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Indicateur Meilleurs Agents / Empruntis N°2 : Pouvoir d’achat immobilier des Français, la situation en 2013

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Un an après avoir dévoilé le premier indicateur du pouvoir d’achat immobilier réel des Français, ville par ville, Meilleurs Agents et Empruntis.com unissent de nouveau leurs deux expertises pour donner les grands chiffres 2013.

Le pouvoir d’achat immobilier des Français en 2013 from Empruntis

Depuis 2012, trois constats majeurs :

  • Comme annoncé lors de la première édition de l’indicateur, le marché immobilier a perdu 30% d’acheteurs, et 20% de vendeurs. La baisse des prix espérée n’a pas eu lieu, en revanche les volumes de vente ont chuté.
  • Malgré une baisse exceptionnelle des taux, les emprunteurs ne sont pas revenus dans le marché.
  • En 1 an, le pouvoir d’achat des Français s’est amélioré, avec des augmentations allant de 4m² à Paris ou Nice, à 8m² à Strasbourg, Nantes et Rennes, soit une pièce supplémentaire !

Malgré un marché en crise, le pouvoir d’achat immobilier des Français est en très forte augmentation par rapport à l’année dernière. Une note d’optimisme pour 2013 ?

1. La situation du crédit

Les signes négatifs :

  • Critères d’octroi appliqués à la lettre
  • Pas de réouverture des durées longues
  • Vigilance renforcée des établissements bancaires sur la stabilité financière / secteur d’activité
  • Etude très approfondie des dossiers : budget transport, essence, chauffage… tout est passé à la loupe et intégré dans le calcul de risques
  • Recentrage sur une clientèle haut-de-gamme avec la multiplication des produits sur ce segment, y compris des banques peu positionnées auparavant

Les signes positifs :

  • Taux exceptionnellement bas (1 point de baisse effective sur une année) : resolvabilisation de ménages sur 1 an à conditions identiques d’octroi et grosses décotes possibles (jusqu’à 0,50% en dessous des barèmes affichés pour les très bons dossiers et 0,30% en moyenne pour les dossiers « classiques »)
  • Des prêts à 110% pour l’investissement locatif de retour sur le marché
  • L’apport n’est pas la condition n°1, ce sont les revenus
  • Des baisses sont encore possibles dans les semaines à venir

En clair, des taux très bas avec des conditions d’octroi prudentes mais réalistes. Au final, la baisse des taux d’1 point en 1 an a resovabilisé 20% des emprunteurs. Un bémol cependant, ils ne sont pas revenus dans le marché malgré cela, en témoigne la baisse des transactions enregistrée cette année.

2. La situation du marché immobilier

2012, l’année du rendez-vous manqué :

  • La baisse des prix tant souhaitée par certains n’a pas eu lieu
  • En revanche, les volumes de vente ont chuté (-30% à -40% selon les communes en Ile-de-France par exemple)
  • Une situation qui s’explique par plusieurs raisons :
  • Les taux d’intérêt ont baissé
  • L’équilibre entre l’offre et la demande s’est maintenu : la perte d’acheteurs solvables a été compensée par la perte d’acheteurs (-30%)
  • Conséquence de l’ « effet qualité » : les biens vendus en 2012 sont en majorité des biens de qualité supérieure, ce qui a contribué à maintenir des prix élevés
  • Entre 2011 et 2012, les ventes « confort » sont passées de 40% à 10%, contribuant à maintenir l’équilibre entre l’offre et la demande.

