir les commentaires

  • simon dit :

    bien vu votre analyse

  • gérard dit :

    marché au ralenti…..bizarre…chez moi il n’y a pas une annonce qui dépasse les 8 jours!!

  • Gérard MANVUSSA dit :

    @ gérard 31/03 13H27 : ce n’est pas incompatible… une baisse du nombre de transactions ne veut pas dire que les biens mettent plus longtemps à être vendus…

  • Boualem dit :

    @Gérard. C’est où chez vous ?

  • Stéphane dit :

    Ce qui nous pend au nez après les élections c’est la taxation des plus-values sur la vente des résidences principales; au regard de l’augmentation des prix de l’immobilier ce serai une manne énorme pour le gouvernement.
    Lorsque j’ai vu que les droits de mutation allaient être divisés par deux (-4M de recette), je me suis tout de suite demandé ce que cela cachait.

  • Duclos dominique dit :

    Moi je Trouve qu’actuellement il est plus intéressant de passer par une agence qui évalue le bien a son juste prix , j’ai un peu laisse pap car le particulier Surévalue son bien et je vois qu’ils restent très longtemps a la vente 8 a 10 mois pour certains …

  • Duchemin dit :

    La tendance est très bonne, personne sur Paris ne veut vendre si les prix baissent. Le mieux est en effet d’attendre. La demande de logement est tellement élevée qu’au final, le marché va forcément remonter. Etant propriétaire, c’est parfait.
    En tant qu’investisseur, il faut toujours se demander si l’argent bloqué dans des murs rapportent suffisamment et au moins autant que si cet argent était placé sur un marché obligataire soit avec un rendement actuel de l’ordre de 5% minimum.

  • Doumé dit :

    Il faut distinguer Paris intra-muros et certaine commune limitrophes particulières avec le reste M. Duchemin. N’oubliez pas que la crise financière n’est certainement pas finie. La Grèce ne pourra jamais rembourser et les pays latins ont une dette pays dont les montants inquiètent. Demain (dans 1 ou 2 ans, c’est peut-être notre AA qui sera en danger)? Ce n’est pas les petits saupoudrages d’impôts qui règlerons les pbs de fonds.
    Par conséquents, le prix des actifs est bien trop élevé. a bourse ne repart pas (-50% sur ses plus hauts historiques), demain la pierre même si cela est du physique pourrait bien avoir un coup de mou pour quelques années comme dans les années 92-95; ce qui n’est pas illogique. Les arbres ne montent jamais jusqu’au ciel. De plus, le chomage n’est pas prêt de diminuer et bientôt les nouveaux retraités devrons entamer leur capital pour garder leur train de vie. C’est une analyse qui vaut ce qu’elle vaut mais à voir …
    Dans tous les cas en moyenne couronne et grande couronne les prix les pris stagnent, voir amorcent déjà une baisse de façon générale.
    NB : Je ne suis pas un professionnel mais un observateur de marché. Je prend le pari que je paierai moins cher dans 2-3 ans mon bien (maison indiv en grande couronne) qu’aujourd’hui. Les taux pourraient remonter un peu mais globalement j’aurai moins d’intérêt sur ma dette avec un apport bien plus intéressant.

  • vero dit :

    L’Espagne etant en crise financière, notre bien au pays basque sur Hendaye ne se vend pas depuis plus d’un an ! je doute qu’avec les perspectives d’avenir peu réjouissantes pour l’Europe sur le plan endettement çà s’arrange ..

  • loulou dit :

