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Sommes-nous à la veille d’un retournement du marché immobilier résidentiel ? – Conférence de presse du 04 septembre 2018

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Paris, le 4 septembre 2018. A l’occasion de sa conférence de presse de rentrée, Meilleurs Agents publie la 105ème édition du baromètre mensuel d’analyse du marché immobilier résidentiel à Paris, en Île-de-France et dans les dix et cinquante plus grandes villes de France.

Points clés :

  • L’équipe scientifique de Meilleur Agents dévoile tous les indicateurs dont l’examen rigoureux permet de comprendre et analyser objectivement la situation réelle du marché immobilier résidentiel ancien et d’en anticiper les évolutions à court et moyen terme.
  • Les huit premiers mois de l’année 2018 s’inscrivent au niveau national dans la continuité de 2016 et 2017 : augmentation régulière et mesurée des prix, volumes de ventes stables et élevés dans un marché fluide.
  • Les primo-accédants représentent toujours en moyenne un tiers des acheteurs avec une légère baisse de la part des investisseurs locatifs au profit de l’achat revente (secondo-accédants).
  • L’ équipe scientifique de Meilleurs Agents dévoile un nouvel indicateur clef pour encore mieux appréhender la situation du marché : le Délai de Vente Médian (DVM) dont la valeur continue de baisser dans les grandes villes de France.
  • L’analyse de l’ensemble de ces facteurs (évolution du chômage, Délai de Vente Médian, Indicateur de Tension Immobilière, pouvoir d’achat immobilier, évolution des taux d’intérêt, durées d’emprunt, perception des agents immobiliers, évolution réglementaire…) conduit à prévoir que le marché immobilier résidentiel conservera sa dynamique actuelle jusqu’à l’été 2019.
  • Meilleurs Agents prévoit une hausse des prix de +1,5% en France d’ici l’été prochain et dévoile les perspectives d’évolution du marché à Paris et dans les 10 plus grandes villes de France.
  • Plusieurs indicateurs montrent néanmoins que le changement de cycle est proche et devrait intervenir dans moins d’un an probablement sous l’effet d’une hausse des taux décidée par la BCE.

L’analyse de Sébastien de Lafond, Président et fondateur de Meilleurs Agents:

En cette rentrée 2018, bon nombre d’acteurs plus ou moins bien informés annoncent pour les uns un marché toujours plus florissant et pour les autres un fort retournement de tendance qui mettrait à mal l’ensemble des acteurs du marché immobilier résidentiel.
Depuis 10 ans, Meilleurs Agents s’est doté d’une équipe scientifique de haut niveau pour collecter les données du marché et bâtir des modèles économétriques solides et rigoureux grâce auxquels nous publions chaque mois un baromètre mesurant précisément l’évolution des prix, des tendances et des facteurs qui influencent le marché. Ces analyses reflètent la réalité tangible de l’ensemble du marché immobilier résidentiel ancien français au-delà de nos seuls chiffres d’activité.
Aujourd’hui, et grâce à ce travail, nous pouvons clairement analyser le marché de septembre 2018 et en prévoir les évolutions à court et moyen terme.

La situation du marché:

Au premier septembre 2018, le marché immobilier résidentiel français s’inscrit dans la continuité de 2016 et 2017. En effet, les prix augmentent en moyenne régulièrement depuis 2016 : +0,8% en 2016, +1,7% en 2017, +1,1% depuis le 1er janvier 2018. Le volume des ventes reste stable à son plus haut niveau : 960 000 transactions en 2017, 948 000 sur 12 mois à mai 2018 (-1,25%). Avec plus de 3 ventes par an pour 100 ménages, le marché reste donc très fluide.
A Paris, la hausse des prix est sensiblement plus forte qu’au plan national : +5,3% en 2016, +6,7% en 2017 et +4,6% sur les huit premiers mois de 2018, soit +17,5% depuis 2016 et +41,5% depuis 10 ans.
Il faut cependant noter que sur les 8 premiers mois de l’année 2018, 35% des 50 plus grandes villes de France ont vu leurs prix moyens diminuer.

Qui achète de l’immobilier en France en 2018 ?

