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Bulle ou pas bulle : pourquoi les prix immobiliers ne baissent-ils pas en France ?

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Sébastien de Lafond, président et co-fondateur de Meilleurs Agents, voit-il les prix immobiliers continuer de décroître lentement ou accélérer leur baisse ? Quid du scénario de la bulle immobilière ? Réponse en images sur le plateau de Sicavonline :

capture_sicavonline

Christine Bardet

4 commentaires Masquer les commentaires Voir les commentaires

  • FSTA dit :

    Marrant de voir tous les médias chercher pour parler d’immobilier, des experts pas du tout neutre puisque directement intéressés à un redémarrage de l’immobilier et à une hausse des prix (directement commissionnés dessus….).
    « y a pas de bulle » ben voyons…

  • Jimmy dit :

    Les prix descendre, même pas en rêve les amis! en plus notre croissance nulle du moment, ce ne serait même pas logique, économiquement parlant.

  • IB dit :

    Dans cette vidéo, le président de MA nous dit qu’aujourd’hui, il n’ y a pas de bulle immobilière, même si « l’immobilier reste inabordable dans un certain nombre d’endroits à commencer par Paris ».
    Cette conclusion est pourtant en contradiction avec de nombreux baromètres de MA, qui ont alerté ces dernières années sur le dangereux gonflement d’une bulle !
    Petit rappel :
    Baromètre de mai 2010 : http://www.meilleursagents.com/wikimmo/2010/05/barometre-meilleursagents-com-immobilier-paris-envole/
    Titre : « Paris s’envole »
    Prix au m² : 6,730 euros
    Extrait : « L’augmentation rapide des prix, si elle se poursuivait dans les prochains mois, pourrait aboutir à la création d’une bulle spéculative. Sauf exception, il est d’ores et déjà déraisonnable d’acheter à Paris dans le but d’investir à court ou moyen terme. Dans les conditions actuelles du marché, les investisseurs ne peuvent espérer de forte rentabilité ».
    Baromètre de juin 2010 : http://www.meilleursagents.com/wikimmo/2010/06/barometre-meilleursagents-envolee-prix-immobilier-soutenue-par-baisse-taux/
    Titre : «  »l’envolée des prix à Paris est soutenue par la baisse régulière des taux »
    Prix au m² : 6 831 euros
    Extrait : « Le climat parisien encourage les vendeurs à surévaluer leurs biens, d’autant plus que le volume de biens mis en vente reste très limité. Nous assistons même à des surenchères, c’est à dire des acheteurs offrant un prix supérieur à celui initialement demandé par le vendeur ».
    Baromètre de juillet 2010 : http://www.meilleursagents.com/wikimmo/2010/07/barometre-meilleursagents-immobilier-parisien-et-francilien-la-peur-de-l-avenir-propulse-les-prix-vers-des-sommets-irrealistes/
    Titre : « Immobilier parisien et francilien : la peur de l’avenir propulse les prix vers des sommets irréalistes »
    Prix au m² : 6 920 euros
    Extrait : « Ces augmentations ne se justifient que par les surenchères des acheteurs face à la pénurie de biens. Ceux-ci cherchent à tout prix à acquérir des studios ou des deux pièces le plus souvent comme placement. Par peur de l’avenir, les propriétaires habitants ne bougent pas et les autres préfèrent souvent attendre la poursuite de la hausse des prix pour réaliser de confortables plus-values ».
    Baromètre d’août 2010 : http://www.meilleursagents.com/wikimmo/2010/09/barometre-meilleursagents-com-record-historique-atteint-pour-paris-avec-plus-de-7000e-le-m2/
    Titre : Record historique atteint pour Paris, avec plus de 7000€ le m2
    Prix au m² : 7 031 euros
    Extrait : « la pause relative des prix des petites surfaces en juillet et en août pourrait, si elle se confirme dans les prochains mois, annoncer la fin d’une dangereuse flambée des prix ».
    Baromètre de septembre 2010 : http://www.meilleursagents.com/wikimmo/2010/10/barometre-meilleursagents-immobilier-a-qui-profite-encore-la-baisse-des-taux/
    Titre : Immobilier : à qui profite encore la baisse des taux ?
    Prix au m² : 7 139 euros
    Extrait : « les acheteurs doivent être très prudents avant d’accepter des prix parfois irréalistes ».
    Baromètre d’octobre 2010 : http://www.meilleursagents.com/wikimmo/2010/11/barometre-meilleursagents-immobilier-la-bulle-anxieuse-du-marche-parisien/
    Titre : Immobilier : la « bulle anxieuse » du marché parisien
    Prix au m² : + 2,4 % par rapport à septembre
    Extrait : « Aujourd’hui, il n’est plus question de spéculation car on n’achète pas pour revendre à court terme. Il s’agit plutôt de la formation d’une « bulle anxieuse » où la peur de l’avenir alimente un repli sécuritaire sur la pierre. Cette bulle ne se dégonflera pas tant que les taux d’emprunt resteront bas ».
    Baromètre de décembre 2010 : http://www.meilleursagents.com/wikimmo/2011/01/barometre-meilleursagents-immobilier-la-bulle-anxieuse-vire-a-la-bulle-speculative/
    Titre : Immobilier : la bulle anxieuse vire à la bulle spéculative
    Prix au m² : 7 572 euros
    Extrait : « Tout au long de l’année 2010, nous avons constaté la formation d’une bulle anxieuse. […] En fin d’année, cette bulle semble devenue spéculative ».
    @MA : aujourd’hui, à fin septembre 2014, nous sommes toujours à environ 500 euros au-dessus du niveau de décembre 2010, une situation caractérisée à l’époque de « bulle spéculative ».
    Dans ces conditions, comment est-il possible de nier aujourd’hui l’existence de cette même bulle immobilière ?!
    Merci d’avance de vos réponses !