    Le marché est tellement au ralenti, qu’un diagnostiqueur immobilier sur Paris m’a confié qu’il n’avait plus de mission et qu’il ne gagnait absolument plus sa vie (il n’est même plus au SMIC depuis le début de l’année alors que les 2 années précédentes, il gagnait 8000 €/mois….). Les vendeurs font les diags une fois qu’ils ont trouvé l’acheteur car ça coûte cher pour eux d’investir direct 1 000 € dans des diags et ce, même pour ceux qui sont à la tête d’un appart de plus d’un 1M€ ! Ils n’ont même pas les moyens d’investir 1000 € mais trouvent normal qu’un jeune couple ait les moyens de se payer leur appart alors même qu’ils n’auraient pas pu se l’offrir à leur prix de présentation…..On marche vraiment sur la tête. C’est sûr, c’est en ne foutant rien qu’on gagne de l’argent, c’est bien connu. On achète un appart à Paris et 2 ans après, on le revend avec une PV de 30 %, gagner de l’argent en dormant, ça a marché ces dernières années….mais ça ne marche plus : les arbres ne montent pas jusqu’au ciel. Après 10 ans de sommeil profond, la France est en train de se réveiller. Il était temps ! Nous sommes entrés dans une crise immobilière sans précédent…..Gloire à ceux qui ont su vendre et quitter Paris, pitié à ceux qui se sont endettés sur 25 ans en se mettant un emprunt colossal sur le dos pour acheter leur petit appart parisien (ils pourront se consoler en se disant qu’ils auront un toit à leur retraite parce que c’est bien la seule analyse qu’il ait eue en achetant, non ???? En tous cas, je leur souhaite de ne pas se retrouver entre-temps au chômage…..) Le rendement merdique qu’il pouvait en retirer en cas de mise en location, ils l’ont complètement occulté, tellement ils avaient des oeillères devant les yeux : Ben, oui, si ça prend 20 % par an, ça va continuer éternellement. Enfin, comme à la bourse, en face des PV, il y a tjs des MV……Elles vont être très raides pour certains, surtout ceux qui vont devoir vendre pour cause d’accidents liés à la vie (chômage, divorce….). Ils apprendront à leurs dépens que la propriété peut coûter très cher et qu’un investissement quelqu’il soit se réfléchit, on ne prend pas des décisions comme un mouton. Toujours regarder les fondamentaux parce que à terme, la raison économique reprend nécessairement le dessus.

  • dubitatif dit :

    Bonjour,
    Il ne me semble pas avoir rêvé – et je suis très surpris personne ne l’ai relevé – mais au cours du mois dernier, le prix moyen au m2 à Paris, que vous indiquez dans la rubrique « prix immobilier » a sauté sans explication d’un peu moins de 7800 euros, je crois me souvenir, à l’actuel 8370 !
    Que s’est-il passé ? Alors que vos chiffres et vos analyses semblaient faire référence, comment doit-on comprendre ce « décrochement » abracadabrant ?

  • @dubitatif : La question a en effet été évoquée, mais sur le forum ! Vous trouverez l’explication détaillée de cet ajustement ici :
    http://www.meilleursagents.com/forums/topic-prix-paris-modifie-1365/
    À bientôt !

  • dubitatif dit :

    Merci pour réponse, mais vous me permettrez de trouver l’explication un rien fumeuse.
    Cette correction d’un « écart cumulé » (soit !) mixée à une soudaine volonté de « refléter la valeur moyenne des biens immobiliers à Paris, qu’ils soient vendus ou non » !!! qu’est-ce que c’est que cette histoire ?
    Tout l’intérêt de votre chiffre résidait bien dans le fait qu’il était calculé sur les ventes, qu’il reflétait donc l’état réel du marché.
    Y injecter maintenant le paramètre « valeur du stock » – en gros, le prix que vous (agents, vendeurs par procuration) estimez – quand nous avions un outil formidable pour mesurer la valeur vraie (le prix auquel les acheteurs ont bien voulu payer et les vendeurs consentir), est une énorme erreur me semble-t-il ! en terme de stratégie, de crédibilité… vous venez simplement de scier la branche sur laquelle vous étiez assis !

  • Ted dit :

    Je suis entièrement d’accord avec Dubitatif!!!
    Qu’est-ce que c’est que cette histoire ou finalement c’est vous qui décidez du prix de l’immobilier!!!!
    Il faut vraiment revoir vos cours d’économie de base.
    Pour résumer, si 90% des vendeurs ne baissent pas leur prix mais ne vendent pas et 10% baissent de 20% et vendent leur bien, pour vous, le prix du m2 ne change pas!!!!

  • Manu dit :

    100% d’accord avec dubitatif. A l’instant où on commence à trafiquer les chiffres (et où ça se voit) pour des raisons tendancieuses (pour favoriser son activité ?), on se décrédibilise instantanément.