L’Observatoire des Agents Immobiliers réalisé semestriellement par Meilleurs Agents auprès des 11 000 agents partenaires permet de mesurer l’évolution de la composition des acheteurs du marché. Selon les agents immobiliers, en juillet 2018, comme un an plus tôt, les primo-accédants représentaient 32% des acheteurs au plan national. Sur la même période, les secondo-accédants sont passés de 40% à 42% alors que la part des investisseurs locatifs a diminué : 16% en juillet 2017 et 14% en juillet 2018. Les acheteurs de résidences secondaires sont pour leur part restés stables avec 12%.

Que prévoir pour fin 2018 et au-delà ?

Meilleurs Agents s’appuie sur des indicateurs complets et rigoureux pour bâtir son scénario prospectif et prévoir l’évolution du marché pour la fin de l’année 2018 et au-delà.

·         Un marché de l’emploi encourageant

Premier indicateur encourageant : la baisse du chômage. Malgré une évolution parfois en dents de scie et un niveau plus élevé que la plupart des grands pays européens, la tendance du chômage est à la baisse ce qui annonce une tendance positive à moyen terme pour l’évolution de la demande sur le marché immobilier.

·         Des transactions toujours plus rapides mesurées par un nouvel indicateur exclusif : le Délai de Vente Médian

Meilleurs Agents dévoile un nouvel indicateur de première importance : le Délai de Vente Médian (DVM) qui mesure le temps de commercialisation des biens immobiliers et donc la fluidité du marché. Fondés sur un modèle mathématique éprouvé (modèle de survie), les DVM sont calculés sur 3 mois glissants à partir des dates d’ouverture et de fermeture des annonces préalablement dédoublonnées, ainsi que les remontées de transactions réalisées par les 11 000 agences immobilières présentes sur la plateforme Meilleurs Agents. Le calcul neutralise les caractéristiques des biens ayant une influence sur la liquidité (nombre de pièces, étage, localisation).
Grâce à cet indicateur exclusif, nous constatons que les délais de vente continuent de baisser dans toutes les villes de France à l’exception de Bordeaux et Strasbourg. Le marché urbain est donc généralement fluide voire très fluide (39 jours à Paris, 45 jours à Lyon).

·         Une demande toujours excédentaire mais qui plafonne

L’Indicateur de Tension Immobilière (ITI) a été lancé en 2014 par Meilleurs Agents. Il mesure le rapport de force entre la demande et l’offre dans une zone géographique et à un moment donné. L’ITI est un indicateur avancé qui préfigure l’évolution des volumes de transactions et des prix à 6 à 12 mois. Le calcul de l’ITI a été amélioré en le calibrant grâce à un modèle d’appariement par analogie avec le marché de l’emploi. Aujourd’hui, l’ITI des plus grandes villes de France est systématiquement positif ce qui indique un surplus de demande par rapport à l’offre.

L’ITI montre donc un rapport de force favorable aux vendeurs généralement moins nombreux que les acheteurs ce qui contribue à la hausse des prix dans un contexte de taux d’intérêt bas. Cependant, l’évolution de l’ITI dans les différentes zones montre un plafonnement de cet excédent laissant préfigurer un rapport de force plus équilibré entre acheteurs et vendeurs et donc à terme (6 à 12 mois) une évolution moins dynamique des prix.

·         Un pouvoir d’achat immobilier élevé mais à la peine dans quelques grandes villes

Meilleurs Agents évalue précisément le pouvoir d’achat immobilier des Français à partir :

  • du prix moyen du m² pour chaque ville
    (source : Meilleurs Agents)
  • des revenus médians des ménages de 2 personnes
    (source : INSEE)
  • des taux d’emprunt immobilier sur 20 ans
    (source : Banque de France)
  • d’une mensualité de crédit égale à 33% du revenu disponible

Cet indicateur est comparé au seuil d’un logement décent, soit 36m2 pour deux personnes (18m²/pers. seuil de surpopulation défini par l’INSEE).
Grâce à la faiblesse des taux, le pouvoir d’achat des Français a largement progressé depuis les dix dernières années passant en moyenne de 35 m² en janvier 2008 pour atteindre aujourd’hui 52 m² en moyenne.
Mais les situations locales sont très contrastées et si le niveau national moyen est satisfaisant, nous constatons que le pouvoir d’achat est très en dessous de la norme acceptable à Paris (20 m²), Nice (31 m²), Bordeaux (32 m²) et bientôt à Lyon (37 m²).
La situation est plus favorable dans les autres grandes villes : Marseille et Rennes : 49 m², Toulouse et Nantes : 48 m², Lille : 47m²,  Strasbourg : 46 m², Montpellier : 45 m².