Les scenarios d’évolution :

  • La baisse des volumes va se poursuivre
  • Quasi-disparition des ventes « confort »
  • Pas de baisse significative de prix en 2013, mais l’effet qualité va s’estomper. Certains biens de moindre qualité dont la commercialisation a été retardée en 2012 vont se vendre en 2013
  • La construction de nouveaux logements restera limitée (le nouveau dispositif Duflot étant moins intéressant que le Scellier)

 

3. Pouvoir d’achat immobilier : le classement des villes où il fait bon devenir propriétaire

Classement des villes au plus haut pouvoir d’achat immobilier au 1er février 2012 :

  1. Strasbourg avec 72 m² (+8 m²/2012)
  2. Rennes avec 71 m² (+8 m²/2012)
  3. Nantes avec 65 m² (+8 m²/2012)
  4. Toulouse avec 62 m² (+7 m²/2012)
  5. Lyon avec 60 m² (+4 m²/2012)
  6. Bordeaux avec 58 m² (+6 m²/2012)
  7. Marseille avec 55 m² (+7 m²/2012)
  8. Lille avec 55 m² (+7 m²/2012)
  9. Nice avec 41 m² (+4 m²/2012)
  10. Paris avec 36 m² (+4 m²/2012)

Les Parisiens restent derniers du classement, malgré des revenus très nettement supérieurs à la moyenne.

Méthodologie :
La méthodologie tient compte des prix (source MeilleursAgents.com), des taux (source Empruntis.com) mais aussi et surtout des revenus réels (source Insee). Prise en compte de la réelle capacité d’endettement des ménages en fonction de leurs revenus et non plus d’une mensualité fictive.

  • Revenus réels ville par ville (INSEE)
  • Taux d’intérêt par région (Empruntis.com)
  • Prix au m² au 1er janvier 2013 localisés (MeilleursAgents.com)
  • Critères d’octroi (33 % d’endettement)
  • Durée du crédit (20 ans)
  • Apport (5 %)

Christine Bardet

34 commentaires Masquer les commentaires Voir les commentaires

  • Bidule dit :

    Bonjour,
    Pourriez-vous préciser la méthodologie appliquée pour calculer le revenu moyen par ménage ? La disproportion paris/province me surprend. Les écarts de l’INSEE sur les revenus médians (et non moyens, je le concède) sont typiquement de 10%.
    Cordialement

  • Fred dit :

    J’ai du mal à comprendre ces points négatifs.
    # Critères d’octroi appliqués à la lettre
    # Pas de réouverture des durées longues
    # Vigilance renforcée des établissements bancaires sur la stabilité financière / secteur d’activité
    # Etude très approfondie des dossiers : budget transport, essence, chauffage… tout est passé à la loupe et intégré dans le calcul de risques
    C’est pe mauvais pour le crédit, mais avoir des mauvais crédits c’est encore pire.
    S’endetter sur 30 ans est un gouffre, surtout pour acquérrir un taudis de 36m2…

  • @Bidule : Il s’agit du revenu moyen le plus récent calculé par l’INSEE, par ville (année 2011).

  • julien bonnetouche dit :

    Petit clin d’œil :
    Dommage qu’il n’y ait pas d’indicateur pour mesurer un élément essentiel : ce qu’il y a dans la tête des gens : par exemple, l’envie de vendre ou d’acheter.
    Pour que cela se transforme en chiffres, il faudra attendre que l’envie devienne un besoin, voire une nécessité!

  • Stat dit :

    Bonjour,
    Pourriez-vous préciser comment vous calculez le pourcentage de progression d’acheteurs, même chose pour les vendeurs? Quelles sont vos sources pour établir ces 2 données?
    D’avance merci,
    Bien cordialement,

  • BERNARD dit :

    « Pas de baisse significative de prix en 2013, mais l’effet qualité va s’estomper. Certains biens de moindre qualité dont la commercialisation a été retardée en 2012 vont se vendre en 2013 »
    Les biens de bonne qualité qui ont fait croire que les prix stagnaient vont laisser maintenant place au logement de moins bonne qualité sans baisse significative??
    Je ne suis pas sûre de comprendre…
    Une chose est sûre, tant que les prix ne baisseront pas significativement les ventes continueront à reculer. Surtout avec un contrôle du loyer en zone tendue dans les prochaines années. Personne ne se précipitera.
    D’autant plus que le gouvernement actuel a compris qu’il doit déplacer le centre de gravité de l’épargne des français (moins dans le logement privé et plus dans le logement social ou semi social) pour écraser la bulle actuelle.
    Il est fini le temps ou l’état et les banques s’en mettait plein les poches en soutenant l’immobilier car un point d’inflexion a été atteint et que ça coute désormais plus cher de soutenir un chômage galopant et une consommation en berne.