  • autre Dubitatif dit :

    mais franchement, vous avez déjà trouvé des annonces au prix de Meilleurs agents ?
    dans le 10eme ,on trouve rien à moins de 9500 le m2…soit 2000 € de plus qu’affichés par leur moyenne …

  • Incompréhension dit :

    Je ne comprends pas l’intérêt d’incorporer des données de stocks (biens non vendus) dans votre indice, les biens en question ne se vendront potentiellement jamais au prix indiqué.
    En cas de baisse les prix de stock baissent bien moins vite que les prix de flux (marge de négociation en hausse). Vous limitez donc artificiellement la baisse de votre indice!
    Le seul intérêt de cet indice est pourtant d’être réactif et basé sur des transactions réelles cet modification le discrédite!
    Je ne comprends pas

  • bensen dit :

    Juste histoire de les défendre (un peu), cette valeur de « stock » n’est pas une histoire de prix de présentation, c’est le résultat de leur algo d’estimation basé sur les dernière appliqué à l’ensemble du parc. Si les seuls biens qui se vendent sont d’une qualité inférieure à la moyenne, le prix sera plus bas mais ne voudra pas forcément dire que les biens de bonne qualité en stock ont perdu de la valeur.
    Il n’empeche que l’indice de flux donné auparavant était un reflet intéressant de l’état des acheteurs-vendeurs sur le marché à un instant T et que cette info est perdue…

  • Ted dit :

    Ou alors, il faut indiquer les 2 valeurs: le prix des biens vendus et le prix « global »

  • Sébastien de Lafond dit :

    Chers tous,
    Je comprends que l’ajustement du prix Paris de notre carte des prix en mars ait pu étonner certains d’entre vous. J’ai déjà apporté des réponses sur le forum du site. Il n’y a aucune malice ou manipulation derrière cet ajustement. Nous avons fait évoluer le prix Paris affiché sur la carte des prix en ajustant mois après mois le prix de départ de septembre 2008 fonction de notre indice mensuel (publié dans notre baromètre). De septembre 2008 à mars 2012, la valeur indexée su prix Paris s’est progressivement décalée d’un peu plus de 4% avec la réalité des prix de marché. C’est très peu en 3 ans et demi, mais nécessitait néanmoins un ajustement pour recoller avec le prix moyen de marché à Paris. Ce type d’ajustement se reproduira à l’avenir (espérons-le pas avant plusieurs années) et est techniquement inévitable. L’essentiel est, comme le graphe du baromètre le montre, que nous ayons systématiquement annoncé les statistiques officielles avec 5 mois d’avance depuis septembre 2008, ce qui est une très belle performance.
    Je rappelle enfin que cet ajustement technique ne concerne que le prix Paris affiché sur notre carte. Seul ce prix était ajusté « manuellement » pour rester cohérent avec notre indice mensuel. Nos estimations de prix et prix de marché partout en France ne sont absolument pas affectés et sont actualisés chaque mois en fonction des données de transaction et informations de marché. Nous avons ce mois-ci sensiblement amélioré le détail des prix dans une centaine de villes de province et créé des indices régionaux très intéressants. Nous travaillons sans relâche à l’amélioration de nos outils pour vous fournir la meilleure information possible sur le marché immobilier.
    Souhaitant avoir répondu à vos interrogations,
    Vous remerciant de votre fidélité,
    Sébastien de Lafond
    MeilleursAgents.com

  • Guy dit :

    personnellement et donc tout seul ,
    — je constaste que les stocks augmentent on a des biens qui ne se vendent pas depuis plus d’un an en région parisienne , ce qui facilite la négociation au bout d’un certain temps et donc la baisse des prix.
    — que ce soit la gauche ou la droite , les impôts vont monter donc capacité d’achat moindre …
    — Je pense que le credit va se réorienté vers les entreprises à terme ,
    30 ans et 35 % d’endettement va creer des bombes à retardement j’ai déja vu des biens ou les acheteurs endettés voulait revendre leur bien 2010 incluant les frais de notaires mais sans succés
    — Il existe des différences de prix entre les anciens biens en vente depuis plus d’un 6 mois et les nouveaux, les biens en bon état à un prix inférieur à 2011 se vendent pas les autres
    — le rendement locatif est nul ou négatif sur 20 ans ( uniquement les loyers sans les divers frais) ont une rentabilité négative face à un livret A ou l’argent est disponible
    — la presse , elle fait écho de baisse entre 5 et 10 % donc les acheteurs veulent cette baisse comme les acheteurs voulaient les hausses prévues .
    Le marché est à plusieurs vitesses
    sur une même zone les nouveaux biens à un prix raisonnable donc inférieure à l’année dernière se vendent vite , les biens de plus de 6 mois au prix 2011 , ne se vendent pas .
    sur une zone avoisinante chute brutale des prix.
    Vous allez me répondre , que c’est normal les secteurs recherchés ( rer , commerce, ..) sont plus chers , à ma grande surprise , la régle n’est pas toujours vraie, la différence se fait sur la psychologie des agences et des vendeurs c’est la seule explication que je vois…