·         Des taux d’emprunt qui ne baissent plus

Le pouvoir d’achat immobilier des Français a été boosté depuis 2011 par la baisse continue des taux d’emprunt. Mais cette période semble arrivée à son terme avec des taux au plus bas qui ne baisseront probablement plus. La hausse des prix au niveau national (+1,7% en 2017 en moyenne en France) vient donc éroder progressivement le pouvoir d’achat des Français. Mais pas d’alerte à court terme car celui-ci reste globalement élevé et milite en faveur d’une continuation de la dynamique actuelle du marché.
Ne pouvant plus compter sur des baisses de taux pour compenser la hausse des prix, les Français empruntent sur des durées plus longues, qui atteignent désormais des sommets. Selon la Banque de France, ces durées atteignent aujourd’hui 240 mois en moyenne (hors rachat et négociation), un niveau que l’on n’avait pas atteint depuis janvier 2007 et qui ne pourra pas être significativement dépassé.
Enfin, le maintien des taux à un niveau plancher ne durera pas éternellement. La BCE a commencé à montrer les premiers signes d’une évolution de sa politique en réduisant progressivement ses opérations de « quantitative easing » et a annoncé une possible hausse des taux à l’horizon de l’été 2019.

·         Le point de vue des Agents Immobiliers : un changement d’équilibre entre l’offre et la demande

L’Observatoire des Agents Immobiliers de Meilleurs Agents interroge régulièrement les 11 000 agents inscrits sur le site pour analyser leurs sentiments sur le marché.
Les derniers résultats montrent un marché certes dynamique mais dont la dynamique est en train d’évoluer. Alors qu’en juillet 2017, seuls 16% des agents immobiliers constataient une augmentation de leur stock de mandats, ils sont 25% en juillet 2018. Ce chiffre confirme une fois de plus le retour de vendeurs opportunistes qui profitent des hausses de prix qui battent des records dans certaines zones.
Simultanément, 32% des agents immobiliers déclarent en juillet 2018 avoir un stock d’acquéreurs en baisse. Ils n’étaient que 20% en juillet 2017.
Augmentation des mandats et donc des biens à vendre d’un côté et diminution du nombre d’acquéreurs… la conclusion s’impose d’elle-même : le rapport de forces évolue vers un plus grand équilibre et donc la stabilité voire la baisse des prix… à terme.

·         Loi ELAN : peu d’impact sur la dynamique du marché de l’ancien

La loi ELAN qui devrait être votée prochainement au Parlement vise à libérer la construction de logements neufs et protéger les ménages les plus fragiles ce qui n’aura pas d’impact réel sur le marché de l’ancien.
On peut cependant regretter l’absence de réforme visant à favoriser la fluidité du marché. Une réduction sensible des droits de mutation, qui sont, en France, parmi les plus élevés en Europe, aurait été bienvenue pour fluidifier le marché et libérer la mobilité des Français.
Il faut aussi noter que l’encadrement des loyers rendu possible dans de nombreuses villes par la loi ELAN aura à nouveau un impact négatif sur la demande des investisseurs locatifs comme nous l’avions constaté à Paris et, dans une moindre mesure, à Lille.