  • G. dit :

    MeilleursAgents, les meilleurs en… propagande immobilière?
    Les baisses des volumes ont historiquement toujours précédé une baisse des prix. Normal, les gens mettent du temps avant de changer de « mentalité ». Avec les nouvelles mesures du gouvernement (taxes d’habitation accrues? taxes sur logements vacants?) et la disparition des aides aux rentiers, croire à une hausse des prix jusqu’au ciel est… très très optimiste. Un peu naïf même. Ou tout simplement mensonger?
    Le plus fort dans tout ça, c’est comment avec une bonne langue de bois on transforme une déculotée des prix en « pouvoir d’achat immobilier qui augmente ». J’ai un scoop pour vous: la baisse entretient la baisse, et vos villes « au plus haut pouvoir d’achat immobilier » sont certainement celles où, justement, les prix dévissent le plus… Conseiller d’acheter maintenant pour faire une grosse moins value d’ici 5 ans, c’est presque de l’escroquerie. Heureusement, il vous suffira de dire aux braves pigeons d’ici quelques années que « vous vous étiez trompés, oups! »

  • BERNARD dit :

    tout à fait d’accord avec G. Et c’est là qu’on s’aperçoit que l’immobilier est le moins bien régulé de tous les placements. Imaginez un banquier qui vous incite a acheter un placement en vous certifiant qu’il n’y aura pas de baisse significative dans les mois à venir, que les taux d’emprunt sont si bas et donc que vous avez non seulement intérêt a l’acheter mais aussi à vous endettez pour en acheter plus, etc… Imaginez un peu les conséquences!

  • julien bonnetouche dit :

    @BERNARD, @G,
    En vous lisant, j’ai plutôt tendance à être d’accord avec vos arguments qui sont basés sur une analyse historique et technique .
    J’éprouve pourtant un sentiment de malaise en face de la situation économique actuelle, mondiale d’une part et française d’autre part.
    Le Japon, l’Angleterre , ont dédidé d’ enfiler les bottes des USA pour ce qui est de la création monétaire, dans le but de stimuler leurs économies : c’est très dangereux, l’Histoite le prouve, et ce qui est valable pour le dollar, ne l’ est pas pour les autres monnaies.
    Par ailleurs, on commence à comprendre la démarche « Hollande » : c’est la méthode des petits pas.
    Il a commencé par assommer  » les riches » d’impôts pour tenter de faire passer petit à petit des réductions de prestations en tous genre , mais sans toucher pour autant aux structures du système générant la dépense publique. Il pense manifestement que cette façon de faire « passera mieux  » auprès de l’opinion publique.
    Le risque majeur est la dépression ( nerveuse d’abord économique ensuite) par manque d’objectif ambitieux.
    Nous n’en sommes qu’au début, et cela explique en partie l’attentisme des acteurs du marché immobilier, mais aussi des marchés financiers en cette fin janvier.
    Pourquoi l’allemagne a t elle décidé aujourd’hui de rapatrier chez elle tous ses stocks d’or déposés à l’étranger depuis la guerre froide ? précaution?
    En tous cas il suffirait que la crise de l’euro repointe le bout de son nez pour que les achat de précaution de toutes sortes ( donc également immobiliers) reviennent d’actualité.