  • Luidgi dit :

    Je vous conseille cet article de Jean-Marc Buchalet, concernant un retour à la normal des prix :
    Pourquoi la bulle immobilière va se dégonfler
    L’envolée de l’immobilier en France ces dernières années s’explique par la solvabilisation des ménages des banques.
    Avec 65 % de leur patrimoine investi dans l’immobilier, les Français peuvent être qualifiés de véritables amoureux de la pierre, bien plus que les Allemands (57 %) ou les Américains (27 %). On comprend pourquoi le fait d’évoquer une bulle dans ce secteur reste tabou.
    Pourtant, les chiffres parlent d’eux-mêmes : la progression des prix atteint 7,3 % par an depuis 1965, 9,4 % par an entre 1998 et 2008 et même 15,2 % entre 2009 et 2011, engendrant au total une multiplication des prix par 26 en une cinquantaine d’années !
    Un facteur structurel détermine le prix des logements : l’évolution du revenu disponible des ménages. Si on constate une parfaite corrélation entre le revenu et les prix de l’immobilier entre 1960 et la fin des années 1990, celle-ci se rompt brutalement à partir du début des années 2000.
    Comment expliquer une telle envolée, avec une progression de plus de 87 % des prix par rapport au revenu des ménages depuis le point bas de 1998 ? Par la solvabilisation des ménages par les banques. Elle permet de comprendre la plus grande partie du mouvement. Les prêts immobiliers sont devenus un produit d’appel pour les établissements financiers, qui ont rogné considérablement leur marge pour attirer de nouveaux clients.
    L’hyperliquidité générée par les banques centrales a provoqué une baisse massive des taux d’intérêt, qui s’est déversée sur l’immobilier partout dans le monde. L’allongement de la durée des prêts a redonné un pouvoir d’achat considérable à des couches supplémentaires de la population. Pour finir, les mesures procycliques des différents gouvernements, par le biais d’incitations fiscales, ont fait le reste.
    Dans la hausse de 161 % des prix de l’immobilier en France depuis 1998 (278 % à Paris), la baisse des taux d’intérêt explique 42 % de la capacité supplémentaire d’emprunt, l’allongement de la durée des prêts, 45 % et la hausse du revenu des ménages, 35 % (soit, au total, 122 %). Le solde (39 %) correspond aux incitations fiscales mais surtout à la spéculation. Le revenu moyen d’un acquéreur en France est de 4.500 € (8.500 € à Paris), alors que la médiane des revenus est de 1.712 € (3.400 € pour les 10 % des revenus les plus élevés). On voit bien dans quelle impasse se trouve l’immobilier, car même les plus favorisés n’ont plus les moyens de devenir propriétaires.
    Tous les facteurs qui ont conduit à cette hausse des prix sont maintenant derrière nous. De plus, la démographie va jouer défavorablement, avec le papy-boom. Si on confronte la cohorte d’acheteurs potentiels (les 20-59 ans) avec celle des vendeurs potentiels (les plus de 60 ans), on constate que le rapport de force s’inverse désormais brutalement dès 2005 : la variation du nombre de plus de 60 ans est en moyenne de 1 million supérieure à celle des 20-59 ans tous les cinq ans durant les 25 prochaines années, ce qui provoquera une pression très forte sur les prix.
    En conséquence, quand bien même la correction devrait être moins brutale qu’aux Etats-Unis du fait de la forte solvabilité des ménages français, cela ne jouera pas sur son ampleur mais sur la durée de la consolidation. Un simple retour à la moyenne du ratio prix sur revenu signifierait une chute des prix d’environ 35 % (soit 4,2 % par an pendant dix ans) avec une hypothèse de progression des revenus raisonnable de 1 % par an.
    Jean-Marc Buchalet, PDG de Pythagore Consult et auteur de « Immobilier, comment la bulle va se dégonfler », avec Christophe Prat, éditions Eyrolles.

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