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Santé et perspectives du marché immobilier résidentiel français – Conférence de presse du 06 septembre 2016

Estimer

Paris, le 6 septembre 2016. Lors de sa conférence de presse de rentrée, MeilleursAgents.com a dévoilé son analyse de la situation du marché immobilier résidentiel à Paris et dans les 10 plus grandes villes de France. Au-delà du constat sur la bonne santé du marché et du palmarès des villes, MeilleursAgents.com décrypte les facteurs qui détermineront l’évolution des prix dans ces villes ainsi que dans le Grand Paris afin d’éclairer les décisions d’achat et d’investissement des Français.

Points clés :

  • Le marché immobilier résidentiel est en bonne santé : dans l’ancien, les prix augmentent sans exploser, offre et demande s’équilibrent dans les grandes villes avec des volumes partout en hausse. L’immobilier neuf se porte encore mieux avec des ventes en forte progression et des stocks au plus bas depuis 2012.
  • Depuis le début de l’année, Paris a vu ses prix augmenter pour la première fois depuis 2011 alors que les prix des banlieues restent stables. Les prix des grandes métropoles françaises (Lyon, Toulouse, Bordeaux, Lille, Rennes, Nantes, Montpellier) sont également en hausse, à l’exception notable de Strasbourg, Marseille et Nice.
  • Mais cette bonne santé tient essentiellement à la baisse historique des taux d’intérêt qui génère une hausse massive de pouvoir d’achat et permet à plus de ménages d’envisager l’achat de leur résidence principale. La perfusion du marché par les taux bas est renforcée par le Prêt à Taux Zéro et les incitations fiscales qui profitent principalement à la construction neuve.
  • Sans baisse massive des taux et subventions gouvernementales, les prix de l’ancien auraient partout baissé en 2016 et les volumes n’auraient pas progressé.
  • Les moteurs fondamentaux que sont la santé démographique, la croissance économique et de l’emploi, et l’amélioration du cadre de vie et des infrastructures ne sont pas tous au vert et ne justifient pas la « bonne santé » du marché immobilier.
  • En mesurant la hausse de prix des 11 plus grandes métropoles françaises sur les 15 dernières années, trois groupes se distinguent : Bordeaux caracole en tête (+204%), suivi d’un peloton moyen (Paris, Lyoman, Montpellier, Lille, Toulouse, Nice, Nantes entre +164% et +127%), enfin Marseille, Rennes et Strasbourg ferment le classement avec des performances très en dessous de la moyenne (de +93% à +84%).
  • L’évolution des fondamentaux (dynamique démographique et du marché de l’emploi, amélioration du cadre de vie et des infrastructures) de chaque ville permet d’expliquer les écarts de performance des 15 dernières années. Une étude détaillée a été réalisée pour tenter de comprendre qui seront les gagnants des 15 prochaines années.
  • Enfin, le Grand Paris vaut une étude spécifique pour identifier les villes qui offrent les meilleures perspectives de plus-values.


L’analyse de Sébastien de Lafond, Président et fondateur de MeilleursAgents.com

Il n’a jamais été aussi bon (marché) d’emprunter ! Le taux moyen à 20 ans est aujourd’hui de 1,8% (et il baissera encore en septembre). Il était de 2,6% il y a un an et 4,3% en juillet 2011. La baisse est donc de 2,5% sur 5 ans ce qui est considérable et génère une augmentation de 25% du pouvoir d’achat immobilier des ménages solvables. Depuis le 1er janvier de cette année, la seule baisse des taux (-0,8%) a fait progresser le pouvoir d’achat de 8%.
Combinée à la baisse des prix depuis 2011, la baisse des taux a amplifié le pouvoir d’achat de +40% à Marseille et de +33% à Paris pour ne citer que les villes les plus favorisées.

Un marché sous perfusion

Nous sommes dans un marché sous perfusion massive : taux bas, PTZ (Prêt à Taux Zéro) pour 120 000 logements en 2016 (80% dans le neuf, 20% dans l’ancien), fortes incitations fiscales (Pinel…). La potion est d’autant plus efficace que les autres classes d’investissement sont très volatiles (bourse) ou de moins en moins attractives (assurance-vie…). Dans un contexte toujours anxiogène, l’immobilier rassure, les Français solvables partagent la même analyse : c’est le bon moment pour acheter.