  • BERNARD dit :

    @Julien
    Bien au contraire je pense que la situation peut se dégrader rapidement pour le marché immobilier français.
    La situation mondiale avec la guerre des devises et le maintient des taux bas n’apportera pas de flux monétaires en France. Par contre elle est dangereuse pour les pays qui la pratiquent; on a vu comment ça s’est fini au Japon la dernière fois qu’ils ont essayée. Le problème est complexe mais je ne vois pas de conséquences immédiates sur l’immobilier français.
    Je suis d’accord sur le fait que le gouvernement actuel à force de démagogie a trop traîner pour commencer à réduire les dépenses et cela risque d’entraîner une hausse rapide des taux d’emprunts. Ceci est plutôt un facteur à risque pour l’immobilier français. Les taux d’emprunt du Portugal et de l’Espagne ont déjà commencé à baisser car ils ont donné un signe encourageant aux investisseurs grâce à leur politique de dépense rigoureuse. C’est un signe précurseur de la montée des taux français.
    Personnellement, je n’exclus pas tout achat immobilier; pas pour me prémunir contre une dégradation sérieuse du climat économique, car là bien malin qui saura dire quelle est la valeur refuge; mais pour diversifier mon portefeuille (d’ailleurs je vais moi même visiter des appartements à Berlin en Février an vu d’un achat locatif. En effet en plus de récupérer leur or, l’Allemagne est en train d’accueillir aussi un flux continu de travailleurs des pays du sud qui ne trouvent pas de travail chez eux… peut être bientôt des français aussi?)
    De toute façon pour revenir au sujet qui nous intéresse qui est quel avenir pour l’immobilier français en 2013 je reste assez pessimiste même en zone tendue (surtout en zone tendue en fait). La population de Paris est estimée par l’Insee à 2 201 578 habitants, en hausse de 76 332 personnes par rapport au 1er janvier 1999. Donc depuis 1999, cela fait une hausse de la population de 3.4% donc il n’y a pas de quoi expliquer une hausse de prix de l’immobilier aussi faramineuse à Paris comme tout le monde veut nous le faire croire par une hausse de la demande (hypothèse qui même à supposée vraie doit être complétée par le mot solvable ). Les facteurs explicatifs de cette hausse ne sont pas a chercher dans le décalage de volume entre l’offre et la demande mais dans le gonflement des prix soutenus par des aides et des allongements de prêts. Il est normal que le marché maintenant se fige avant d’entamer la baisse car ces soutiens ont disparus. (Le spread entre l’offre et la demande se resserrera progressivement entraînant les prix à la baisse)

  • Bidule dit :

    Merci pour ces précisions.
    Un avis personnel : il me semble que la prise en compte des revenus moyens biaise un peu l’indicateur, au moins à Paris ou l’écart moyen/médian est important du fait d’une surreprésentation de salaires très élevés. Or la capacité d’achat n’est pas linéaire avec les revenus (à tout le moins il y a un effet de seuil, on ne peut pas acheter plus petit qu’un studio).
    Il serait peut-être intéressant de publier un chiffre sur la proportion de ménages ayant la capacité d’acheter en complément de votre baromètre.
    Cordialement

  • G. dit :