  • Guy dit :

    j’aimerais l’avis de professionnels comme M. Sébastien de Lafond, sur mon précédent post , je suis simple acheteur.
    Juste un dernier indicateur , l’activité des agences , autrefois à partir de Mardi vous aviez des difficultés pour avoir un rendez vous en agence le samedi de la même semaine aujourd’hui vous pouvez tenter votre chance le jour même …
    De même le secteur des agences devient de plus en plus grand , signe de stagnations des ventes …

  • dubitatif dit :

    @Monsieur de Lafond
    Il me semble que la « correction » a été plutôt de l’ordre des 7%, que des 4 dont vous parlez …de ce décalage progressif, qui justement ne s’est jamais vu sur vos graphes, la courbe officielle venant toujours coller précisément à la votre. Mais bref, cela doit sûrement résulter de quelques subtilités statistiques, dont le lissage de courbe, qui me dépassent.
    Il n’en reste pas moins, que vous ne revenez pas sur ce qui pose problème (au vu des nombreuses réactions), c’est cette incorporation incongrue de la « valeur du stock » à votre « prix Paris ».
    Je trouve définitivement regrettable que vous ayez sabordé cet indice, qui était calculé sur les prix de ventes réels, pour le remplacer par celui-ci qui spécule sur la valeur des biens « non vendus ».
    Dommage, vraiment !

  • Sébastien de Lafond dit :

    Cher Dubitatif,
    Nous n’avons en rien sabordé notre indice dont le mode de calcul n’a absolument pas changé. Il est toujours calculé sur la base des promesses de vente signées chaque mois par nos agences partenaires. Cet indice demeure le plus réactif du marché. Il a permis de connaître les évolutions du marché systématiquement avec 5 mois d’avance sur les statistiques officielles depuis 2008. L’ensemble des indices annoncés depuis septembre 2008 est disponible sur le site (dans l’espace presse) permettant à chacun de vérifier la qualité de nos statistiques.
    Nos lecteurs avisés auront remarqué que nous ne communiquons que très rarement un prix du m2 moyen à Paris dans nos baromètres, dont l’objet est de suivre l’évolution haussière ou baissière des prix de transaction. Le prix Paris affiché sur notre carte de Paris a été ajusté en mars pour recoller après 4 ans d’indexation avec la valeur moyenne du m2 de l’ensemble du stock immobilier à Paris. Un tel décalage en 4 ans est remarquablement faible comme tout expert sérieux peut l’attester.
    Souhaitant avoir répondu à vos interrogations,
    Joyeuses Pâques à tous,
    Sébastien de Lafond
    MeilleursAgents.com
    PS : Je remercie par ailleurs les différents intervenants à cette discussion de conserver un ton modéré et respectueux de leurs interlocuteurs. Le site de MeilleursAgents.com ne doit pas évoluer en lieu de polémique stérile où l’anonymat des intervenants permet tous les débordements.

  • Christophe dit :

    Je ne suis pas certain d’avoir tout compris :
    -Soit il s’agit d’un réajustement avec l via les chiffres des notaires

  • Christophe dit :

    Je ne suis pas certain d’avoir tout compris :
    -Soit il s’agit d’un réajustement avec la totalité des transactions provenant des données des notaires et les votre (meilleurs agents se base sur l’échantillon des transactions de ses agences partenaires. Ce qui permet d’avoir une tendance plus ou moins représentative mais n’est pas pour autant toutes les transactions). Ce réajustement est effectivement salutaire pour avoir une base plus fiable.
    -Soit vous intégrez effectivement la valeur du stock (comme vous l’avez écrit http://www.meilleursagents.com/forums/topic-prix-paris-modifie-1365/ ) . Et dans ce cas, permettez moi d’être assez surpris. Cela reviendrait à changer les règles en cours de jeu. Voir remettre totalement en cause le principe et l’intérêt de votre site.
    Pouvez-vous m’éclairer ?