Quel avenir pour le marché immobilier résidentiel ancien Français ? Le scénario de Meilleurs Agents

L’évolution positive du chômage, la rapidité de vente (Délai de Vente Médian), l’absence d’impact négatif de la loi ELAN, le maintien du pouvoir d’achat immobilier à un niveau élevé sont autant d’indicateurs de court terme qui militent en faveur du maintien de la dynamique du marché et donc de la continuité.
Cependant, plusieurs indicateurs laissent présager un changement de cycle d’ici probablement moins d’un an. Le sentiment des agents Immobiliers qui voient s’inverser l’équilibre du rapport de forces entre acheteurs et vendeurs, les durées d’emprunt qui ne peuvent plus augmenter, la probable remontée des taux d’intérêt par la BCE annoncent clairement un retournement de situation prévisible pour l’été 2019.
Nous sommes donc bien, sinon à la veille d’un changement de cycle, du moins à l’avant-veille d’une modification profonde des conditions du marché et donc d’une inversion de ses tendances avec des prix qui devraient s’orienter modérément à la baisse à la rentrée 2019 soit dans un an.
La situation paraît claire : le marché devrait poursuivre sa dynamique actuelle telle que nous la connaissons depuis 2016 mais à un rythme plus modéré et avec des volumes élevés mais inférieurs aux records de 2017.
Dans ces conditions, Meilleurs Agents prévoit que les prix augmenteront en moyenne en France de +1,5% d’ici l’été 2019. L’analyse des différents indicateurs montre que le changement de cycle n’est pas très loin, probablement dans moins d’un an.
Les facteurs d’évolution et les prévisions à un an de Meilleurs Agents pour Paris et les dix plus grandes villes de France sont détaillés dans le tableau ci-dessous :

 

Virginie Jacob

15 commentaires Masquer les commentaires Voir les commentaires

  • julien bonnetouche dit :