    @ julien bonnetouche
    Bernard a déjà bien résumé la situation. Pour en revenir au coeur de vos préoccupations, c’est-à-dire « l’immobilier valeur refuge en cas de crise économique », je crois qu’il est temps de tordre le cou à cette idée reçue.
    – Tout le monde est d’accord pour dire qu’un portefeuille diversifié permet de limiter ses pertes. On ne met pas tous ses œufs dans le même panier. Habituellement, les gestionnaires de fortune pourraient vous conseiller d’investir une partie dans l’immobilier, une autre partie en bourse, une autre partie en liquide, etc…
    Que constate t’on à l’heure actuelle? Je vous renvois à tous ces articles sur le « profil moyen de l’acheteur immobilier » actuellement… L’immobilier est très, très cher par rapport aux revenus des français. Très cher par rapport à leurs apports. Donc investir maintenant dans l’immobilier, c’est bel et bien mettre tous ses œufs dans le même panier. C’est l’opposé d’un stratégie de « sécurité » !
    – Certains pensent que si la monnaie se dévalue (grosse inflation), l’immobilier sera un bon placement. Et bien pas du tout! D’une part, un début d’inflation implique une augmentation des taux de crédit des banques. Ceci désolvabilise les acheteurs, et si les prix baissent déjà maintenant avec des taux très bas, imaginez ce qui arrivera avec des taux plus élevés… D’autre part, une crise économique implique souvent du chômage et des impôts plus élevés (ou moins d’aides). Entre un locataire flexible qui loue un logement d’une taille suffisante, et peut négocier un logement moins cher, et un propriétaire coincé dans sa maison avec un prêt sur le dos et des impôts qui augmentent, qui s’en sortira le mieux pour trouver un emploi?
    Certains me diront « oui mais comme il y a 30 ans, l’inflation me permettra de rembourser facilement mon crédit, j’y gagne totalement! ». Encore faux! Vous supposez en disant cela que les SALAIRES SUIVRONT L’INFLATION. La crise de l’Euro, Grèce à l’appui, montre que c’est l’inverse qui va se passer. Les salaires ne suivront pas l’inflation, et nos dirigeants appelleront ça « cure d’austérité ». Ils diront que les employés doivent « faire des efforts » pour « être compétitifs » vis-à-vis de l’étranger. Dans ces circonstances, qui est le pigeon? Le locataire avec quelques économies « diversifiées », sans prêt sur le dos? Ou le propriétaire, avec un énorme prêt sur le dos, dont le salaire ne suit pas l’inflation, et qui se retrouve avec de moins en moins de « pouvoir d’achat »?
    – L’immobilier, comme n’importe quel autre placement, c’est une valeur refuge QUE si vous l’achetez quand il est relativement bon marché. Même l’or, placement refuge par excellence, est victime de bulle spéculatives. Son prix baisse, parfois beaucoup. Je vous invite à consulter les courbes de Friggit et de toute une flopée d’autres économistes: l’immobilier français et bel et bien surévalué de 30%. Une valeur qui risque de perdre 30%, on n’appelle pas du tout cela une « valeur refuge ».
    – Clou du spectacle, allez dire aux gens suivants que « l’immobilier est une valeur refuge », ils vous riront au nez: Américains, Irlandais, Espagnols, Pays Bas, Japonais, asiatiques…

  • Sam dit :

    Oui, tout à fait sur tous les points G.
    Etonnant que même les Agences (S&P récemment) et les banques ( C.Agricole cette semaine) fassent des dossiers d’anayses assez complets et parlent de « valeurs refuge » et de « maintient des prix par déséquilibre d’offre pour suivre la demande », qui sont des classiques mais pas vrai dans notre contexte spécifique France 2013 …

  • BERNARD dit :

    Ils défendent leurs intérêts
    S&P est paye par les Sociétés (y compris les sociétés immobilières) qu’ils notent, (ils n’ont pas vu venir la crise des subprimes et ont continué a noter généreusement les produits structurés de crédits aux US qui étaient adossés à des actifs risqués.)
    Quand au Crédit Agricole Immobilier, ils defendent leur bifteck. D’ailleurs ils ont maintenant du mal à louer leur appartements familiaux, il n’y a qu’a jeter un œil sur http://www.ca-immobilier-location.fr. Les offres restent quelque temps en locations. Sur http://feau-immobilier.fr/ aussi les locations s’entassent et ne trouvent pas preneurs. (Beaucoup sont d’ailleurs surcotés sur ce site à des rendements supérieurs à 3%)

  • BERNARD dit :

    Ils défendent leurs intérêts
    S&P est paye par les Sociétés (y compris les sociétés immobilières) qu’ils notent, (ils n’ont pas vu venir la crise des subprimes et ont continué a noter généreusement les produits structurés de crédits aux US qui étaient adossés à des actifs risqués.)
    Quand au Crédit Agricole Immobilier, ils défendent leur bifteck. D’ailleurs ils ont maintenant du mal à louer leur appartements familiaux, il n’y a qu’a jeter un œil sur leur site

  • Sam dit :