Des prix en hausse presque partout

Poussés par une demande encouragée par des conditions d’emprunt historiques, les prix ont tendance à augmenter… raisonnablement. Depuis le 1er janvier, nous constatons par exemple une hausse de +2,7% à Paris, +3,5% à Lyon, +2,9% à Bordeaux. D’autres grandes villes comme Rennes (+0,1%), Lille (+0,6%) ou Montpellier (+0,4%) progressent moins vite. Strasbourg (-3%), Marseille (-1,1%) et Nice (-0,2%) échappent à la tendance générale.
En Ile-de-France, la situation est un peu particulière, la hausse constatée à Paris s’estompe en proportion de l’éloignement de la capitale. Les départements limitrophes (92, 93, 94) progressent alors que les prix diminuent en Grande Couronne.

Hausse sensible des volumes de transactions et un retour à une fluidité presque totale

Les ventes de logements anciens cumulées sur un an ont progressé de +19% entre mai 2015 et mai 2016. Nous retrouvons ainsi un niveau d’activité comparable à début 2012 voire janvier 2004.
Avec 2,9 ventes par an pour 100 ménages, le marché s’approche du niveau requis (3 ventes par an pour 100 ménages) pour être considéré comme fluide. Il ne manque que 20 000 transactions pour passer ce cap essentiel pour l’avenir.

Les fondamentaux du marché comme grille de lecture et d’anticipation des évolutions locales

La baisse des taux résulte d’une situation économique complexe et des réponses données par la BCE à cette situation. Ce facteur exogène ne modifie en rien l’évolution des trois piliers fondamentaux du marché : l’emploi, la démographie et les travaux d’infrastructure et d’amélioration du cadre de vie qui conditionnent l’évolution du marché sur le long terme. L’évolution moyenne du marché immobilier cache toujours d’importantes disparités dues aux situations locales de ces trois facteurs alors que le niveau des taux d’intérêt est peu différent d’une ville à l’autre. Ces trois facteurs et l’analyse des performances passées constituent donc une excellente grille de lecture pour comprendre et anticiper l’évolution des prix dans les principales villes de France.

Perspectives de plus-values dans les plus grandes villes de France

En analysant en détail pour chaque ville, la santé démographique, la dynamique de l’emploi et les projets d’amélioration du cadre de vie et des infrastructures, MeilleursAgents.com a établi le classement des grandes villes de France selon leurs perspectives de plus-values.

Indice de liquidité immobilière - MeilleursAgents
 

Indice de liquidité immobilière - MeilleursAgents

Une situation particulière : Le Grand Paris

L’évolution des prix à Paris au cours des 15 dernières années a montré des écarts de performance considérables d’un arrondissement à l’autre. Les arrondissements qui offrent traditionnellement un cadre de vie confortable (XVI, VIII, XV, V, VI, VII) ont vu leurs prix progresser plus faiblement. Moins de 100% pour le XVIème et moins de 150% pour les VIII, XV, V, VI, VII . Les prix des autres arrondissements ont monté plus fortement et en particulier les Xème et XVIIIème qui ont bénéficié d’importants travaux d’amélioration du cadre de vie et ont progressivement attiré une population plus jeune et plus aisée.

Indice de liquidité immobilière - MeilleursAgents
En 15 ans, cette amélioration du cadre de vie a entraîné une sur-performance de 60 à 90% dans certains arrondissements par rapport à la moyenne parisienne.
En Ile-de-France, les différences de hausse de prix par zones révèlent aussi d’importantes mutations. Certaines villes (Pantin, Montreuil, Montrouge) ont connu des hausses supérieures à 200% sur 15 ans (triplement des prix) alors que d’autres (Neuilly-sur-Seine, Saint-Cloud, Fontenay-aux-Roses) ont vu leur prix progresser de moins de 150% voire moins de 100%.
En banlieue, la connexion à Paris par les transports (Métro…) s’ajoute à l’amélioration du cadre de vie pour creuser des écarts encore plus importants.

