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Jusqu’à 27 % de surcoût pour vivre à proximité des meilleurs collèges de votre ville

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Henri IV ou Charlemagne à Paris, Alain Fournier ou Cheverus à Bordeaux, Jean Moulin ou Vendôme à Lyon… Quel parent n’a pas rêvé de scolariser ses enfants dans ces collèges prestigieux ? Mais le surcoût pour vivre à côté des meilleurs collèges publics -c’est-à-dire les 25% de collèges ayant obtenu les meilleurs taux de réussite et de mention au brevet selon un classement L’Etudiant- est très élevé : de 7 à 27% plus cher que le prix moyen du mètre carré sur l’ensemble de la ville. C’est à Bordeaux que la surcote est la plus raisonnable (7%). Viennent ensuite Lille (8%) et Lyon (9%). Suivent Nice, Rennes et Nantes, où le prix de l’immobilier autour d’un bon collège est respectivement supérieur de 11, 12 et 13% à la moyenne. La surcote est encore plus élevée à Paris : +17%. Et c’est encore pire à Montpellier et Toulouse : +22% et +27%.
« Est-ce la présence de bons collèges qui stimule la demande et par conséquent, pousse les prix à la hausse ? », s’interroge Sébastien de Lafond, président de Meilleursagents.com. « Ou est-ce que les bons résultats se retrouvent dans les quartiers les plus aisés car les élèves y bénéficient d’un environnement plus favorable ? Il y a sans doute un peu des deux mais dans tous les cas, le constat est alarmant. A l’heure où l’on souhaite parler d’égalité des chances, on ne peut que déplorer ce filtre par l’argent. »

Pour certains parents la proximité d’un bon collège est le critère numéro 1

Mais attention, il ne s’agit là que de moyennes. Si vous visez un collège en particulier, la facture peut être bien plus salée encore. A Paris, ce sera +35% pour acheter autour du collège Lavoisier par exemple, +37% pour le collège Victor Hugo… Et la palme revient au seul collège public du 7ème arrondissement : le collège Duruy. Ici il faudra compter en moyenne 13 156 euros, soit 51% plus cher que le prix moyen à Paris. Il faut dire que pour certains parents, la proximité d’un bon collège est un critère numéro 1. « Si ce n’est pas spécifié sur l’annonce, ils posent la question d’emblée et refusent de visiter si le collège ne leur convient pas », constate Laura Polycarpe,de l’agence immobilière GIF Exelmans à Paris.

Quelques bons plans dans certaines villes 

Heureusement, dans la plupart des villes, quelques établissements très bien notés restent accessibles, c’est-à-dire situés dans des secteurs où les prix sont inférieurs au prix moyen du mètre carré dans la ville : des bons plans en quelque sorte ! A Paris, il en existe deux : Jean de la Fontaine (95% de réussite au brevet) et Georges Courteline (93% de réussite), situés respectivement dans les XVIe et XIIe arrondissements et autour desquels les prix sont inférieurs à la moyenne des tarifs parisiens de 4% pour le premier et 8% pour le second. Plus concrètement, il faut compter en moyenne 8 358 euros pour habiter autour de Jean de la Fontaine et 7 991 euros pour être voisin de Georges Courteline.

Virginie Jacob

8 commentaires Masquer les commentaires Voir les commentaires

  • BERNARD dit :

    Je ne comprends pas la démonstration. Dans le 6 le prix du m2 est de 12500 euros. Vivre à coté de Montaigne coûte moins cher (12100) qu’ailleurs dans le 6, Donc… le collège Montaigne est moins bon que les autres collèges du quartier ?

    • MeilleursAgents dit :

      Non non absolument pas. Mais le collège Montaigne est en quelque sorte un « bon plan » puisque les prix autour sont moins élevés que sur la moyenne du quartier.

  • Tanquerel dit :

    @Bernard, ils ont comparé l’adresse du collège avec la moyenne de..Paris.
    Donc évidemment, comme les meilleurs collèges sont dans les « meilleurs quartiers », ceux-ci ressortent tous au-dessus de la moyenne de Paris.
    Une comparaison avec la moyenne de l’arrondissement voire du quartier aurait été plus judicieuse

    • MeilleursAgents dit :

      Bonjour Tanquerel, cette comparaison a également été faite. Nous n’avons publié dans cet article qu’une partie de l’étude. Si vous souhaitez en savoir plus n’hésitez pas à nous contacter à info@meilleursagents.com

  • Julien dit :

    Merci pour ce travail,
    Mais effectivement comme le laisse lui-même présager l’article la corrélation n’est pas évidente entre sectorisation et prix de l’immobilier (en tout cas sur Paris).
    Déjà la sectorisation ne fait tout. A Paris, il y a des dérogations massives. Par exemple, il y a peine de quoi remplir 1 classe ½ dans le secteur du collège Lavoisier (qui compte 3 classes par niveau). Du coup, la majorité des élevés viennent hors secteur et ça c’est sans compte les fausses adresses (style chambre de bonne).
    Ensuite, vu le niveau de prix (>10000 euros du m2) et les tarifs du collège privé (<10000 euros par an pour 2/3 enfants) ; je ne pense pas que les enfants des propriétaires fréquentent bcp les établissements du public. Il y a 30% des élèves dans le privé et à peu près 30% d’enfants de propriétaires dans Paris. Il y a aussi 30% d’enfants de locataires des HLMs, mais personnellement je doute que ce soient ces derniers 30% que l’on retrouve dans le privé.
    Bref mon opinion est que cette carte permet simplement de distinguer les zones locataires privés des zones locataires HLM.

  • julien bonnetouche dit :

    Je crois savoir que ce sont les lycées élitistes (Henri 4, louis le grand) ou bien les écoles et collèges ayant des accords avec ces lycées là, qui font réellement la différence, à condition d’être exactement dans le secteur concerné.

  • S. Marchenoir dit :

    Victor Duruy n’est pas le seul collège public du 7e. Jules Romains est le second.

    • MeilleursAgents dit :

      Bonjour,
      Merci pour votre lecture attentive. Vous avez tout à fait raison. Et d’ailleurs il est bien placé sur la carte.

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