  • Sébastien de Lafond dit :

    Cher Christophe,
    Le baromètre sert à connaître l’EVOLUTION DES PRIX, à la hausse ou à la baisse chaque mois. Il est calculé sur les promesses de vente de nos agences partenaires. La fonction du baromètre est donc de savoir si le marché monte ou baisse et de combien chaque mois avec le plus de réactivité possible. D’une certaine manière, le baromètre ne vous donne aucune indication sur la valeur du m2 moyen à Paris ou ailleurs, ce n’est pas sa fonction.
    Nos cartes de prix et outils d’estimation servent à calculer LA VALEUR DES BIENS. Les valeurs de la carte des prix et outils d’estimation évoluent en fonction des données notaires (actes authentiques), agences partenaires (promesses de vente) et annonces. Notre algorithme propriétaire recalcule chaque mois la valeur de l’ensemble des biens en France, qu’il y ait eu une transaction à cette adresse ou non. Quand vous recherchez le prix moyen dans une ville, c’est le prix moyen de l’ensemble des biens de cette ville qui s’affiche (prix moyen du stock). SAUF A PARIS ! Pourquoi ? Parce que dans un souci de cohérence avec notre communication sur le baromètre, nous avons décidé de faire évoluer le prix moyen du m2 à Paris (celui affiché sur la page prix Paris, sans aucun impact sur LA VALEUR DES BIENS à Paris) en fonction de la hausse ou baisse du prix à Paris chaque mois.
    Comme les méthodes de calcul du baromètre et de la carte des prix sont différentes, un écart s’est creusé de septembre 2008 à mars 2012. Encore une fois et pardon de me répéter, c’est inévitable. L’alternative serait de laisser évoluer le prix Paris affiché chaque mois en fonction de l’évolution de la valeur de l’ensemble des biens (valeur du stock). Mais là, nul doute que vous seriez très nombreux à nous demander pourquoi ce prix Paris n’évolue pas en accord avec notre baromètre. A ce jeu là, nous ne pouvons jamais gagner, sauf à tenter de vous expliquer comme ici, qu’il n’y a pas de malice et que nos outils restent -non pas infaillibles- mais de loin les plus fiables du marché.
    J’espère avoir réussi à vous éclairer sur ces sujets. Ils ne sont pas simples, je le reconnais, mais sachez que nous faisons le maximum pour vous fournir la meilleure information possible.
    Bien cordialement,
    Sébastien de Lafond
    MeilleursAgents.com

  • loulou dit :

    Le marché n’est pas prêt de repartir quand on voit les programmes des candidats à la Présidentielle. Dans les propositions et le chiffrage du projet de Sarko (http://www.u-m-p.org/actualites/editos), il prévoit de supprimer la déductibilité des dépenses de gros travaux pour la détermination des revenus fonciers (cf bas de la p 10 et haut de la p 11 des propositions et du chiffrage)………..C’est une vraie bombe pour tous les investisseurs privés…sans compter les professions de l’immo, les artisans etc…..Si on a une telle mesure à terme, c’est pas un atterissage en douceur de l’immo qu’on va avoir mais un effondrement total. Plus aucune rentabilité, une rentabilité directement négative sur Paris, et en plus une fiscalisation directe au max des revenus fonciers. C’est une pure bombe ce truc. Finalement, entre Hollande et Sarko, c’est devenu du grand n’importe quoi…. On marche vraiment sur la tête. Après sa France de proprios en 2007 (son PTZ, sa réduction d’impôt sur les intérêts d’emprunt liée à la résidence principale) qui n’a fait que contribuer à l’augmentation de la bulle immo, Sarko va nous la faire exploser dans des proportions jamais égalées jusqu’ici. Le krach immobilier des années 1930 et le krach des années 91, c’était rien en comparaison à ce qui nous attend…….

  • Ted dit :

    Bonjour,
    à quand le prochain barometre svp?

  • Mathieu dit :

    Même question: le baromètre au 1er avril est prévu pour quand?
    Note: je trouve que la refonte de votre page d’accueil est moins claire qu’auparavant. Les sections actu et forum sont beaucoup moins visibles… on dirait presque que c’est fait exprès pour que les gens n’y aille pas!
    Merci par avance

  • @Ted et @Matthieu : Le baromètre du 1er avril sera diffusé demain matin, en attendant, vous trouverez les variations en avant-première sur notre Fanpage Facebook :
    https://www.facebook.com/meilleursagents

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