    Où en sommes nous ?,
    Pas terrible cette rentrée. Moins bien que l’an passé en tous cas.
    la croissance est à un niveau nettement inférieur à ce que l’on pouvait envisager en début d’année :
    les raisons sont essentiellement mondiales, avec un Trump qui ne cesse de la ralentir avec ses mesures protectionnistes annoncées, lesquelles gèlent les ardeurs des investisseurs du monde entier, et puis aussi un peu nationales avec les « retards » à l’augmentation du pouvoir d’achat provenant du différé de l’abaissement des charges salariales, et de la taxe d’habitation. (on se rappelle que l’augmentation de la CSG elle, avait été immédiate).
    En janvier nous aurons peut être le prélèvement à la source, (on le saura sous peu) qui lui aussi inquiète les français. Il ont en effet l’habitude de constater que chaque fois que l’on réforme, c’est en fait une augmentation des impôts que se profile derrière. Ils ont raison naturellement, les impôts qui seront payés en 2019 avec le prélèvement à la source seront plus élevés qu’ils ne l’auraient été avec l’ancienne méthode.
    On le voit, notre gouvernement ne s’attendait pas à cette pause dans la croissance mondiale, qui nous fait perdre quelques dixièmes de points, et autant de milliards qui manquent dans les caisses de l’État. D’où les coupes budgétaires ciblées… Le « rabot » ce n’est pas génial !!
    Mais peut être que le pire vient du « enmêmetemptisme » se limitant à engager des réformes sur le bon chemin, sans réellement aller jusqu’au bout.
    C’est une maladie française qui touche tous les gouvernements.
    Les acteurs du marché dans un premier temps enthousiastes, et soutenant le président Macron dans son action, restent un peu sur leur faim  ; et l’attentisme ainsi généré ne fait que mettre en exergue la faiblesse de l’activité intérieure incapable de prendre le relai de la croissance lorsque la conjoncture extérieure faiblit.
    Et puis toujours et encore les dépenses de l’État !! on n’y fait toujours rien.
    La France est loin d’être sortie de son état d’économie secondaire, comparée aux grands acteurs mondiaux. Nous devons donc encourager Macron afin qu’il persévère !!
    Donald Trump lui, peut se permettre cette politique qui gène l’ensemble de la planète, car ses mesures incitatives prises pour l’économie US donnent à plein : croissance à 4 % au T3, pas de chômage, et une certaine hausse des salaires avec un peu d’inflation. Mais les taux vont devoir remonter un peu, et les rapatriements de capitaux n ‘auront qu ‘un temps.
    Et il ne doit pas prendre le risque de fragiliser la bourse….
    Malgré tout, c’est toujours là bas que l’on peut le mieux devenir riche, si on en a l’envergure évidemment ….
    Les marchés financiers eux aussi attendent. On voit bien qu’ils aimeraient monter car les résultats des entreprises sont au rendez vous, mais chaque mois une mauvaise nouvelle les freine dans leur ardeur : L’Iran, La Turquie, les discussions avec la Chine, les voitures allemandes, la dette italienne….
    Si on y réfléchit un peu tout cela devrait être sans conséquences, mais le moral des marchés est ainsi fait !!!
    Il faudra sans doute attendre les élections de novembre aux US pour y voir plus clair. Ce n’est pas très loin.
    Mon ressenti ici c’est que les marchés financiers subiront une hausse, d’autant plus violente le moment venu, qu’ils auront plus attendu.
    A côté de cela, l’immobilier en France continue son petit bonhomme de chemin, un peu plus lentement là aussi que prévu en début d’année. La loi ELAN que l’on n’a pas encore bien lue, avec le retour de l’encadrement des loyers, la suppression de pas mal d’aides, n’aident justement pas.
    On ne relèvera jamais assez combien cet encadrement des loyers est psychologiquement néfaste aux yeux des investisseurs au sens large, car il laisse planer un doute sur la volonté réelle de libéralisme du gouvernement.
    La question que nous nous posons tous est la suivante :
    Aurons nous une inversion de tendance sur l’immobilier  ?
    A Paris, les notaires nous disent 9430€/m² moyen en septembre ( nous étions à 9000€ en janvier). On n’atteindra donc pas les 10000€ en fin d’année mais quelque chose comme 9600€…..
    Mais après ?
    On le voit bien, l’économie française est hautement dépendante de l’économie mondiale, et une récession ne manquerait pas de nous affecter gravement.
    Je n’y crois pas vraiment car le Dow Jones a tout de même besoin du reste du monde. C’est là la limite des tweets de Trump !!
    Cela dit, une fois de plus, les villes où l’activité est soutenue par la croissance technologique souffriront moins que le reste.
    De toutes façons, je le répète, l’offre de qualité est quasi nulle à Paris, et il ne faut pas compter trouver un appartement correct, dans un quartier agréable, en dessous de 11000€/m². »
    Les touristes aussi, viennent ou reviennent en force, traduisant l’engouement pour notre capitale qui reste la première destination au monde. La construction d’hôtels pas trop chers en périphérie, ainsi que la rénovation de plusieurs établissements de renom en hôtels de grand luxe témoignent de l’anticipation des investisseurs vis à vis de toutes les clientèles.
    Et les volumes demeurent élevés, et tous cela montre la pression acheteuse, et permet d’anticiper des prix qui ne baisseront pas.
    Il suffirait d’un desserrement de l’étau sur la croissance mondiale avec un retour à la normale des relations commerciales, pour que les forces économiques se libèrent et que tout reparte de plus belle ; car les fondamentaux sont là (expansion économique de l’ensemble de la planète, et marche forcée vers une digitalisation globale dont on ne voit que le début, et cela pendant encore des années).
    Ma vision du moment est donc la suivante :
    Je n’ai pas à ma disposition des indicateurs de MA, mais je suis assez d’accord pour les mois à venir :
    malgré tous les problèmes présents et le passage à vide de notre président, à moins d’un accident grave, Il ne devrait pas y avoir de rechute sur le marché parisien, tout au plus une pause momentanée.
    Je suis un peu plus circonspect quant aux projections pour la rentrée 2019 (dans un an).
    Certains croient aux cycles d’autres pas. Je fais partie des seconds. J’évoquerais plutôt des respirations…
    Je ne crois pas non plus à une hausse des taux significative en Europe, et je la pense limitée aux USA.
    Les tendances, dans la situation d’expansion économique mondiale actuelle, dépendent surtout des agissements politiques des grands décideurs (Trump en l’occurrence)
    Si Trump se calme tout repartira de plus belle !!

  • Echolyn dit :

    « Si Trump se calme tout repartira de plus belle !! »
    N’importe oik ! Trump a baissé les impôts ce qui fait que la croissance aux USA est démentielle comparée à la nôtre et que que les USA sont en plein emploi ! Macron est une « brindill »e à côté de Trump qui est bien plus qualifié que ce que l’on nous dit !
    La seule critique que l’on peut faire du Trump est que sa personnalité se démarque du « politiquement correct » ! Macron est politiquement trop correct : s’il pouvait prendre copie sur Trump un petit peu . . .