    L’information n’est bien sur jamais externe au secteur, mais quand même ..
    Enfin, plus on lit, plus on comprends qui est au clavier :  » l’immobilier dévisse », « chute libre », en fait, il n’est question depuis un an que de volumes. Et ça, seuls les professionnels s’en inquiètent (les autre, un peu, mais à la marge)
    Bon bientôt le baromètre janvier ! Les prix sont à jour
    http://www.lavieimmo.com/immobilier-paris-30798/legere-baisse-des-prix-de-l-immobilier-a-paris-16925.html
    http://www.capital.fr/immobilier/actualites/pourquoi-la-baisse-des-prix-de-l-immobilier-parisien-pourrait-se-poursuivre-808108
    Remarquons : les articlent parlent toujours au présent, même si tous les chiffres ont 3 à 6 mois de reatard (Novembre 2012 : « les prix résistent », en fait, les articles d’aujourd’hui traitent de Novembre, et Novembre ils traitaient d’avril)

  • Sam dit :

    Qui a noté le discours pour le moins langue de bois des notaires, relayés dans toute la presse :
    « Paris passe à 8 300€/m² en Novembre 2012 après une biasse de 1.8% […]
    « La capitale devrait passet la barre des 8 300€/m² au preintemps 2013 ».
    Si on y est déjà depuis novembre 2012, , quel enjeux, à moins de prévoir une remontée entre les deux, dont il n’est pas question apparement !

  • BERNARD dit :

    ceux qui achètent de l’immobilier ou ont acheté en pensant que l’immobilier ne baissera que de 5% en 2013, en suivant les recommandations de la clairvoyante agence de notation S&P pourront engager une plainte contre l’agence comme les autorités américaines s’apprêtent à le faire.
    (il y a des articles aujourd’hui sur la plupart des journaux)

  • Sam dit :

    Pour quand le baromètre de début février ?

  • Sam dit :

    Et encore une fois, reporter une note n’est pas vraiment du journalisme :
    http://magimmo.seloger.com/a-la-une/marche-de-l-immobilier/prix-de-l-immobilier-une-baisse-oui-mais-mesuree-t226615
    Quid de l’intégrité d’une banque foncière, d’une banque, et usant d’un argument faux (démographie a tendence net vendeuse à l’avenir par la remontée des pyramides des âges (net vendeur estimé au dessus de 56 ans par l’INSEE), même si les autres se tiennent …

  • @Sam : Comme d’habitude, le baromètre au 1er février paraîtra à la fin du mois. Celui du 1er janvier a été diffusé exceptionnellement en avance puisqu’il faisait état de l’évolution des prix en novembre et décembre 2012.

  • Sam dit :

    @ Jules Latournerie : en effet, je vous demande pardon !

  • En passant dit :

    @Sam: relax, ça fait des mois que tu nous expliques que c’est pas intéressant d’acheter, que ça vaut mieux de louer, et que c’est sûr que l’immobilier va baisser parce qu’il est sur-évalué. Tu parais bien anxieux de voir les nouveaux chiffres pour quelqu’un avec tant de certitudes! L’immobilier ça se fait dans la durée, ça ne bouge pas à la même vitesse que les cours de bourse!

  • julien bonnetouche dit :

    @En passant
    Vraiment d’accord, il y a une inertie dans l’immobilier, que l’on ne peut comparer à la bourse. Par ailleurs, chaque transaction s’accompagne de frais de mutation ( 8%) + souvent des travaux ( minimum 10%) du prix d’achat, ce qui mécaniquement augmente le prix du bien.
    Par ailleurs , les arguments fondés sur les statistiques passées souvent lues dans ces colonnes en faveur d’une baisse importante des prix, ne tiennent pas compte de la situation particulière de l’investisseur en France et spécialement de son aspect psychologique. Je dirais que la baisse des transactions est en grande partie due à la réserve des acheteurs et des vendeurs, devant une situation économique nationale incertaine, et non dénuée de risques.
    L’éloignement des positions politiques françaises de celles du reste de l’Europe, trouble l’esprit de l’investisseur, ou du vendeur : une évolution dans le sens du libéralisme économique serait sans doute appréciée et de nature à raviver le marché, alors qu’un statut quo crée un attentisme que seule une crise dénouera peut être.
    @sam
    Il est exact que les baromètres de la presse ont un temps de retard, c’est à dire plusieurs mois.On va bientôt voir ce que ça donne.
    Je suis le marché presque en temps réel , et j’ ai le sentiment que les bons produits ( parisiens) se vendent toujours au prix, c’est à dire 10% en dessous du sommet de 2011,avec un peu plus de délais, c’est tout. C’est surtout vrai pour les achats faits cash, donc plutôt les petites surfaces.
    c’est différent pour la 1ere couronne, où les bons produits se vendent à 5 à 10% moins cher que l’année dernière avant l’été.
    les choses se dégradent au fur et à mesure que l’on s’éloigne du centre, et que les appartements sont de + médiocre qualité. rien de surprenant à cela.