Indice de liquidité immobilière - MeilleursAgents

Quels seront les futurs gagnants du Grand Paris ?

Le Grand Paris est un projet ambitieux d’aménagement du territoire qui vise à transformer l’agglomération parisienne en une grande métropole mondiale pour améliorer le cadre de vie des habitants et corriger les inégalités territoriales. Le projet doit aussi développer de nouveaux pôles économiques autour de Paris. Il s’appuie sur la création d’un nouveau réseau de transport reliant ces pôles entre eux, à Paris, aux gares TGV, et aux aéroports et sur la construction de 1,5 million de nouveaux logements autour des nouvelles gares du Grand Paris Express.
Selon notre analyse, 5 villes sortiront gagnantes de ce projet en raison de l’amélioration des transports, des travaux d’infrastructure et d’amélioration du cadre de vie :

  • Villejuif (Hub Sud du Grand Paris, Prolongation de la L14, Campus Santé)
  • Saint-Denis (Hub Nord du Grand Paris, Prolongation de la L14, Vitrine de la transformation du 93)
  • Aubervilliers (Très connecté au GPE, Prolongation de la L12, Eco-quartier du Fort, Campus Condorcet)
  • Bagneux (Très connecté au GPE, Prolongation de la L4)
  • Noisy-le-Grand (Hub Est du Grand Paris, Prolongation de la L11, Cité Descartes)

À propos de MeilleursAgents

MeilleursAgents aide les particuliers à réussir leur projet immobilier en leur apportant la meilleure information possible sur le marché, les prix et les agents immobiliers. Nos services sont gratuits pour les particuliers et payants pour les professionnels avec qui nous les mettons en relation.

Charlotte Robert

27 commentaires Masquer les commentaires Voir les commentaires

  • Laposte dit :

    Étude très pertinente merci.
    Un léger rectificatif c’est Bagneux qui bénéficiera du prolongement de la ligne 4 ainsi que d’une gare du GPE (L15) et non Villejuif.

  • Jordan J-l dit :

    « Noisy-le-Grand (Très connecté au GPE, Prolongation de la L12, Eco-quartier du Fort, Campus Condorcet)
    Villejuif (Très connecté au GPE, Prolongation de la L4)
    Bagneux (Hub Est du Grand Paris, Prolongation de la L11, Cité Descartes) »
    Quelques erreurs, la cité Descartes est à noisy le grand, qui ne comporte d’ailleurs pas le campus Condorcet ni d’eco quartier du fort qui est à Aubervilliers.

  • MeilleursAgents dit :

    Merci d’avoir relevé ces coquilles 🙂
    Il y a eu effectivement une inversion entre les villes, c’est rectifié !
    Par ailleurs, cette publication fait office de « Baromètre » pour septembre 🙂
    Rendez-vous en octobre pour le prochain Baromètre.

  • Julien dit :

    Sur l’évolution des prix différencié entre les arrondissements populaires et bourgeois de Paris,
    Je pense que l’évolution du cadre de vie n’est pas le facteur déterminant, loin de là. Par exemple, au niveau des transports, en quinze ans, on a vu une ligne de tramway (en remplacement des bus PC). La ligne 14 (Météor), c’était 1998, il y a 18 ans !! On peut faire également le bilan en termes d’équipements public (piscine, gymnase, musée) : Non, vraiment Paris est une ville qui change peu.
    Le facteur déterminant c’est la politique de logement. Il y a eu en moyenne entre 750 et 1000 logements sociaux acquis ou construit par an dans les 17ieme, 18ieme, 19ieme et 20ieme (voir données sur http://opendata.paris.fr ), la palme revenant au 13ieme avec plus de 1000 logements sociaux par an en moyenne ses dix dernières années. Quel que soit l’opinion que l’on a sur cette politique, cette production (par exemple pour le 13ieme, ça représente donc 10 000 nouveaux logements construits ou retirés du privé alors que cet arrondissement en compte 100 0000) a littéralement asséché le renouvellement de l’offre privé dans les arrondissements dit populaires.
    L’impact sur un marché libre d’offre et de demande : la demande logiquement plus faible dans les quartiers populaires est confrontée à une offre de plus en plus tenue. Dans le 16ieme, il n’y a pas cette distorsion.
    PS : Dans le 10ième, le champion de l’augmentation dans le privé ; on tourne à un peu plus de 300 nouveaux logements sociaux par an, mais le 10ieme compte seulement un peu plus de 50 000 logements). Je me suis intéressé qu’aux plus gros arrondissements ;-).