  • cecile LE GOFF dit :

    Le prix de l’immobilier a PARIS ne m’interesse pas et la BRETAGNE QUE DITES VOUS ?

  • Giboudeaux dit :

    Pouvez vous m’expliquer comment le prélévement à la source augmente l’imposition, ceci pour un revenu imposable similaire et un même taux qu’avant.

    • Vincent dit :

      L’exemple (le plus extrême) est le cas du jeune diplômé qui commence à travailler en 2019. Pas d’APL (alors qu’il en aurait eu avant) car revenu trop élevé et impôts sur le revenu (alors qu’il n’en aurait pas eu).
      Plus globalement, tout ceux qui sont augmentés vont payés plus d’impôts en étant payés sur l’année en cours.

    • ImmoParis dit :

      L’explication que tu donnes à Giboudeaux ne tient pas.
      Ta phrase initiale  » Ils ont raison naturellement, les impôts qui seront payés en 2019 avec le prélèvement à la source seront plus élevés qu’ils ne l’auraient été avec l’ancienne méthode. » est complètement ridicule !
      Tu oublies ceux qui deviennent retraités en 2019, ceux qui tombent au chômage, ceux qui ont un enfant,… Tous ces gens payeront en 2019 moins d’impôts que ce qu’ils auraient payé sans cette réforme. Tu ne peux donc pas généraliser comme tu l’as fait plus haut !
      Il faut voir sur le long terme, le passage aux prélèvements à la source permet à chacun de bénéficier du cadeau d’une année d’impôts (hors revenus dits exceptionnels) et ça tu sembles l’oublier (année blanche 2018).
      Quand tu partiras à la retraite en 2045, tu payeras moins d’impôts que ce que tu aurais payé sans cette réforme, Quand tes parents décèderont (si ce n’est pas déjà le cas) tu n’auras pas à payer leurs impôts, quand tu décèderas tes enfants n’auront pas tes impôts à payer,…
      Le passage aux prélèvements à la source c’est moins d’impôts versés sur toute une vie donc ton raisonnement est juste absurde.

    • Vincent dit :

      @ImmoParis :
      1- Je donnais un exemple d’une personne qui ne sera jamais gagnante. Je ne concluais pas sur le fait qu’en globalité les français paieraient plus d’impôts.
      2 – Ce que vous dites est complètement faux et naïf.
      Personne ne va récupérer son année d’impôts 2018 tout simplement car c’est à la mort qu’on arrête de payer des impôts et non pas à la retraite. Et on ne peut pas récupérer de l’argent quand on est mort.
      Il y a des gagnants et des perdants. Les grands perdants sont ceux qui rentrent l’années prochaines dans la vie active et tous ceux qui viendront après eux. Les grand gagnant sont les héritiers de 2019 qui ne devront pas payer l’impôt de la dernière année de vie. Entre les deux, cela se calcul. Cela dépend entre autres de l’âge au moment de la réforme, des augmentations de salaire, de la chute (ou non) de ces revenus à la retraite, de l’augmentation de ces revenus (placement, revalorisation de la retraite,…) après la retraite,…
      Comme je pense qu’un calcul vaut largement mieux que plusieurs pages de conversation soporifique, voici un exemple d’une personne qui va payer toute sa vie plus d’IR et c’est seulement ces héritiers qui gagneront sur l’héritage. Si et seulement si d’ici là un gouvernement de gauche et pour des raisons de « justice » ne décide pas de revoir le calcul des héritages par exemple : https://drive.google.com/file/d/10KLB0FmX-irX349jLHeIZGEvzKiXXTCZ/view
      Je précise biensur qu’on peut toujours trouver à redire sur le modèle. J’expose de manière assez simple et sans considérer toutes les variables (je n’ai revalorisé les tranches d’impositions en cours du temps par exemple car je ne connais pas le futur). J’expose seulement un exemple pour que certains comprennent qu’il se font totalement enfumer/qu’ils sont à côté de la plaque s’ils pensent qu’ils économisent 1 an d’impôts.
      Vous noterez aussi les notions de la valeur (1€ aujourd’hui ne vaut pas 1€ dans 30 ans) et l’utilité de l’argent (1€ vaut globalement plus quand on est au début de sa vie et qu’on a peu de patrimoine que quand on a un patrimoine conséquent). Si bien que l’avance d’argent donner à l’état aujourd’hui ne peut pas être comparer à la valeur récupérer par les héritiers au moment de la mort (si toute toutefois les règles n’ont pas changer d’ici là. Ce qui est objectivement peu probable).
      Pour finir je rappelle qu’au globale et pour tout un tas de raisons, cette réforme apporte des recettes supplémentaires à l’état et non l’inverse.