  • En passant dit :

    @julien: pas mieux. La baisse des volumes ne me paraît pas lié à un « ras-le-bol » généralisé des acheteurs sur les prix, et qui proposant des prix trop bas, paralysent le marché face à des vendeurs trop gourmands. J’ai l’impression que même au prix actuel, beaucoup de gens peuvent et veulent acheter mais chacun a peur d’être le pigeon qui a acheté juste avant que ça se casse la gueule. Il y a un peu une volonté de « jouer » contre le marché (acheter quand c’est bas, vendre quand c’est haut) mais quand les acheteurs se rendront compte que le cycle immobilier est très long et inerte (plus des positions gouvernementales un peu plus clair sur le logement, mais attendons le prochain remaniement ministériel), le marché repartira (certes pas au niveau de volume des années 2000-2010, mais à mon avis, c’était un peu une exception historique).
    Pour les prix, je ne me risquerai pas à des prévisions d’évolution mais je ne peux qu’observer comme toi une véritable inertie des prix à Paris. Un bémol sur la 1ere couronne que je regarde également beaucoup pour acheter (certaines villes seulement): je n’ai pas l’impression que ça baisse, mais en revanche je vois plus de biens de moindre qualité (en banlieue, ça veut surtout dire dans des quartiers moins biens). Impossible de trouver un seul bien qui correspond à mes critères. J’ai l’impression que tous ceux qui n’ont pas réussi à vendre pendant la dernière période d’embellie essaye de refourguer leur appart. Bref, en banlieue, il y a à mon sens un effet qualité inverse de celui de Paris.

  • Sam dit :

    @En passant : ah non pas anxieux du tout, il m’a juste semblé que les prix aveint été mis à jours sur la carte …
    Je ne suis certain de rien, car seul le réél à du sens, comme vous le dites, c’est une grande part de psychologie.et il n’y a pas de généralité, mais que des cas particuliers. Je suis le premier à dire qu’il faut attendre au moins fin 2013 pour voir quelquechose d’intéressant, ce qui ne m’empêche pas de suivre tout cela au jour le jour avec intérêt !

  • Sam dit :

    Ah oui sinon : louer c’est mieux, pas vraiment, ça dépend du loyer, de l’apport, et surtout de la durée ! Mais bon pleins de simulateur permettent de se faire une idée pour sa situation particulière …
    Bon c’est un peu triste il n’y a plus de débat dans ces commentaires, et on tourne en rond (en spirale, dans un certain vide sidéral des articles immobiliers)

  • En passant dit :

    Oui, si même le forum MA n’a plus d’activité, je n’ose imaginer l’état des volumes du marché immobilier au mois prochain!

  • Sam dit :

    héhé, peut être que chacun à compris que l’on était sur des temps longs, et commencé son hibernation, soit dit en passant 😉

  • julien bonnetouche dit :

    Oui, il semble qu’il y ait une aggravation depuis début janvier 2013 : en gros il n’y a plus grand monde qui rentre dans les agences ni pour acheter ni pour vendre.

  • Le Baromètre est en avance ce mois-ci, il sera diffusé ici-même demain matin ! Pour les impatients, les chiffres sont d’ores et déjà annoncés sur la page Facebook de MeilleursAgents.com : https://www.facebook.com/meilleursagents

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