  • m'en fou dit :

    Ha cool un baro qui n’est pas un baro, mais qui fait office de baro..et ca me convient.
    Pour les coquilles et inversions entre ligne de métro et de villes de banieue, soyons indulgent. MeilleursAgents s’ouvre déjà pas mal de son parisianisme d’origine. Ils ont pas mis le Stade de France à Villejuif et la grande Arche à St Denis…. alors qu’un bon parisianisme de base est convaincu qu’il tombera dans le vide en passant le périph.
    MA maitrise donc pas autant le sujet des transports en banlieue que pour Paris, mais ca viendra petit à petit ne serait-ce que lorsque son équipe jeune et dynamique (célibataire qui doit dormir dans des clapier dans les quartiers branchés) iront en banlieue pour vivre en famille avec les années.
    En tout cas « m’en Fou » est content car l’analyse sur le long terme de MA lui donne raison. St Denis For Ever! Peut importe que que le 93200 soit sur la 1er, 2nd ou 3em marche du podium, ce qui est sur c’est que le potentiel d’augmentation est énorme ne serait ce que en terme de mutation urbaine et de dynamisme (des bureaux plus de bureaux, déjà 3 lignes de tramway, pui 1 voir 2 ligne du GPX, une gare TGV, peut etre les JO, une ville qui devient piéton….
    Ce qui dit julien est interessant sur la politique du logement social ou politique du logement. Exemple pour le 93, les villes (de gauche/communistes) ont elles des ficelles pour maintenir des prix bas (à tord ou a raisons).
    Rendez vous dans 10 ans donc….. mais que ce soit St Denis ou St cloud, je ne pense pas que ca va buger en 10 ans (économie trop létargique)… Donc en 10 ans, St denis prendra (pourcentage) plus que St cloud ou neuilly), mais les prix globallement ne vont pas bouger en 10 ans… En gros on aurra sur 10 ans, 5% d’augmentation pour St Cloud, et 10% pour St Denis… C’est deux fois mieux, mais ca restera plat en globalité.

  • Vincent dit :

    A défaut de baromètre, voici le dossier de presse du T2 2016 des notaires d’IDF :
    http://asp.zone-secure.net/v2/index.jsp?id=7054/9540/66390&lng=fr
    Les prix montent à présent partout (Paris, Petite couronne et grande couronne) en IDF sur 1 an. Tendance légèrement haussière qui devrait se prolonger jusqu’en octobre.

  • ledecu dit :

    @m’en fou, tu ne vas pas aimer la page 11…

  • m'en fou dit :

    @ Ledecu
    M’en fou est toujours positif.
    Page 11 que vois-je
    1) St Denis prix médian 2830
    2830…alors que nous avons acheté nos derniers appartements à 2300 du m. Et en plus on les a acheté « au prix ». La raison est que l’agence les a vendu sans les mesurer… à la louche elle disait qu’ils faisaient 25m sur l’annonce, alors qu ils en faisaient 37 chacun (sisis une bevue énorme) offre au prix, impossible de reculer lorsque le diag est arrivé.. enfin on a du montrer les crocs quand meme).
    (Pour info, déjà dans l’immeuble, je savais qu’ils faisaient 36/37m et non 25 comme annoncé sur l’annonce)
    2) baisse de 8.7% Donc l’année derneir le m valait 3100
    Cette nnée la on a acheté 2 biens à 2700… donc meme avec la baisse on est envcore gagnant.
    3) et une baisse, la remonter ne sera que plus belle et permet de profiter en attendant de la baisse pour faire une bonne affaire (peut etre un à 2500 du m.
    donc 1) 2) ou 3) on est content et m’en fou est ravi.
    @MA, concernant le point 1) et l’agence qui à vendu des appartements sans les mesurer et donc en les sous estimant de 30%, rassurez vous ce n’est pas une de vos agences partenaires 🙂 Mais une telle erreur, tout St Denis est au courant. Ca a fait rire tous les concurrent sauf l’agence en question.