  • Julien bonnetouche dit :

    Bonjour Immoparis, Il y a bien sûr toutes sortes de cas particuliers, mais je faisais référence à la masse globale des revenus qui elle augmente chaque année ( de mémoire de 1 à 2 %) ce qui entraîne une fiscalité en proportion. Et donc cette «  avancée » arrange plutôt Bercy.

    • ImmoParis dit :

      @Julien bonnetouche Le problème c’est que vous utilisez cette augmentation annuelle de recettes fiscales (qu’elle soit dû à l’augmentation du nombre de foyers redevables, à une réelle hausse d’impôt,…) pour dire que les Français qui redoutent qu’une augmentation d’impôts se profile derrière cette réforme ont raison. Vraiment votre raisonnement n’a ni queue ni tête…
      « …inquiète les français. Il ont en effet l’habitude de constater que chaque fois que l’on réforme, c’est en fait une augmentation des impôts que se profile derrière. Ils ont raison naturellement… »

  • Julien bonnetouche dit :

    @Echolyn. Ce que nous disons n’est pas contradictoire. La France est devenue un nain économique a force de taper sur les entreprises depuis 50 ans.( on a 3 fois moins d’ETI que les allemands et 2Fius moins que l’Italie) donc pas d’exportation du chômage et beaucoup d’aide sociale. Nous dépendons donc en grande partie de l’eco mondiale qui elle est sous la férule des USA. La politique que mène Trump est possible la bas car il ont le dollar monnaie du monde et peuvent faire un déficit budgétaire de 5 %.C’est comme ça , Trump grogne et le reste du monde tremble. Les bourses ont mondiales restent sous pression et les marchés immobiliers des grandes capitales en dépendent aussi :plus les riches gagnent de l’argent plus ils achètent cher de beaux appartements. C’est pourquoi je pense que le marché parisien repartira lorsque le monde sera rassuré sur la guerre commerciale.

  • julien bonnetouche dit :

    @Immoparis,
    Bon alors on dira que globalement l’État encaissera davantage d’impôts, mais que les français ne sont pas inquiets. C’est mieux ?
    Moi je suis un peu inquiet quand même parce que le déficit de croissance devra être compensé par des hausses d’impôts puisqu’il n’y a aucune baisse des dépenses de l’État.
    Mais d’accord cela n’a rien à voir avec le PAS.

    • Vincent dit :

      Il ne faut pas lui donner raison pour éviter la confrontation sur le PAS. Il raconte des bêtises (cf ce que j’ai dit plus haut).

  • julien bonnetouche dit :

    Oui c’est vrai, mais bon, d’habitude il est plutôt sympa !!….

  • seera dit :

    Prix trés intéressant au France.

  • Grall dit :

    Bonjour,
    Bien souvent une demande au service des hyphotèques pour avoir un document concernant le bien envisgé reserve souvent des surprises. entre les prix estimer, le prix du vendeur, celui du notaire et la réalité des hypothèques, il y a parfois de quoi douter de la sincérité de certains acteurs.
    Pour ma part, je conseille fortement aux acheteurs, lorsque leur choix est arrété de demander le document aux hypothèques ce qui évite bien souvent des mauvaix choix ou investissement( différence entre les prix demander et la réalité du bien même avec une actualisation du prix d’achat tenant compte de l’inflation). La constataion est sans appel sur la réalité des prix et de la spéculation associé des différents acteurs du marché.

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