  • ledecu dit :

    C’est surtout l’ancien proprio qui a du fumer des trucs pas Net pour se tromper de 12m² (30% de la surface !).

  • m'en fou dit :

    @ledecu
    Ben il avait acheté il ya treeeeees longtemps (genre 40 ans) et il avait apparement fait pleinement confiance à un « pro de l’immobilier » (l’agenceen question).
    Du coup lorsque le diag est arrivé, ca a fait explosé la relation entre vendeur et l’agence.
    Mais une offre au prix est une offre au prix!
    Après un blocage au sequestre, des avocats, des recommandés et le tribunal prévenu pour fixer une date, tout c’est arrangé….pour nous.

  • m'en fou dit :

    Ben il avait acheté il ya treeeeees longtemps (genre 40 ans) et il avait apparement fait pleinement confiance à un « pro de l’immobilier » (l’agenceen question).
    Du coup lorsque le diag est arrivé, ca a fait explosé la relation entre vendeur et l’agence.
    Mais une offre au prix est une offre au prix!
    Après un blocage au sequestre, des avocats, des recommandés et le tribunal prévenu pour fixer une date, tout c’est arrangé….pour nous.

  • M'en fou pas dit :

    Les chiffres des notaires du 2e trimestre 2016 sont tombés, avec de belles surprises.
    Le 3è arrondissement parisien est à l’honneur, notamment grâce au quartier Arts-Et-Métiers qui signe un beau +16,6% en 1an.
    Il y’a encore des affaires à faire dans le centre de Paris !

  • julien bonnetouche dit :

    Bonjour,
    Pour ceux qui ne seraient pas encore informés, je conseille la lecture de cet article à propos de la loi sapin 2 et de ses conséquences sur les assurances vie :
    http://www.lopinion.fr/edition/economie/assurance-vie-bombe-cachee-loi-sapin-2-105981
    La question est donc la suivante :
    Vaut il mieux conserver ses avoirs en assurance vie avec un rendement toujours plus bas, et prier que nous n’ayons pas de crise financière grave?
    Ou bien vaut il mieux transformer ses avoirs en immobilier, dont le rendement tourne autour de 4% et dont on reste propriétaire quoi qu’il arrive?
    La réponse devrait crever les yeux !!
    Et comme je ne serai surement pas le seul à le voir, l’impact à la hausse sur les prix de l’immobilier ne devrait pas être négligeable.

  • ledecu dit :

    @Julien,
    Je n’ai pas lu (désolé) mais si la question est de choisir entre l’assurance vie et l’immo, je dirais que cela ne vaut pas le coup de répondre…
    L’un des problèmes des français est qu’ils veulent le beurre et l’argent du beurre (le rendement sans le risque). Il y a tellement d’opportunités dans l’investissement sur l’économie « active », mais oui le risque existe de perte de capital.
    Je ne dis pas qu’il faut exclure l’immo et l’ass vie de ses investissements mais placer son argent dans n (> 5 pour limiter les risques) entreprises (je ne parle pas du CAC40) a 3 avantages :
    – Meilleur rendement que l’immo
    – Participation à l’économie réelle (création de valeur)
    – Diversification de son portefeuille

  • julien bonnetouche dit :

    @ledecu
    Justement il faut lire l’article.
    On vous explique qu’en cas de coup dur, on risque de ne pas ( ou mal) vous rendre l’argent que vous avez sur votre assurance vie fond en euro.
    La donne a changé du tout au tout : les investissements classiques comportaient une part d’action et une part d’obligation. La formule admise par la majorité des spécialistes est 2/3 oblig et 1/3 actions . voire 3/4 et 1/4.
    Les actions à moins d’être très bien informé ( initié) sont globalement très dangereuses, et la plupart des fortunes se sont faites dans le passé sur les obligations. Aujourd’hui avec les taux zéro voire négatif les portefeuilles de valeurs mobilières obligent les investisseurs à prendre beaucoup (trop) de risques.
    C’est pourquoi l’immobilier reste la seule valeur à la fois refuge et rendement.
    C’est juste un constat et non une plaidoirie pour l’immobilier, car moi aussi j’ai reparti mes avoirs entre les différents postes. Et je commence à trouver que mon assurance vie ne me satisfait plus.

  • ledecu dit :

    Re,
    Si tout le monde investit dans l’immo, alors on est pas prêt de sortir de l’impasse économique dans laquelle nous sommes….
    Plus personne n’investit dans l’économie réelle (création de valeurs et d’emplois). Du coup, ce sont les Banques Centrales qui rachètent les dettes. Qui dit injection de liquidités dit baisse des taux.
    Et qui profite d’abord de la baisse des taux… l’immo.
    Alors qu’il faudrait limite s’endetter pour investir dans nos PME et PMI qui continuent de s’endetter (à taux faible cependant) et ainsi de suite.
    le vrai argent (le notre, pas le fictif dont les BC nous inondent) ne rentre pas dans le circuit économique mais seulement dans nos vieux murs parisiens 🙂

  • m'en fou dit :

    Je suis un peu paysan donc je conseil de fuir l’assurance vie et préférer l’immobilier non pas pour des rendements ou de risques mais pour le sentiment de « propriété » qui est plus que psychologique.
    Exemple :
    Vous mourrez
    – Le notaire retrouve rapidement trace de votre immobilier car pas d’intermédiaire
    – pour les assurance vie, c’est plus compliqué et si personne ne dit rien, ca passe parfois à la trappe (dans la poche de la banque).
    Dans l’assurance vie, le gros reproche que je ferai c’est que cela reste du virutel. En étant parano, on peut presque imaginer que la banque mente et dise que vous ne lui avez rien souscrit (et garde tut pur elle dans sa popoche)
    Dans l’immobilier, c’est différent. L’immobllier étant avant tout une charge (les charges de copro, les taxes, les travaux) personne ne le veut (en être responsable). Exemple, une fuite d’eau, le syndic va vous retrouver. Impayé de charge, le syndic va faire saisir votre appartement).
    donc
    Dans un cas (les assurance) c’est indirectement toujours a vous et constament à prouver que c’est vous qui êtes le « propriétaire ». (Les litiges sont tres/trop nmbreux d’assurance vie oubliée ou non rendue ou après une longue procédure))
    Dans l’autre cas, on vient vous voir constament pour vous rappeler que c’est vous le proprio (pour remplir son devoir de proprio).
    Mon côté paysan fait que je préfère l’immobilier… et ne prendrai jamais d’assurance vie.

  • julien bonnetouche dit :

    @ledécu
    Tout ça c’est bien vu, mais c’est un vœux pieux !! les gens sont moins idéalistes ou moins altruistes que ça !! il font plutôt en fonction de leurs intérêts .
    @m’en fou
    Vous verrez lorsque vous hériterez, les notaires en France retrouvent tout.
    Mais ce qui est vrai c’est que dans le cadre de cette nouvelle loi sapin2, c’est un peu comme si vous n’étiez plus propriétaire de des fonds de votre assurance vie.
    jusque là l’assurance vie avait plein de qualité :
    -rendement
    -sécurité
    -avantages fiscaux au bout de 8 ans et 150000€ de franchise en succession.
    il ne reste plus que les avantages fiscaux ( pour le moment car l’état rêve de les remettre en cause.)

  • girard dit :

    je suis en seine etmarneequand je vois toutes les constructions à MEAUX 2500 le m2carré ligne p engorgé avec des retards un ter bondé des usines qui ont fermés et COPPE qui continue a accordé des permis comme un nouveau centre commercial qui ne marche pas situé à coté d une prison çà fait 11 ans que je suis éloigné de 25klm le pavillon que nous avons fait construire dans un petit village de 800hts pour l acquéreur200000 euros tout compris pour nous 194 000euros mon mari on l a peut etre vendu en dessous du prix mais on avait signé pour un autre pavillon 225 000 on a repris un crédit sur 10 ans qu on a remboursé au bout de 7 ans si je voulais le revendre je le venderai à perte et pourtant il est bien situé au porte de LA FERTE SOUS JOUARREà SEPT SORT petit village qui s agrandit petit à petit avec une zone commercial et artisanal qui marche trés bien et la ville d à coté avec une gare des équipements sportif des écoles 2 collèges et 1 lycéée par contre niveau culture pas de cinema un théatre trés ancien pas grand choseet quelques construction pour le m2 carré je ne sais pas

  • Isabelle dit :

    @m’en Fou
    Saint Denis For Ever… je suis aussi une adepte de St Denis avec un penchant pour la Plaine ( ancienne friche indus) où j’aimerais bien que l’école d’archi Paris Villette s’installe ce qui n’est pas gagné.
    Serait t-il possible échanger avec toi en direct, ayant des vu sur un appart dans une copro pas forcément facile?

  • julien bonnetouche dit :

    Juste un micro sondage dans mon coin. (Saint Mandé- Vincennes)
    En passant devant les agences immobilières, j’ai bien l’impression que les prix affichés sont remontés de 1000€/m2 c’est à dire 10% environ, depuis le début de l’année. (de 8000 à 9000)
    Cela ne préjuge pas des prix réels de transactions, mais en tous cas de la volonté des vendeurs.
    Dans le 11eme là où les prix au sommet de la courbe 2011 étaient de 9000€/m2 c’est actuellement plutôt 10000€. il faut dire que c’est un arrondissement qui a le vent en poupe.

  • m'en fou dit :

    @Julien
    Idem dans mon coin.
    « Mon coin » est très facile à analyser car il s’agit non pas d’un quartier (zone dont parfois la limite fait débat), mais mon coin a une limite tres stric et tres facile à analyser. Il s’agit de belle et inégalable Tour Défense 2000. Avec un peu d’expérience, il est facile de retrouver toutes les annonce actuelles.
    En comparant avec l’année dernière jour pour jour, je vois que les prix affichés ont augmenté de 5% à 10%. Même analyse, je ne peux pas confirmer que que les prix de vente augmente, mais cela reflète que les vendeurs se sentent un pu plus en position de force.
    Mince j’aurai du attendre un peu plus pour vendre mon studio… mais j’ai eu mon 2 pièces mon cher aussi.

  • m'en fou dit :

    Et pendant ce temps les taux baissent
    Et ça continu encore et encore
    C’est que le début d’accord d’accord

  • Vincent dit :

    Il y a de nouveau une grosse différence entre les notaires de Paris et MA. Les notaires voyant Paris à 8400€ en novembre contre MA qui dit que les prix sont toujours sous la barre des 8000€.

  • ledecu dit :

    De façon générale, je prends les données M.A et je remonte de 8 à 10%
    Une fois que l’on sait cela, on se retrouve plus près de la réalité.

  • Bobo dit :

    Bonjour,
    En pratique tout est fait pour minorer, voir annuler le revenu des épargnants, sans l’avouer, pour deux raisons purement politiques :
    – Punir par principe ces citoyens (peu recommandables) qui « gagnent en dormant »,
    – Et augmenter d’autant à cette occasion le rendement fiscal (devenu confiscatoire).
    Alors que le capital, sa constitution et son placement et ses risques sont le moteur de l’economie, y compris dans les pays dits « collectivistes ».
    Et ça, ça fait plaisir à l’electeur « démocrate » qui, à l’invers, vit à crédit, mais vote en masse.
    Excusez moi d’avoir fait simple, mais le mieux reste le contraire du bien.
    Encore un mot: Nos politiciens dits « de droite » font la même chose, car c’est la seule manière d’être élu. Ils ont même inventé le « centre droit » pour être sûrs de ratisser plus large et faire la nique au « centre gauche ». Allez comprendre qui fait quoi ???
    Cette loi Sapin est une alarme incontestable!
    Bonne méditation…

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